1949 LIUZZI MONOCOQUE FL Rex II Type : Runabout... - Lot 4 - Osenat

Lot 4
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Estimation :
70000 - 80000 EUR
Résultat : NC
1949 LIUZZI MONOCOQUE FL Rex II Type : Runabout... - Lot 4 - Osenat
1949 LIUZZI MONOCOQUE FL Rex II Type : Runabout Classe III Longueur : 5,68 m Largeur : 1,72 m Poids : 960 kg Nombre de place(s) : 2 Moteur : BPM Type : 4 cylindres en ligne Cylindrée : 2,8 l. Puissance : env. 145 ch. Frantz Liuzzi a souvent été photographié entouré de dizaines de trophées prestigieux, remportés de haute lutte sur les plans d’eau les plus variés, en France et en Europe. Le runabout de sport, sa grande spécialité, est le fer de lance de son chantier pendant toutes ses années d’activité. En produisant des coques destinées à la course, et d’abord pour lui-même, il s’attelle avec talent à les mener à la victoire tout en affermissant la réputation de sa petite entreprise. Il s’attire évidemment la clientèle fidèle des pilotes souhaitant disposer de la meilleure monture disponible sur le marché tout en conférant aux modèles de son catalogue « de série » une aura qui favorise aussi leur succès auprès des amateurs fortunés de bateaux sportifs. En quelques années, le petit atelier de Neuilly-sur-Seine moissonne ainsi plus de vingt records du monde remportés à bord d’un Monocoque FL, propulsé par un moteur BPM et piloté par Liuzzi ou un de ses clients attitrés. À cet égard, le destin unique du Rex II est exemplaire, à la fois tête de série d’un modèle à succès et détenteur d’un beau palmarès avant d’être au cœur, quatre décennies après son lancement, d’un émouvant acte d’amour filial. Rex II est d’abord le bateau personnel de Frantz Liuzzi, construit spécialement pour mener des tentatives de record et vaincre en compétition avec le pilotage depuis le deuxième cockpit situé vers l’arrière, devant le moteur. De 1949 à 1951, il porte donc le numéro 5 et est alors propulsé par un 4 cylindres BPM 2800 à carburateurs Zenith placés en position longitudinale comme sur les racers de la même période. Charles Van Praet, important entrepreneur de travaux portuaires, coureur automobile (il a participé au rallye de Monte Carlo), intrépide pilote d’avion au long cours qualifié en bimoteur, pratique aussi la compétition motonautique en hors-bord depuis 1950. Décidé à passer à la vitesse supérieure, « Carlo » Van Praet parvient à convaincre Liuzzi de lui céder son Rex II dont il conserve le nom de baptême. Le runabout porte désormais le numéro de course 2 et entame une belle carrière. Sa coque, spécialement réalisée pour son constructeur en double bordé d’acajou riveté sur membrure, est toujours propulsée par un 4 cylindres BPM mais préparé avec deux carburateurs Weber double-corps latéraux. L’arrière arrondi typique des Liuzzi d’alors oblige le chantier à placer le mécanisme de gouvernail de manière originale sur les versions compétitions. Ici, ce n’est pas une platine rapportée qui déporte le safran à l’extérieur de la structure comme sur les coques trois points mais un ingénieux boitier cylindrique usiné spécialement pour ce bateau, une discrète mais intéressante particularité technique. On remarque aussi que Rex II est dépourvu de pare-brise, une caractéristique voulue par Frantz Liuzzi pour ses propres runabouts et souvent maintenue sur ses unités « compétition-client ». Charles Van Praet qui ne fait jamais les choses à moitié, dans ses affaires comme dans la vie, commence rapidement à s’imposer au volant de son Rex II, battant un premier record du monde dès novembre 1952. Pendant les cinq saisons suivantes, il accumule une longue série de succès dont une victoire au Grand-Prix de Paris en 1955 et le titre de champion d’Europe à Monaco en 1957. Sa première place au Meeting de Monaco de 1956 lui vaut aussi d’être invité au mariage de Rainier III et de Grace Kelly. Le prince est un grand amateur de Liuzzi et donnera même son nom à l’un des modèles du chantier. La dernière course de Rex II se déroule à Cannes en 1958 lors de la traditionnelle semaine du Motor Yacht Club de la Côte d’Azur (MYCCA). Alors qu’il est en tête à pleine vitesse, Van Praet ne peut éviter une boule en verre de filet de pêche qui perce sa coque. Devant l’hôtel Martinez, le bateau prend l’eau mais les secours parviennent à éviter le pire et le bateau est remorqué jusqu’au Palm Beach. Rex II est ensuite sommairement nettoyé avant d’être durablement remisé. Trente ans plus tard, Jean Van Praet qui a pris la succession à la tête de l’entreprise familiale, est à la recherche d’une idée originale de présent improbable pour vraiment émouvoir son père. La restauration et la remise à l’eau de Rex II vont lui permettre de créer une incroyable surprise et lui faire revivre le meilleur de sa jeunesse sportive. La coque du bateau porte encore, volontairement, les marques de sa réparation dans la mesure où la plus grande partie des bois d’origine a pu être conservée. L’aluminium d’origine ayant trop souffert du sel lors de l’accident de 1958, un exemplaire similaire de 4 cylindres BPM des mêmes années a été retrouvé en Italie avec des Weber double-corps puis soigneusement révisé par les ateliers historiques de BPM à Vérone. Ce pan d’histoire du mot
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