VAN HORNE (WILLEM ADRIAAN). Lettre autographe... - Lot 25 - Osenat

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VAN HORNE (WILLEM ADRIAAN). Lettre autographe... - Lot 25 - Osenat
VAN HORNE (WILLEM ADRIAAN).
Lettre autographe signée, en grande partie chiffrée, [adressée AU CARDINAL DE MAZARIN]. « Du camp devant Ipre », 17 septembre [1658]. 4 pp. in-4. Le comte Van Horne a indiqué en marge : « Monsieur de Turene m’a faict la grâce de me prêter son chiffre »

EN MISSION POUR TURENNE ET POUR LES PROVINCES-UNIES. La France en guerre contre l’Espagne et alliée à l’Angleterre d’Oliver Cromwell, avait remporté en Flandre l’importante victoire des Dunes sur les troupes de Philippe IV (juin 1658). Alors que les négociations s’éternisaient entre les belligérants (la paix des Pyrénées ne serait signée qu’en novembre 1659), la France proposait à nouveau aux Provinces-Unies le vieux projet, conçu vingt ans auparavant par le cardinal de Richelieu, d’une République des Pays-Bas indépendante sous contrôle franco-hollandais. C’est dans ce cadre que le comte Van Horne, officier hollandais au service de France, remplit en 1658 à la demande de Turenne des missions diplomatiques auprès des Provinces-Unies.

« Je serois allé en persone pour rendre conte a V[ostre] E[minence] des choses dont Elle m’a faict la grâce de m’honorer, n’estoit que monsr d’Estrade [le comte Godefroi d’Estrades, futur maréchal de France], sachant tout le détail de l’affaire, et qui aura plus tost l’honneur de voir V[ostre] E[minence] que je pourois avoir, l’en instruira entierement et mesme, croiant necessaire de ne me pas esloigner de ce pays puisque la saison est desjà si fort advancee et qu’on ne doibt perdre auquun temps si on veut faire reussir le dessein de cette campagne, je serois demeuré [texte chiffré :] en Holande pour apporter la résolution finalle, mais LES ESTATZ [DES PROVINCES-UNIES] M’EN ONT FAIT PARTIR EN TOUTE DILIGENCE POUR VENIR TROUVER M. DE TURENNE ET M’INFORMER DE LUY SI LA COUR ESTOIT TOUSJOURS DANS LES MESMES SENTIMENS, AYANT LIEU D’EN DOUTER CONSIDERANT LES DIFFICULTEZ QUE LE RESIDENT D’ANGLETERRE EN FAISOIT, DISANT QUE CE N’ESTOIT NULLEMENT L’INTEREST DU PROTECTEUR [OLIVER CROMWELL], LUY ESTANT NECESSAIRE D’AVOIR UNE GUERRE ET QU’IL N’EN POUVOIT AVOIR UNE QUI LUY FUT PLUS COMMODE QUE CELLE DE FLANDRE POUR SE PURGER DE SON MAUVAIS SANG. Ces Estatz conclurent par la que puisque V[ostre] E[minen]ce avoit communiqué le dessein au Protecteur, Elle ne l’executeroit pas aussy sans son approbation. L’affaire a esté néanmoins conduite à ce point qu›ilz nous ont donné des commissaires sur le prétexte de Suède et de Dannemark pour la traiter avec tout le secret imaginable & mesme m’ont chargé de m’enquerir si V[ostre] Em[inen]ce se trouvoit en volonté d’executer le dessein sans l’agreement de l’Angleterre, tant y a que si Elle y consent ou n’y consent pas pourveu que V[ostre] Em[inen]ce y voye jour, on prendra en ces pays quelque resolution vigoureuse. Le retour de Dom Esteven de Gamarra [le militaire et diplomate espagnol Esteban de Gamarra Contreras y de la Torre] en Holande leur servira de peu de chose, car la bonne conduite de M. de Thou [Jacques-Auguste de Thou, ambassadeur de France aux Provinces-Unies] et le zèle de ses amys en ces pays ou ilz luy sont entierement acquis, destruiront facilement toutes ces menees, j’ay escrit d’icy aux Estatz pour les entretenir en leurs bonnes intentions. [Texte non chiffré :] Je m’arrêterai cependant auprés monsieur de Turene, jusqu’a ce que V[ostre] E[minence], ou luy, me feront l’honneur de commander de me retrouver en mon pays pour faire conclure une affaire qui est si bien preparee que cela ne tiendra qu’a V[ostre] E[minence], si elle ne succede... »
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