Grande écharpe de commandement qui aurait...

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Grande écharpe de commandement qui aurait...

Grande écharpe de commandement qui aurait été portée par Napoléon lors de son entrée à Milan en 1796. En soie tricolore, bordée de franges en passementerie dorée. Brodée du monogramme «N.B.» Longueur 2m10 environ. Largeur: 44 cm. A.B.E. Provenance: Valérie Masuyer. Historique: Citons l'attestation de Valérie Masuyer: «Echarpe avec franges portée par l'Empereur lors de son entrée à Milan en 1796, donnée par le Prince Louis à Arenenberg le 14 octobre 1837. V.M.» Il s'agit d'une des six écharpes portées par Bonaparte à l'Armée d'Italie en 1796. Cette écharpe a été donnée par le futur Napoléon III à Valérie Masuyer, en remerciement pour sa renonciation à la garantie hypothécaire de sa pension, juste après la mort de la Reine Hortense en 1837. Le 15 mai 1796, Bonaparte entre triomphalement à Milan. Il donne huit jours de repos à ses troupes et traite avec le duc de Modène.C'est ce moment que choisit le Directoire pour inviter le vainqueur à partager son commandement avec Kellermann. Bonaparte refuse et offre sa démission plutôt que «d'exécuter un plan qu'il juge mauvais». Il obtient gain de cause. L'épopée continue. Biographie: Valérie Masuyer (1798-1878). Née en 1798, Valérie Masuyer, fille de médecin réputé, était la nièce de la Comtesse d'Esdouhard et filleule de l'impératrice Joséphine. Elle rencontre à 12 ans sa marraine l'Impératrice, le 6 janvier 1810, en présence de l'Empereur. La bonté et la simplicité de Napoléon et Joséphine vont la marquer durablement. Plus qu'un attachement à la famille impériale, Valérie Masuyer va devenir une fervente bonapartiste. Par sa soeur Fanny, dame d'honneur à la petite cour des Hohenzollern-Sigmaringen, elle entre comme dame d'honneur auprès de la Reine Hortense en 1830. Sa vie entre 1830 et 1837, date de la mort d'Hortense, se confond avec celle de la fille de sa vénérée marraine. Les mémoires de Valérie Masuyer présentent cette vie intimiste de la Reine et de ses deux fils, le Prince Napoléon (Napoléon Louis) et le Prince Louis (Louis Napoléon, futur Napoléon III). Il y aura la vie d'exil à Arenenberg puis le départ pour l'Italie afin de récupérer les deux Princes partis combattre pour l'indépendance de la péninsule, enfin le voyage clandestin en France et en Angleterre. La nouvelle de la mort en 1831 (dans des circonstances que l'on devine énigmatiques) du Prince Napoléon (auquel Valérie semble particulièrement attachée) ajoutera à la détresse de la Reine Hortense. C'est sur le Prince Louis que se reportera l'attachement bienveillant de la dame d'honneur. A la mort d'Hortense, cette dernière laisse une pension de 1 000 francs et quelques souvenirs (un cachemire et quelques bijoux) à Valérie Masuyer. Une note personnelle de la dame d'honneur (citée par Jean Bourguignon dans les Mémoires de Valérie Masuyer) précise qu'au moment de l'ouverture du testament: «la Reine me remercie et me donne une pension viagère de 1 000 francs, 500 francs pour mon voyage, des souvenirs personnels, auquels le Prince(Louis) a la générosité d'en joindre d'autres, bien précieux, touchant la Reine, sa famille et l'Empereur lui-même. Ma pension viagère doit être garantie par une hypothèque sur les biens de la défunte. Mais j'ai aussitôt déclaré au Prince être prête à renoncer à cette clause au cas où elle pourrait compliquer d'une façon quelconque le règlement d'affaires que je sais pertinemment devoir être assez embrouillées. Puis nous avons longuement causé et pleuré ensemble. En me quittant le Prince a eu la délicatesse de me dire qu'il me garantissait personnellement ma pension, puisque j'abandonnai l'hypothèque, mais de le garder pour moi; il est vraiment