SÈVRES Rare assiette à dessert du service... - Lot 183 - Osenat

Lot 183
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Estimation :
140000 - 180000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 350 000EUR
SÈVRES Rare assiette à dessert du service... - Lot 183 - Osenat

SÈVRES Rare assiette à dessert du service particulier de l’Empereur dit service des quartiers généraux représentant au centre la fête sur le mont Saint-Bernard à l’occasion des funérailles du général Desaix, montrant des officiers réunis sur la montagne enneigée, certains descendant en luge, l’aile à fond vert de chrome décorée en or d’une frise de glaives reliés par une guirlandes de feuilles de laurier et alternées d’étoiles. La scène signée Swebach en bas au centre. Marques au revers : la marque de la manufacture impériale de Sèvres effacée et remplacée par le chiffre de Louis XVIII, deux L entrelacés gravés rehaussés en noir, n° 42 gravé et rehaussé en noir. Marque en creux D C. Peinte par Jacques François Joseph Swebach (1769-1823) en juillet 1808. Epoque Empire, année 1808. Emportée par Napoléon lors de son exil à Sainte-Hélène. D. 23,2 cm. Un petit éclat restauré sur le bord. Au revers, une étiquette : collection Nicolier.


Provenance :

Service particulier de l’Empereur Napoléon Ier, livré au Palais des Tuileries le 27 avril 1810.

Emportée par l’Empereur Napoléon Ier à Sainte-Hélène.

 

LE SERVICE PARTICULIER DE L’EMPEREUR

En octobre 1807, l’Empereur Napoléon Ier commande un nouveau service à la manufacture de Sèvres pour remplacer le service Olympique qu’il vient d’offrir au Tsar Alexandre 1er.

Ce service, nommé service particulier de l’Empereur ou plus tard Service des Quartiers Généraux, est livré le 27 avril 1810 au Palais des Tuileries, juste à temps pour figurer sur la table de banquet du mariage avec Marie-Louise le 2 avril 1810.

Le service se composait d’un service d’entrée et d’un service de dessert accompagné d’un large surtout en biscuit composé de vingt-cinq sculptures et un cabaret égyptien de vingt-neuf pièces, l’ensemble pour la somme considérable de 69.549 francs. Une peinture par Alexandre Dufay dit Casanova, aujourd’hui conservée de au Château de Fontainebleau, illustre le banquet du mariage où sont représentés autour du service Grand Vermeil de l’Empereur plusieurs éléments du surtout en biscuit.

Le service comportait 72 assiettes à dessert peintes, 24 assiettes à potage et 24 assiettes à dessert nommées assiettes à monter à bordure seulement.

Pour les assiettes peintes, l’instruction de Napoléon transmise par Daru à Brongniart est la suivante : que parmi ces dessins, il n’y ait point de bataille ni de noms d’hommes mais qu’au contraire, les sujets n’offrent que des allusions très indirectes qui réveillent des souvenirs agréables.

Lors de la 1ère Restauration en 1814, les soixante-douze assiettes conservées aux Tuileries sont envoyées à la manufacture de Sèvres afin d’y faire meuler la marque du premier Empire pour la remplacer par les deux L entrelacés gravés en noir, chiffre de Louis XVIII. Chaque assiette est alors également numérotée en creux et en noir. Napoléon retrouve son service pendant les Cent-Jours et après Waterloo, en juin 1815, Fouché l’autorise à emporter soixante assiettes à Sainte-Hélène. Napoléon n’utilise pas ce service de crainte qu’il ne soit cassé. Il offre deux assiettes lors des étrennes de 1817, l’une à Mme Bertrand, l’autre à Mme de Montholon. Ali note dans ses commentaires : « A Diner, [l’Empereur] s’amuse à regarder les peintures des assiettes du beau service de porcelaine de Sèvres. Il est à observer que sous ces assiettes, les Bourbons avaient fait graver le chiffre de Louis XVIII, des L opposés ». Dans son testament, Napoléon charge le comte Montholon de garder les assiettes et de les remettre au duc de Reichstatd à ses seize ans. La Cour de Vienne refuse ce legs et Montholon conserve les assiettes et les distribue.

Vingt-trois assiettes du service particulier de l’Empereur sont aujourd’hui conservées au château de Fontainebleau, dix-neuf à la Fondation Napoléon, trois au château de la Malmaison, trois au musée royal de l’armée de Bruxelles, deux au musée de Sèvres, une au musée du Louvre et quelques autres dans des collections particulières (voir les ventes Osenat, Fontainebleau, 16 novembre 2014, lot 129 ; 2 février 2017, lot 210 ; 5 mai 2021, lot 220).

Voir Bernard Chevallier,

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