GUISE (HENRI DE LORRAINE, DUC DE). Lettre...

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GUISE (HENRI DE LORRAINE, DUC DE). Lettre autographe signée « Henry de Lorraine » en qualité de gouverneur de Champagne, à Joachim de Dinteville, lieutenant général dans ce gouvernement. La Ferté-Alais [dans l’actuel département de l’Essonne], « ce xv » [date de réception manuscrite de l’époque du 16 novembre 1587]. 1 p. in-folio, adresse au dos , note marginale ancienne à l’encre en marge , traces de couture marginales dues au système de clôture, découpure marginale au feuillet d’adresse due à l’ouverture. LE DUC DE GUISE EN CAMPAGNE CONTRE L’ARMEE D’INVASION DES PRINCES PROTESTANTS ALLEMANDS. Manquant de troupes et d’argent, aidé tardivement par le renfort de compagnies envoyées par Joachim de Dinteville sur ordre d’Henri III, le duc de Guise laissa les ennemis s’épuiser en une longue course pour les battre en deux temps, à Vimory le 26 octobre 1587 et à Auneau le 24 novembre suivant. « ... Il a pleu au roy me mander vostre arrivee, mais j’ay esté tout estonné, n’ayant veu nulle mention de ce que je vous priay luy dire, ny de voz nouvelles. Je vous prie m’en mander les responces, sy je ne vous voy, au plus tost. Monsieur d’Aumalle s’en retourne [Charles de Lorraine, duc d’Aumale, gouverneur de Picardie, un des chefs ligueurs, et cousin du duc de Guise.] Ne le pouvant sur quoy arrester, comme nous avions devisé, cella n’acroît cette compagnie don[t] il faisoit bonne part, et faute d’argent... en enmene d’autres. Je m’avance vers Estampes ne pouvant vivre hors l’eau et ayme mieux courre fortune, passant prés des ennemis, que mourir de fain, au cul des armees. Or je vous prieray pour fin que j’ay de voz nouvelles bien particulierement, et je me recommanderay a vos bonnes graces... » UN DES FIDELES DE LA COURONNE DE FRANCE, JOACHIM DE DINTEVILLE (1540-1607) était issu d’une famille de noblesse champenoise modeste, mais bien implantée, alliée aux Choiseul, aux Livron, à des maisons autant catholiques que protestantes, et au service des rois de France depuis un siècle. Ayant pour sa part prouvé sa valeur et son habileté dans des missions délicates que lui avait confiées Catherine de Médicis, il fut en 1579 nommé lieutenant général de Champagne, ce qui révèle la confiance que le pouvoir royal lui portait : il devait œuvrer à maintenir la sécurité, réduire les exactions des hommes de guerre, et s’opposer aux extrémistes catholiques ou protestants qui ne respecteraient pas les traités, tout cela dans une province où le gouverneur Henri de Guise, ultra-catholique et rebelle à l’autorité royale, était fortement possessionné et très puissant. Le duc y avait acquis une position d’autant plus forte qu’après 1584 il avait rallié à lui une partie de la noblesse sur le programme ligueur. Dinteville, qui était hiérarchiquement subordonné à Guise, en vint cependant à ne plus prendre ses ordres que du roi. LE « BALAFRE », DUC DE GUISE ET CHEF REBELLE DE LA LIGUE. Brillant, cultivé, séduisant, courageux, charismatique, Henri de Lorraine (1550-1588) servit d’abord la royauté, comme grand maître de France et gouverneur de Champagne et de Brie, et fut un temps très proche du duc d’Anjou, futur Henri III. Après avoir fait ses premières armes en Hongrie contre les Turcs, il participa aux premières guerres de religion, joua un rôle direct dans l’assassinat de l’amiral de Coligny, fut blessé à Moncontour (1569) et à Dormans (1575) où il reçut le coup qui lui valut son surnom. La famille de Lorraine était alors puissante à la Cour, mais Henri de Guise, trop ambitieux, menant par ailleurs une vie moralement et financièrement déréglée, se vit refuser un mariage avec Marguerite de France, et dénier des rôles politiques ou militaires de premier plan. En 1578, tout en continuant de mener des actions contre les protestants, il entra franchement dans l’opposition au pouvoir royal, prenant des contacts avec l’ambassadeur d’Espagne, tentant d’organiser un débarquement en Angleterre. Après la mort du duc d’Anjou qui ouvrait faisait d’Henri de Navarre l’héritier de la Couronne, Henri de Guise se comporta en chef de parti rebelle, rallia les mécontents du clan catholique, et obtint des succès grandissants : en 1585 par le traité de Nemours, par lequel Henri III s’engageait à reprendre la guerre contre les protestants, en 1587, par ses victoires contre les troupes des princes protestants allemands, en mai 1588, par son entrée triomphale à Paris contrôlée par la Ligue, et en juillet 1588, par l’édit d’Union, par lequel Henri III acceptait d’intensifier encore la lutte contre les protestants et de faire de lui le lieutenant général des armées royales. Henri de Guise, qui revendiquait des ascendances carolingiennes, prenait un ascendant dangereux, les insurrections de la Ligue se multipliaient dans les villes de province, les États généraux de Blois et le Grand Conseil étaient en grande partie noyautés acquis aux Ligueurs, Catherine de Médicis manquait de fermeté, et des menaces sur la sécurité personnelle du roi se faisaient jour. Henri III
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