Importante broche célébrant l’alliance franco-italienne...

Lot 143
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20 000 - 25 000 EUR

Importante broche célébrant l’alliance franco-italienne...

Importante broche célébrant l’alliance franco-italienne lors de l’indépendance de l’Italie Broche figurant un aigle impérial, en or 585 millièmes et argent 925 millièmes, l’oeil serti d’un cabochon de verre rouge, le corps et les ailes pavés de diamants taillés en rose. Il repose sur deux drapeaux en faisceaux aux couleurs de l’Italie, ornés d’émeraudes, de diamants taillés en rose et de rubis, retenant une couronne royale et un diamant de taille ancienne de forme coussin. (Transformation du mécanisme, manque un diamant taillé en rose sur un drapeau, certains rubis remplacés et collés). Hauteur : 45 mm. Poids brut : 25,6 g. XIXe siècle. Historique : La présence de l’Aigle impériale au dessus des drapeaux de l’Italie nouvelle montre que la France tient une place primordiale dans le processus d’unification de l’Italie, où elle intervient plusieurs fois militairement mais de manière contradictoire. La question lui tient à coeur pour diverses raisons : d’une part, la France veut favoriser le principe de souveraineté des peuples, d’autant plus qu’elle y voit un moyen d’affaiblir l’empire autrichien , d’autre part, en aidant l’unification, elle peut espérer annexer la Savoie et Nice, alors dépendantes de la maison de Savoie qui règne sur le royaume de Sardaigne et qui aspire aussi à chasser les Autrichiens de l’Italie du Nord. Une autre motivation non négligeable est celle de la protection de la papauté : Louis-Napoléon, pour répondre à la majorité catholique du pays, ne peut ignorer le problème posé par les États pontificaux. C’est cette dernière raison qui explique l’envoi de troupes françaises en 1849 pour rétablir le pape, que les insurrections de 1848 ont chassé de Rome. Cavour comprend, après l’échec de la première guerre d’indépendance italienne, que l’appui de la France est nécessaire à la réalisation de l’unification. Le 21 juillet 1858 a donc lieu à Plombières une entrevue secrète entre Napoléon III et le ministre piémontais. L’empereur fait alors comprendre à Cavour que la France est prête à aider le Piémont contre l’Autriche à condition de pouvoir justifier aux yeux de l’Europe le casus belli. Le traité de Turin, signé peu après, officialise l’alliance défensive. Cavour pousse alors l’Autriche à déclarer la guerre au Piémont en massant des soldats sur la frontière lombardo-piémontaise. La France et le Piémont remportent rapidement la guerre avec des batailles comme Magenta et la sanglante victoire de Solférino, en juin 1859. Napoléon III décide subitement de signer l’armistice de Villafranca, ce qui entraîne la démission par dépit de Cavour bien que le Piémont y gagne la Lombardie. Présenté conjointement par Emeric & Stephen PORTIER, experts en bijoux et Jean-Claude DEY.
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