EUGÉNIE (IMPERATRICE). Ensemble de 7 lettres.... - Lot 24 - Osenat

Lot 24
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Estimation :
500 - 600 EUR
EUGÉNIE (IMPERATRICE). Ensemble de 7 lettres.... - Lot 24 - Osenat
EUGÉNIE (IMPERATRICE). Ensemble de 7 lettres. 1854-1869. – À une personnalité de haut rang. Lettre signée, contresignée par son secrétaire des commandements, Jean-Joseph-Stanislas-Albert Damas-Hinard. Paris, 31 janvier 1854. « Mon cousin, j’ai reçu la lettre que vous m’avez adressée à l’époque des fêtes de Noël et du renouvellement de l’année. Je vous remercie sincèrement des vœux que vous formez pour ma personne et pour le bonheur de l’empereur. Croyez bien que, de mon côté, je ne négligerai aucune occasion de vous donner des marques de mon estime et de ma bienveillance... » (une p. in-folio). – À VALENTINE DELESSERT. Lettre autographe signée. Palais des Tuileries, 14 décembre 1854. « Ma chère Madame Delessert, je suis bien fâchée d’apprendre le motif qui empêche Eduard [le peintre Édouard Delessert, fils de Valentine], de venir dinner avec nous, et je dois avouer que nous l’attendions avec ses lunettes. C’est sans doutepar coquetterie qu’il ne veut pas venir, ce qui est très mal de sa part. Demain à une heure et demi[e], je serai libre et j’aurai bien du plaisir à vous voir. Embrassez bien tendrement Cécile [sœur d’Édouard] de ma part et dites bien à tous mes chers ennemis combien je regrette de ne plus les voir. Croyez à tous mes sentiments affectueux... » (2 pp. in-8, en-tête imprimé en couleurs à son initiale couronnée, enveloppe avec estampille « Cabinet de l’empereur » et marque manuscrite « L’Impératrice »). Petite-fille du financier Jean-Joseph de Laborde et fille de l’homme politique et historien Alexandre de Laborde, Valentine Delaborde (1806-1894) épousa l’homme politique Gabriel Delessert. Elle tint un important salon sous la Monarchie de Juillet, et, un temps MAITRESSE DE PROSPER MERIMEE QUI LA PRESENTA AUX MONTIJO, ELLE DEVINT UNE INTIME DE L’IMPERATRICE EUGENIE. – À son neveu Carlos Fitz-James Stuart y Palafox, futur duc d’Albe. Lettre autographe signée. Compiègne, 2 décembre 1861. « Mon bien cher Carlos, je te remercie, ainsi que tes sœurs de vos bonnes lettres pour le jour de ma fête [15 novembre]. Tout mon regret, c’est de n’avoir pas pu vous embrasser en ce jour. TON COUSIN [LE PRINCE IMPERIAL] A SUIVI UNE CHASSE L’AUTRE JOUR, IL EST ARRIVE AU MOMENT OU LE PAUVRE CERF ETAIT DANS LA RIVIERE, AVEC TOUS LES CHIENS APRES LUI. Cela a duré très longtemps et c’était pitié que de voir souffrir cette pauvre bête. Enfin, on lui a tiré un coup de fusil dans la tête et on l’a tué. Loulou [le Prince impérial] n’a pas voulu rester à le voir se débattre dans l’eau, mais avant cela, il s’amusait beaucoup et disait : «Comme mon cousin Charles aimerait voir une chasse comme celle-ci.» BIENTOT LOULOU VA AVOIR SON ARBRE DE NOËL et il vous enverra les joujoux qui porteront votre nom. Mr Monnier [Francis Monnier, précepteur du Prinxe impérial] te dira l’habitude qui existe à présent ici pour [c]es arbres, c’est trop long à écrire. Remercie de ma part Mr Monnier des recherches qu’il a fait[es] pour trouver les lettres du duc d’Albe, et d’après ce qu’il me dit, je crains que celles que j’ai vu chez ta pauvre mère se soient perdues. Adieu, mon enfant chéri, pense quelquefois à ta tante qui t’aime de tout son cœur... Embrasse tes sœurs et n’oublie pas de dire mille choses affectueuses à ta bonne maman Rosalia et à ton père » (4 pp. in-8, en-tête gaufré à son initiale couronnée). – À son petit-neveu Perico. Lettre autographe signée. Biarritz, 2 octobre 1865. « Mon cher Perico, tu auras déjà appris le malheur qui a frappé les Villafranca. LE PAUVRE CARLOS S’EST SUICIDE de la manière la plus horrible, le jour de Ste-Rosalie [Carlos Alvarez de Toledo y Silva, FILS DU MARQUIS DE VILLAFRANCA]. On ne peut s’empêcher de rapprocher cette date du reste de son existence et de faire de tristes commentaires. Sa pauvre mère ignore tous les détails, son père ne sait trop quoi penser, Alonso [un des frères aînés de Carlos], naturellement, est retenu à Madrid, car ses pauvres parents ont besoin de tous [s]es soins, et ils n’osent perdre un de leurs enfants de vu[e] de crainte d’un nouveau malheur. C’est le jour même de mon arrivée que je me suis trouvé[e] avec la nouvelle. Au premier moment, on m’a dit que c’était Alonso ; tu peux t’imaginer ce que j’ai éprouvé ; la réflexion est venue ensuite, et j’ai deviné que ce devait être Carlos. Je suis bien aise de ne l’avoir vu que quan[d] il était enfant. Ton frère m’a dit l’autre jour que tu ne voulais pas être à l’ambassade de Paris, est-ce vrai ? J’espère dans tous les cas que tu viendras à Compiègne. En attendant, je te dis au revoir, et crois à l’amitié de ta tante Eugénie » (4 pp. in-8, en-tête gaufré à son initiale couronnée). – À la duchesse Marie-Adelaïde de Teck. Lettre autographe signée. Palais de Saint-Cloud, 14 novembre 1867. « Ma
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