PIERRE BONNARD (1867-1947) Portrait de...

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PIERRE BONNARD (1867-1947) Portrait de...

PIERRE BONNARD (1867-1947)

Portrait de femme (Renée Monchaty), vers 1920

Huile sur toile

Signé en haut, à droite

43 x 34 cm

Bibliographie :

- Dauberville Jean et Henri, Bonnard, catalogue raisonné de l’oeuvre peint, éd. Bernheim Jeune, Paris, 1973.

- Décrit et reproduit sous le n°1036, p 62. du Tome III (Tome 1 révisé et augmenté)

- Terrasse Antoine, Bonnard la couleur agit, ed. Gallimard, Paris, 1999, reproduit p. 76.

- Connaissance des Arts, Hors-série, Bonnard en Normandie, 2011, reproduit p.8

- Osenat, Bonnard, collection Antoine Terrasse, vente 29 mars 2015, Fontainebleau, n°65, reproduit p. 113.

Expositions :

- Pierre Bonnard, Galerie Schmit, Paris, 3 mai-12 juillet 1995, n°32.

- Bonnard en Normandie, Musée des Impressionnistes, Giverny, 1er avril-3 Juillet 2011, n°3, reproduit p. 46.

Provenance : Acquis par Bernheim Jeune en 1922 à l’artiste puis vendu à Laroche

Pierre Bonnard et Renée Monchaty

Dans les années 1914-18, Bonnard a deux liaisons connues avec des femmes qui furent ses modèles, Lucienne Dupuy de Frenelle entre 1914 et 1917 et Renée Monchaty qu’il rencontre comme modèle en 1916 et devient sa maitresse au plus tard en 1918.

En 1921, Pierre Bonnard et Renée Monchaty passent deux semaines ensemble à Rome et un mariage est envisagé.

Mais Pierre Bonnard réalise qu’il est  incapable d’abandonner Marthe, rencontrée en 1893 et l’épouse en toute discrétion le 13 aout 1925. Renée Monchaty se suicide trois semaines après.

Marthe exige alors que Pierre Bonnard détruise toutes les oeuvres représentant Renée.

Très peu de portraits de Renée Monchaty nous parviendront :

On la retrouve entre autres dans le tableau la cheminée de 1916 ou dans  Jeunes femmes au jardin  (toile peinte vers 1921-23 et terminée en 1945-46, après la mort de Marthe) et dans quelques très rares portraits dont celui-ci, auquel Antoine Terrasse attachait une très grande importance.

Renée MONCHATY, le dernier amour de Pierre  Bonnard

Il la rencontre alors qu’elle est la compagne du peintre américain Harry Lachman.

Elle est blonde, jeune, gaie, belle. Elle devient son modèle. Ils tombent amoureux. Bonnard l’emmène secrètement à Rome en 1921. Guy Coffette, dans son livre «Elle, par bonheur, et toujours nue», commenta ainsi cette escapade: «Une quinzaine en liberté, hors de l’étouffante présence de Marthe, pour souffler un peu, respirer autrement l’air des rues pleines de soleil et d’ombres fraîches comme des fontaines ; pour avoir vingt ans à nouveau et folâtrer au bras d’une blonde en robe légère, aussi blonde que Marthe est brune, aussi rieuse qu’elle est triste, aussi lumineuse qu’elle est éteinte…».

Il la peint, la dessine sans cesse. Antoine Terrasse, qui acquit ce tableau en sa mémoire, écrivit d’elle : « C’est son visage délicat, ce sont ses yeux rêveurs qui surprennent et émeuvent. Elle court entre les pages de ses carnets de dessin. Elle déguste une coupe de glace au restaurant, elle lit au coin d’une table, se repose dans un fauteuil, se mêle aux passants d’une rue de Rome. Elle lui sourit, assise dans le jardin. Elle est l’héroïne, pour les dessins, des Notes sur l’amour de Claude Anet ».

Renée Monchaty fut le dernier amour de la vie de l’artiste, et la façon dont il l’a représentée témoigne du rayon de soleil qu’elle fut pour lui.

Renée Monchaty, Pierre Bonnard’s last love

Pierre Bonnard met Renée Monchaty, the subject of the present work, while she was in a relationship with the American painter Harry Lachman.

Blonde, young, happy and beautiful, Monchaty became Bonnard’s model. They fell in love. He brought her secretly to Rome in 1921. Guy Coffette, in his book ‘Elle, par bonheur, et toujours nue’, comments this escapade: “Two weeks of freedom, without Marthe’s suffocating presence, to breathe, and enjoy the sun and fountain-fresh shades of the streets; enjoy being twenty again and fooling around with a short dressed girl at my arm, as blonde as Marthe is brunette, as playful as she is sad, as lively as she is dull…”.

He paints and draws her tirelessly. Antoine Terrasse, who acquired the present work in her memory, wrote about her: “It is her delicate face, her wistful eyes which surprise and move. She runs through the pages of his notebooks. She savors ice-cream at the restaurant, reads at the corner of a table, rests in a sofa, mixes with strollers in Roman streets. She smiles at him, sitting in the garden. She is the heroin, in his drawings, of ‘Notes sur l’amour’ by Claude Anet.

Renée Monchaty was Bonnard's last love, and her depiction expresses the light beam she represented for the artist.

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