Jules BASTI EN LEPAGE (1848-1884)

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Jules BASTI EN LEPAGE (1848-1884)

«L'apothéose de Napoléon 1er» Napoléon est conduit, sur un char, au temple de la Gloire et de l'Immortalité; la Renommée le couronne et la Victoire dirige les chevaux; la France le regrette; Némésis, déesse des vengeances, terrasse l'Anarchie. Huile sur toile ovale, étiquette ancienne sur le châssis. Cadre doré. Porte un cartouche «Bastien Lepage d'après Ingres» Diam: 65.5 cm Il s'agit d'une oeuvre de jeunesse de Jules Bastien-Lepage. Historique: «Apres le coup d'état de 1851, Ingres, partisan de l'ordre, ne fit nul mystere de son soutien a Louis-Napoléon Bonaparte. Son admiration pour le personnage, puis son adhésion au régime impérial, lui firent accepter de bonne grâce une commande sans doute passée par l'entremise du prince Napoléon. Le 2 mars 1853, le peintre, alors âgé de 73 ans, signait en effet un contrat qui l'engageait a réaliser avant la fin de la meme année une Apothéose de Napoléon Ier, toile monumentale destinée au plafond du salon de l'Empereur a l'Hôtel de Ville de Paris, ainsi que huit panneaux décoratifs évoquant les principales villes liées a l'histoire du Premier Empire, Rome, Milan, Naples, Berlin, Vienne, Moscou, Madrid et Le Caire. Peinte avec l'aide de ses éleves, L'Apothéose de Napoléon Ier fut bien achevée a la fin de 1853 dans un grand atelier loué au sculpteur Gatteaux, au 47 rue de Lille, juste a côté du domicile de l'artiste. C'est la que Napoléon III et Eugénie vinrent admirer l'oeuvre a la fin de janvier 1854. Et, alors qu'il refusait de participer au Salon depuis 1834, c'est en hommage a l'Empereur que le vieux maître accepta la rétrospective de son oeuvre a l'Exposition universelle de 1855. L'Apothéose de Napoléon y trônait en bonne place face a celle d'Homere, exécutée en 1827. Le livret explicitait clairement l'allégorie: «[Napoléon] est conduit, sur un char, au temple de la Gloire et de l'Immortalité; la Renommée le couronne et la Victoire dirige les chevaux; la France le regrette;Némésis, déesse des vengeances, terrasse l'Anarchie». Détruite dans l'incendie de l'Hôtel de Ville en mai 1871 en meme temps que le plafond de Delacroix, La paix vient consoler les hommes et ramene l'abondance, auquel elle faisait pendant, L'Apothéose de Napoléon Ier n'est plus connue que par une photographie de sa présentation a l'Exposition universelle et par des esquisses peintes ou des dessins préparatoires. Le modello du musée Carnavalet ou l'aquarelle du musée du Louvre donnent une idée précise de cette composition disparue. Dans la lignée des apothéoses a la romaine, la toile portait un message politique bien rare dans l'oeuvre d'Ingres, une apologie dynastique que l'inscription gravée sur les marches du trône, «in nepote redivivus» (il revit dans son neveu), rendait particulierement explicite sous le Second Empire. Déja présente quelque 48 ans plus tôt dans le portrait de l'Empereur trônant, l'idée de la divinisation de Napoléon Ier prenait ici une forme plus académique, tres appréciée par le gouvernement impérial. D'ailleurs, en 1861, suite a une commande de l'Etat, Ingres donna un modele dessiné de la composition pour un camée en sardonyx gravé par Adolphe David, l'un des plus grands de l'histoire de la glyptique.» Karine Huguenaud Biographie: Jules Bastien, dit Jules BAST IEN-LEPAGE, né le 1er novembre 1848 a Damvillers et mort le 10 décembre 1884 a Paris, est un peintre naturaliste français. Il arrive a Paris en 1867 et tente le concours de l'École des beaux-arts. Il ne sera pas reçu mais pourra fréquenter les cours en tant qu'aspirant. L'année suivante, il est admis dans l'atelier d'Alexandre Cabanel ou il s'entraîne a dessiner. Le 20 octobre 1868, il est enfin reçu premier au concours et entre a l'École des beaux-arts dans la section peinture ainsi que son ami Louis-Joseph- Raphaël Collin. En 1875, l'Annonciation aux bergers lui permet d'etre deuxieme au grand prix de Rome. Peintre de la vie rurale, il aime travailler pres des paysans, les suivre dans leurs occupations quotidiennes. Dans le parc des Rainettes (a Damvillers), alors vaste verger, il souhaite créer un atelier de plein air. Il y reçoit des personnalités, telles que le frere du Roi de Serbie ou l'écrivain André Theuriet. Parallelement, il fait une carriere de grand portraitiste par un travail qui rappelle la facture du réalisme flamand dans ses dimensions modestes et sa technique précise. Ce sont les portraits du prince de Galles, de Monsieur Wolff, de Madame Godillot, de Juliette Drouet, de Sarah Bernhardt, etc. Il ne travaille guere plus de dix ans et, pourtant, il laisse une oeuvre originale et innovante. Ses toiles figurent dans les plus grands musées du monde: Paris, Londres, New York, Moscou, Melbourne, Philadelphie, etc. Jules Bastien-Lepage n'a malheureusement pas pu donner toute la mesure de son talent, il meurt prématurément a 36 ans, le 10 décembre 1884, dans son atelier de la rue Legendre a Paris, d'une tumeur cancéreuse placée entre l'abdomen et l'épigastre
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