EPEE D'OR POUR LA BRAVOURE A LA CROIX DE...

Lot 182
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EPEE D'OR POUR LA BRAVOURE A LA CROIX DE...

EPEE D'OR POUR LA BRAVOURE A LA CROIX DE SAINT GEORGES, GRAVEE AU CHIFFRE DU TSAR SUR LE POMMEAU. Remise par le Tsar Alexandre III à la princesse Yourievskaya, seconde épouse du défunt tsar. Forte épée à monture en laiton doré. Fusée entièrement filigranée d'argent. Pommeau ovoïde gravé sur le devant du chiffre «A» sous couronne, surmonté de la vis de soie. Garde à une branche et double pontet gravée sur chacun: «Pour la bravoure» en cyrillique. L'un des pontets porte à l'intérieur la croix émaillée de «l'ordre de Saint Georges». La garde est frappée en dessous en cyrillique du fabricant «???? ? ??????? ?.??????????» (Schaff & Fils - Saint Petersbourg) et de l'aigle bicéphale. Longue lame à dos rond, contre-tranchant, pans creux et double gouttière vers la pointe, gravée, dorée et bleuie au tiers, à décor d'entrelacs et de feuillages, signée au talon sur fond d'or «FABCA DE TOLDEDO ANO DE 1868». Fourreau recouvert de cuir verni, à deux longues garnitures en laiton doré, découpé. Chape à crochet de suspente. Etiquette ancienne de l'inventaire du Palais de Marbre de la Princesse Yourievskaya sur la bouterolle avec restes d'inscription «N 40». Avec sa dragonne aux couleurs de l'ordre de Saint Georges (orange et noir), munie d'un gland au chiffre entièrement brodé de fils et de canetille d'argent à décor d'entrelacs de noeuds et de médaillons rayonnants. T.B.E. Vers 1870-1880. Provenance: - Tsar Alexandre II. - Donnée après son assassinat par Alexandre III à la Princesse YOURIEVSKAYA, seconde épouse du Tsar Alexandre II. - Figure à l'inventaire dressé par le Comte ADLEBERG sur ordre d'Alexandre III en mars 1881 sous le numéro 1. - Après son décès en 1922, répertoriée sur l'inventaire du notaire Maître GILLETTE de St JOSEPH, à Nice. - Achetée aux enchères avec d'autres objets de la Princesse par un amateur éclairé en 1922, elle est vendue avec les mêmes souvenirs le 6 juin 1931 à Drouot. - Collection du Musée napoléonien de Monaco. Historique: On citera l'article du Figaro de 1932 sur la vente des souvenirs de la Princesse YOURIEVSKAYA (et notant que le Prince Georges était mort presque dix ans avant sa mère): «Alexandre II fut assassiné le 13 mars 1881. Sur l'ordre de son fils, l'empereur Alexandre III, on procéda à l'inventaire de tout ce qui se trouvait dans les appartements personnels du défunt. Comme témoins muets sont restées les étiquettes du palais, collées sur plusieurs pièces. Dans son testament, Alexandre II demanda la remise à son épouse morganatique, la princesse Yourievskaya, et à quelques intimes, de tous les objets qui garnissaient son bureau et sa chambre. La princesse Yourievskaya mourut en 1922, et son fils, le prince Georges, hérita de ses biens. Après la mort de ce dernier, un amateur averti se rendit acquéreur de la majorité de ces objets pieusement conservés. Quittant la France, cet amateur a décidé de se séparer de ces reliques. C'est donc cette petite collection, si caractéristique pour son époque et certainement unique dans son genre, qui fut dipersée samedi, rue Drouot, par les soins de M Henri Baudoin, assisté de M. René Morot. La vacation fut émouvante et les enchères très animées. (...) Souvenirs du Tzar Alexandre II: On adjugea encore 2.100 francs un étui en cuir marron renfermant un coffret en palissandre, contenant un nécessaire de voyage au monogramme de l'empereur Alexandre II, et enfin 1.700 francs une custode en chêne, recouverte d'une glace, contenant l'épée de l'empereur Alexandre II, avec son fourreau. La lame, en acier de Tolède damasquiné d'or, portant l'inscription «Fabrica de Toledo, anô de 1868», et la garde offrant cette devise «Pour la bravoure». Ajoutons que la provenance et l'authenticité de tous les objets vendus était absolument garantie. Maurice Monda.» Biographie: - Alexandre II (Moscou 1818-Saint-Pétersbourg 1881), empereur de Russie (1855-1881), fils de Nicolas Ier. Alexandre II accéda au trône alors que les défaites de la guerre de Crimée révélaient le retard économique de la Russie, cause première de sa faiblesse militaire. Il dut accepter le traité de Paris (mars 1856). Il promulgua le «statut des paysans libérés du servage» du 19 février (3 mars) 1861 et confia à la «commune rurale» les fonctions fiscales et judiciaires qu'assumaient les seigneurs. Complétée par la création des assemblées territoriales, ou zemstvos (1864), par la réforme de la justice et de l'enseignement et par l'institution du service militaire obligatoire (1874), l'abolition du servage amorça le passage à un régime moderne de liberté individuelle et d'égalité civile. Ces réformes furent cependant appliquées dans leur sens le plus restrictif, surtout après l'insurrection polonaise (1863) et la tentative d'assassinat contre le tsar de 1866. Alexandre II accepta le rapprochement avec l'Autriche et l'Allemagne proposé par Gortchakov et par Bismarck et scellé par l'alliance des trois empereurs (1873). Il poursuivit l'expansion territoriale dans le Caucase (reddition de Chamil en 1859), en
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