STRASBOURG. BRETEUIL (LOUIS-CHARLES-AUGUSTE...

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STRASBOURG. BRETEUIL (LOUIS-CHARLES-AUGUSTE...

STRASBOURG. BRETEUIL (LOUIS-CHARLES-AUGUSTE LE TONNELIER DE). LETTRE SIGNEE A FRANZ-GEORG VON DITTERICH. VERSAILLES, 1ER FEVRIER 1785. 1 P. IN-4. « J’ai reçu la lettre... que vous avez pris la peine de m’écrire..., qui accompagnoit un exemplaire du discours que vous avez prononcé dans l’Université de Strasbourg à l’occasion du portrait dont Sa Majesté lui a fait présent. Je suis sensible à cette marque de votre attention. Recevez-en mes remerciemens et croiez qu’on ne peut être plus sincèrement que je le suis,... votre très humble et très aff[ectio]né serviteur... » Louis XVI avait offert son portrait à l’Université catholique de Strasbourg en 1781, et Franz-Georg von Ditterich, qui y enseignait le droit canonique, publia en 1784 un panégyrique latin en remerciements, Ludovico XVI regi christianissimo ob donatam sui effigiem gratias egit. Tenant de l’orthodoxie catholique ultramontaine, il fut le personnage clef d’une célèbre polémique sur le droit des souverains d’intervenir dans le domaine religieux, s’opposant notamment à ses anciens condisciples Johann-Wolfgang von Goethe et Jean de Turckheim. MINISTRE DE LA MAISON DU ROI, LE BARON DE BRETEUIL (1730-1807) était petit-neveu du ministre de la Guerre de Louis XV, cousin du duc de Tonnerre, et neveu de la savante Émilie Du Châtelet qui fut la compagne de Voltaire. Il mena d’abord une double carrière militaire et diplomatique, colonel en 1759 et maréchal de camp en 1780, il fit surtout ses preuves dans la diplomatie, ambassadeur à Cologne (1758-1760), à Saint-Pétersbourg (1760-1763), à Stockholm (1763-1770), à Naples (1770-1775), et à Vienne (1775-1783). Ayant gagné la confiance et l’amitié de Louis XVI, il fut nommé conseiller d’État en 1781, et entra alors dans la carrière ministérielle : secrétaire d’État de la Maison du roi (1783-1788) avec rang de ministre d’État, il eut l’intérim de la Guerre en 1787, et fut chef et président du Conseil royal des Finances (trois mois, en 1789). Philanthrope, attaché aux œuvres de bienfaisance, il fut également l’un des artisans avec Malesherbes, de l’Édit de Tolérance envers les protestants, et lança divers travaux d’urbanisme à Paris. Il fut de ceux qui, avec le marquis de Bouillé, organisèrent en juin 1791 la fuite de Louis XVI interrompue à Varennes. Il émigra alors et ne rentra en France qu’en 1802. AUTORITAIRE ET VIVEUR, IL FUT EGALEMENT UN GRAND LECTEUR ET UN MECENE.
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