Importante urne en bronze patiné au chiffre...

Lot 63
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15 000 - 20 000 EUR

Importante urne en bronze patiné au chiffre...

Importante urne en bronze patiné au chiffre du dauphin Louis-Joseph-Xavier de France, fils aîné de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Urne couverte en forme de vase, en bronze patiné, se divisant en trois parties. Couvercle à vis, rond, surmonté d’une importante fleur de lys en fort relief. Panse ornée en fort relief du chiffre « LXD » entrelacé, surmonté de la couronne royale formée de deux dauphins et de fleurs de lys, enrichie d’une branche de lys et d’une branche d’immortelle reliées par un ruban portant l’ordre de Saint –Louis. A la base, dans une ceinture, « VIXIT », et, en dessous, « MDCCLXXXIX ». Elle repose sur un socle carré surmonté d’un piedouche à pivot. B.E. HT. : 34,5 cm. Diam : 12 cm. Le chiffre “LXD” permet de l’attribuer sans doute au Dauphin “Louis Xavier de France”, fils aîné de Louis XVI et de Marie-Antoinette, né à Versailles le 22 octobre 1781. La France aveuglée, demeure indifférente à l’évènement. Les députés, insensibles au deuil du roi, insistent pour discuter de questions politiques. Louis XVI, effondré de chagrin, soupire : « Il n’y a donc point de pères dans cette chambre du tiers-état ! ». Durant les périodes de trouble, toute hésitation est signe de faiblesse. Et il n’est pas excessif de dire que Louis XVI rate son rendez-vous avec l’Histoire durant ces heures sombres où il pleure son fils. Le lendemain du décès, les médecins et chirurgiens procèdent à l’embaumement, selon la tradition royale. Dans leur procès verbal, ils notent que « les vertèbres étaient noires, cariées et vermoulues dans tous leurs points ». Le coeur est mis à part. Lavé à l’alcool, bourré d’aromates et entouré de toile, il est placé dans une double boite de plomb et de vermeil. Il est ensuite transporté en grande pompe à l’abbaye du Val-de-Grâce, où sont déposés les coeurs princiers depuis l’époque de la reine Anne d’Autriche. Quant à la dépouille du dauphin, elle sera conduite le 13 juin à Saint-Denis, la nécropole royale près de Paris, « avec toute la décence et l’honneur qui lui est dû ». Mais sans le grand cérémonial que le climat du temps aurait jugé comme une dépense excessive. Plus tard, Marie-Antoinette confiera à son frère l’empereur Léopold II : « A la mort de mon pauvre cher petit dauphin, la nation n’a pas seulement eu l’air de sen apercevoir. A partir de ce jour-là, le peuple est en délire et je ne cesse de dévorer mes larmes. ». Provenance : - Collection de feu M. Henri Chasles, vente à Paris, Hôtel Drouot, Maître Lair- Dubreuil, 16-18 décembre 1907, lot n°806. - Acquise à la vente Chasles par Ferdinand-Philippe-Marie d’Orléans (1844-1910), duc d’Alençon. Historique : Cette urne contenait à l’époque un « tourillon » de cheveux blonds, sur un moyeu central, qui a malheureusement disparu. Les reliquaires contenant des mèches de cheveux étaient à l’époque très courant en souvenirs des chers disparus surtout dans la haute aristocratie , le plus souvent ce sont des miniatures, médaillons, bracelets, bagues, petites boites…qui les protégent. Un historique beaucoup plus détaillé est joint au dossier qui accompagne cet important souvenir historique (catalogue de la vente, tirage de tableau, détail de l’urne, procès-verbal du 5 juin 1789…).
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