NAPOLÉON Ier

Lot 62
2 000 - 2 500 €
Résultat : 18 000 €

NAPOLÉON Ier

Manuscrit autographe comportant 2 lignes de texte, l'une en français, l'autre en anglais, et des calculs (recto), ainsi qu'un dessin original (verso), sur un feuillet de papier découpé par Las Cases lui-même. Encadrement sous verre. «Quand êtes-vous parti du Cap. When are you departed from The Cap.» Napoléon avait d'abord écrit «Cap town» avant de le biffer et le corriger en «The Cap». COMMENT NAPOLÉON APPRIT À PARLER LA LANGUE DE SES GEÔLIERS. Une fois aux mains des Anglais sur le Northumberland, Napoléon Ier manifesta le désir de savoir parler leur langue. Le comte de Las Cases, qui avait vécu à Londres en émigration sous la Révolution et durant la première Restauration, sembla tout indiqué pour cette tache. Il donna ainsi ses deux premières leçons à l'empereur durant l'escale du bâtiment à Funchal sur l'île de Madère (23-25 août 1815). Néanmoins, les officiers anglais parlant tous le français, l'expérience fut interrompue pendant cinq mois. Le 16 janvier 1816, Napoléon Ier souhaita reprendre ces leçons sérieusement. Dans son Mémorial de Sainte-Hélène, le comte de Las Cases explique: «Il est venu à remarquer qu'il était honteux qu'il ne sût pas encore lire l'anglais», et indique ensuite régulièrement jusqu'en avril 1816 les progrès de son élève, qui parvint à savoir lire sans trop de mal, à écrire avec plus ou moins de difficultés, mais, comme le confirma Betsy Balcombe, à parler dans un sabir plutôt bizarre: «L'anglais était devenu pour lui une affaire importante [...]. L'Empereur, qui saisissait avec une merveilleuse facilité tout ce qui regardait le raisonnement de la langue, en avait fort peu dès qu'il s'agissait de son mécanisme matériel [...]. De ce concours de circonstances, il naquit véritablement une nouvelle langue. Elle n'était entendue que de moi, il est vrai; mais elle procurait à l'Empereur la lecture de l'anglais, et il eût pu, à toute rigueur, se faire entendre, par écrit, dans cette langue; c'était déjà beaucoup, c'était tout» (28 janvier 1816). «L'Empereur travaillait trois, quatre, cinq heures de temps à l'anglais; les progrès devenaient réellement très grands, il en était frappé lui-même, et s'en réjouissait en enfant. Il disait un de ces jours à table, et il répète souvent, qu'il me doit cette conquête, et qu'elle est bien grande» (3-6 février 1816). SEULEMENT MOINS DE DIX DOCUMENTS AUTOGRAPHES DE NAPOLÉON ÉCRITS EN ANGLAIS SONT AUJOURD'HUI CONNUS
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