1950 SIMCA 8 SPORT

Lot 62
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Estimation :
20000 - 30000 EUR
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Résultat : 37 200EUR

1950 SIMCA 8 SPORT

Numéro de série 885224
Carrosserie Facel Metallon
Dessin Stabilimenti Farina - Carte grise française


Filiale française de Fiat à la fin des années 1930, SIMCA devient rapidement l’un des acteurs principaux du marché français avant la Seconde Guerre Mondiale sur le marché des petites populaires. Si le conflit met un terme à la production de SIMCA, les ingénieurs de l’entreprise ressortirent des modèles produits jusqu’en 1939 afin de relancer l’économie de la marque avec beaucoup plus de mal car la concurrence est rude face à Renault, fraichement nationalisée, qui se permet le luxe de s’octroyer une grosse partie de l’acier et qui fait un véritable carton avec sa 4 CV. Henri Théodore Pigozzi, directeur de la firme, prend alors le pari de monter en gamme et d’arrêter de sa battre sur le ring des véhicules populaires en proposant la SIMCA 8 à la fin des années 1940 avec un dessin radicalement différent par rapport au reste du catalogue de la marque.
Présentée en 1948, la 8 Sport est une alliance de plusieurs industriels de l’automobile pour créer la plus belle voiture française de l’époque. Son design très italien est confié à Stabilimenti Farina, proche parent de Pinin Farina qui rappelle les désirables coupés Ferrari ou Maserati des années 1950. La production sera faite par Facel-Métallon et FIAT. Au total, un peu plus de 5 000 exemplaires de coupés et de cabriolets furent fabriqués jusqu’en 1952 où elle sera remplacée par la SIMCA 9 Sport à la mécanique plus puissante.
Coté moteur, justement, la 8 reprend le bloc de l’Aronde avec son petit 4 cylindres d’1,1L qui développe 50 chevaux et propulse la voiture à 135 km/h maximum. Quoi que l’on puisse en dire, la 8 Sport n’a de « sport » que le nom et est davantage une voiture haut de gamme et très élégante dont l’Histoire de l’Automobile Française peut être fière.

La SIMCA 8 Sport que nous vous présentons fut livrée en France en 1950 dans sa carrosserie coupé. Aujourd’hui arborant une peinture noire avec quelques petits défauts, la voiture présente plutôt bien et cette couleur permet de souligner les lignes rondes du petit coupé franco-italien. Après avoir soulevé la poignée de porte affleurante en chrome côté conducteur, nous pénétrons dans un intérieur cossu composé de cuir rouge pour la sellerie et d’un tableau de bord peint assorti aux sièges. Les informations nécessaires sont là : compteur et compte-tour, une horloge et différents boutons en bakélite terminent le peu d’équipements de la voiture. Une boite de vitesse manuelle à 4 rapports se trouve en dessous du tableau de bord avec une prise en main qui demande un certain temps d’adaptation car la position du levier n’est pas évidente. Coté mécanique, le moteur de notre exemplaire tourne bien ; le moteur n’est ni poussif, ni rapide mais développe une sonorité intéressante et promet une belle balade autour des 80 km/h.
L’extérieur est assez patiné et la voiture est posée sur des roues-fils qui accentue la ressemblance avec ses congénères transalpines.
C’est une belle occasion de repartir au volant de la voitures française la plus désirable de l’après-guerre et surement encore de nos jours, une belle façon de rouler différemment et élégamment.
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