l'héritier du coeur de sa mère». Si la lecture des Mémoires laisse deviner que les relations entre le Prince Louis et Valérie Masuyer s'obscurcissent au moment de la tentative de soulèvement de Louis Napoléon à Strasbourg (1836), les choses se sont arrangées au moment de la mort d'Hortense, et cela explique donc ce legs d'objets (malheureusement non listés), dont certains sont parvenus jusqu'à nous via les collections du Musée napoléonien de Monaco. Après la mort d'Hortense, Valérie Masuyer entre au service de Madame de Lavalette, veuve du Directeur des Postes de l'Empire et de sa fille, Joséphine de Forget, «consolatrice» de Delacroix. Le Prince Louis avait su bousculer le destin et accomplir le grand dessein des bonapartistes en général, et de Valérie Masuyer en particulier, le rétablissement de la dignité impériale pour un Bonaparte. Devenu Napoléon III, Louis n'oublia pas la dame d'honneur de sa mère et lui fit réserver un appartement au Palais des Tuileries. Comme on le constatera dans la présente vente, et dans certains musées nationaux, l'Empereur confiera encore des reliques impériales à Valérie Masuyer durant le second empire, notamment relatives au Roi de Rome. On retrouve sa description de la vie parisienne durant la guerre de Crimée publiée dans la Revue des deux mondes (vers 1941). Après 1870, elle finira une vie qui aura parcouru le XIXè siècle à Lons le Saulnier le 2 Mai 1878. Une partie de ses souvenirs furent donnés à La Malmaison, où ils sont conservés de nos jours. À Napoléon qui, lors de leur seule rencontre en 1810, lui demandait de venir rendre visite souvent à sa marraine l'Impératrice, Valérie Masuyer avait répondu: «Sire, je serai toujours aux ordres de Vos Majestés.» Elle aura incontestablement tenu parole. Nous lirons les souvenirs de Valérie Masuyer édités chez Plon en 1937, introduits et annotés par Jean Bourguignon, pour mieux appréhender le caractère très vif, le regard intelligent sur les événements et la personnalité attachante de la dame d'honneur d'Hortense. Oeuvre en rapport: - Il est important de citer la ceinture écharpe de Bonaparte portée durant la Campagne d'Egypte. Tout d'abord pour sa grande sobriété esthétique, ce en quoi elle ressemble beaucoup aux deux écharpes présentées ici, ensuite pour sa provenance: portée par Bonaparte pendant la campagne d'Egypte, il la donna à son retour à Hortense de Beauharnais la fille de Joséphine. Elle appartint ensuite à son fils Louis Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III (comme les deux ici présentées) puis à l'impératrice Eugénie et resta dans les collections de la famille impériale jusqu'à son entrée au musée de Malmaison en 1979. Large Command scarf probably worn by Napoléon, when entering in Milan 1796. Tricolored silk. Embroided with a monogramme "N.B." History: According to Valérie Masuyer: "Echarpe avec frange portée par l'Empereur lors de son entrée à Milan en 1796, donnée par le Prince Louis à Arenenberg le 14 octobre 1837. V.M.» One of six scarves worn by Bonaparte while with the Army of Italy in 1796. This scarf was given by the future Napoleon III to Valérie Masuyer, to thank her for her renouncing the mortgage security for her pension, just after the death of Queen Hortense in 1837. Biographie: Valérie Masuyer (1798-1878) Maid of honor to Queen Hortense in 1830 A personal note from the maid of honor (quote from Jean Bourguigon in the Memoires de Valérie Masuyer) explains that on the opening of the will "the Queen thanked me and awarded me a life pension of 1000 francs, 500 francs for my journey, an some personal mementoes, to which the Prince [Louis] generously added some others, very precious, related to the Queen, her family and the Emperor himself"
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