Juste d'EGMONT (Leyde 1601- Anvers 1674) "Invocation... - Lot 37 - Osenat

Lot 37
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Juste d'EGMONT (Leyde 1601- Anvers 1674) "Invocation... - Lot 37 - Osenat
Juste d'EGMONT (Leyde 1601- Anvers 1674) "Invocation de sainte Geneviève pour le mal des ardents" Panneau préparé au revers Sans cadre Hauteur : 53,5 cm Largeur : 46 cm Restaurations anciennes Signé en bas à gauche 'Justin d'Egmont pinxit et inventit' Provenance : vente à Londres, Christie's, 24 octobre 1984, n°53 Notre panneau se rattache à plusieurs tableaux en grisaille, parfois donnés à Jean de Saint-Igny au 20e siècle, et rendus depuis une vingtaine d'années à Juste d'Egmont, ce que confirme ici la signature. Citons en trois représentant la famille royale, avec Louis XIII, Anne d'Autriche et le Dauphin : deux sont conservés au Musée du Louvre et un autre au Musée des Arts décoratifs à Paris. Plusieurs autres grisailles de sa main sont connues, dont une, la Sainte Famille, au musée de Châlons-sur-Saône. Formé à Anvers, Justus van Egmont a été l' un collaborateur de Rubens, notamment pour des tableaux religieux et pour le cycle de Marie de Médicis, et il a ensuite travaillé dans l'atelier de Simon Vouet à des cartons pour des tapisseries. Il s'impose à Paris comme un peintre important, notamment dans le domaine du portrait, participe à des commandes prestigieuses comme celle de la décoration de l'Hôtel Lambert (Vénus remet des armes à Énée , musée du Louvre). Le sujet de notre oeuvre est lié à l'intervention de sainte Geneviève en 1130 pour apaiser le mal des ardents, provoqué par l'ingestion de farines contaminées par l'ergot de seigle. Le personnage (un autoportrait ?), à gauche, brandit des épis, qui engendre des convulsions douloureuses, des hallucinations et des gangrènes, comme sur nos malades, qui ne sont pas tous atteint du même mal. Tous sollicitent la patronne de Paris, en haut sur un nuage, dont un des attributs iconographique est bien les cierges que tiennent ici des angelots. Parmi ses miracles, on compte des guérisons et l'expulsion de démons du corps des possédés. Le moine qui tient le Saint-Sacrement et ceux qui font une procession des reliques de la sainte derrière lui, pourrait être ce sujet du "miracle des ardents" a aussi été illustré par Gabriel-François Doyen dans son grand retable à l'église Saint-Roch à Paris (1767). Expert Cabinet TURQUIN, Monsieur Stéphane PINTA.
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