LUXUEUSE EPEE PRINCIERE OU D’UN HAUT DIGNITAIRE... - Lot 81 - Osenat

Lot 81
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Estimation :
150000 - 200000 EUR
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Résultat : 175 000EUR
LUXUEUSE EPEE PRINCIERE OU D’UN HAUT DIGNITAIRE... - Lot 81 - Osenat
LUXUEUSE EPEE PRINCIERE OU D’UN HAUT DIGNITAIRE EN OR ENRICHIE D’ENVIRON 370 DIAMANTS.
Monture en or et émail bleu de roi sur fond de croisillons enrichi de diamants. Fusée entièrement filigranée d’un filigrane or en ruban rehaussé d’un double filigrane strié et doublé d’un double filigrane en torsade ; garnie, en partie haute et en partie basse, de deux bracelets formés chacun de 33 petits diamants taillés à facettes et montés sur griffes.
Pommeau ovale émaillé, orné sur chaque face d’un semi de 27 petits diamants à facettes montés sur griffes.
Bouton de rivure en dôme.
Garde à une branche, pas d’âne et coquille bi-valve.
Fine branche de garde en or émaillé s’élargissant en son centre et portant 38 diamants de différentes tailles, taillés à facettes et montés sur griffes, répartis de part et d’autre sur fond amati ; se terminant par un quillon courbé vers la pointe, décoré et orné en suite.
Nœud de corps émaillé, enrichi d’une fleur sur chaque face formée chacune de 7 diamants.
Coquille bi-valve émaillée bleu, garnie d’un semi de 80 petits brillants à facettes montés sur griffes, à bordure ornée d’une suite de 144 diamants de différentes tailles, en chapelet, entrecoupés de huit fleurs en suite.
Lame droite triangulaire gravée, dorée et bleuie sur toute sa longueur.
Au talon « Bougues et Giverne son gendre Mds Fourbisseurs rue de la Vielle Boucherie à l’Epée Royale à Paris » ; ornée de rinceaux feuillagés, femmes aux rubans, coquilles, fleurs, lunes, symboles et inscription « Sperit Humilia Vertus », « Amoris Vinalla Casta », pommes de pins, fleurs et personnages ; sur l’autre face, au talon, « De la Fabrique de la Marque au Raisin », palmes, feuillages, rinceaux, coquilles et « Sperit Humilia Veritas », soleil et « Amoris Vinalla Casta », personnages, fleurs, couronne de feuillages, pommes de pins et rinceaux feuillagés.
Fourreau en bois, gainé à l’intérieur de feutre rouge et recouvert de galuchat blanc, à trois garnitures en or.
Chape en or, découpée, décorée de trois demi bracelets, deux émaillés bleu et un portant l’anneau de suspente ; enrichi de deux demi bracelets ornés chacun de 9 diamants taillés à facettes et montés sur griffe sur fond amati. Bracelet formé de deux bagues ourlées en or, la supérieure portant le second anneau de suspente encadrant une réserve en émail bleu décorée d’un semi de 17 diamants taillés à facettes et montés sur griffes. Bouterolle en or ornée d’un demi bracelet émaillé bleu à dard en boule.
Long de l’épée : 98,7 cm. Long de la lame : 88,8 cm. Long de l’épée avec fourreau : 99,5 cm.
Fourreau postérieur de très belle qualité, réalisé au modèle.
T.B.E. Vers 1780.


Provenance :
- Collection des Princes de Hohenzollern.
- Ancienne collection Dietrich Stürken.

Biographies :
Pierre BOUGUESE (Bougues). Fourbisseur à Paris. Parmi les Maîtres modernes et jeunes de la Communauté en 1724. Exerce encore en 1733. Relevé sur une lame d’épée de vénerie : « Bougues et Giverne, marchands fourbisseurs rue de la Vieille Boucherie A l’Epée Royale fournissent des manufactures du Roy à Paris ». Cette signature se trouve sur des sabres de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Bougues a un gendre qui signe Dupuis. Vu sur la lame d’une épée de ville du règne de Louis XVI : « Bougues Fourbisseur au Cie de Mousquetaires à Paris ».

Etienne GIVERNE (Givernet, Guierne, Guerne). Fourbisseur à Paris dés 1745. Trouvé dans le fond des notaires l’acte de mariage d’Etienne Givernet avec Catherine Geneviève Bourgues le 8 janvier 1751. Reçu maître fourbisseur comme apprenti et par chef d’œuvre le 15 novembre 1751 à Paris. Fourbisseur des Mousquetaires et de la Maison du Roi en 1774/1777. Il finira sa vie à Meudon.

Vu « Giverne Md Fourbisseur des deux Compagnies des Mousquetaires Rue de la Vieille Boucherie entre le Pont Saint Michel et la rue de la Harpe à Paris » sur le talon de la lame d’un sabre de Dragons de 1767, sur le talon d’une lame ou sur le dos de la lame d’une épée de la 2ème compagnie des Mousquetaires du Roy, sur les lames des épées de Gardes du Corps du Roy de Pologne et encore sur le talon d’une wallonne d’officier de la Gendarmerie de la première moitié du XVIIIe siècle.

Historique :
Notre épée provient de l’ancienne collection Dietrich Stürken, qui l’aurait acquis auprès des Princes de Hohenzollern.
Le château de Sigmaringen possédait via Marie Antoinette Murat, épouse de Charles de Hohenzollern Sigmaringen, une collection de reliques napoléoniennes ce qui pourrait expliquer la présence de cette épée française de luxe de la fin du XVIIIe siècle auprès de princes allemands. Notre épée pourrait également être un achat fait à l’époque par la famille.
Notre épée semble être un modèle de présent, ou de dignitaire, il est à noter que la lame ne possède pas les armes royales.

Œuvres en rapport :
Les épées de diamant
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