MOLIÈRE. Les Femmes sçavantes. Et se vend...

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MOLIÈRE. Les Femmes sçavantes. Et se vend...

MOLIÈRE. Les Femmes sçavantes. Et se vend pour l’autheur. A Paris, au Palais, & chez Pierre Promé, 1673. In-12, (4)-92 pp., maroquin rouge, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, triple filet doré encadrant les plats, coupes filetées, encadrement intérieur de dentelle dorée, tranches dorées (E. & A. Maylander). ÉDITION ORIGINALE, second tirage, d’un travail d’impression particulièrement soigné. Molière ne put faire travailler son libraire habituel Jean Ribou qui était sous le coup d’une interdiction momentanée de débiter des livres sous son nom ou un autre : il s’adressa donc à l’excellent imprimeur Claude Blageart et à l’obscur libraire Pierre Promé. UNE DES OEUVRES OÙ BRILLE LE PLUS LE GÉNIE DE MOLIÈRE, cette pièce en vers développe à plein un sujet à peine effleuré dans La Critique de l’École des femmes et abordé à la même époque par Boileau, c’est-à-dire la satire des auteurs. Molière en profitait pour brocarder, à travers le personnage de Trissotin, l’abbé Cotin qui l’avait personnellement égratigné dans sa Satire des satires dirigée contre Boileau. Il y adjoignit la satire de la « femme savante », intempestive et admirative des pédants, antithèse de la « femme galante » des cercles mondains, celle-ci cultivée mais discrète – opposition définie par les Scudéry dans leur Artamène ou le Grand Cyrus. Pour cette comédie de salon, Molière reprit le schéma de Tartuffe, celui de l’imposteur cherchant à épouser par intérêt une jeune fille de riche famille. Il débuta la rédaction des Femmes savantes après le relâche de Pâques 1669, mais une série de commandes royales et d’obligations vinrent retarder son écriture, finie à l’automne 1670, puis sa création, le 11 mars 1672 au théâtre du palais-Royal (Molière y tenait le rôle de Chrysale), et aussi son impression, achevée le 10 décembre 1672 alors que le privilège datait du 31 décembre 1670. La pièce rencontra un succès public durable, au théâtre (les recettes furent importantes), dans les Salons (lectures chez le duc de La Rochefoucauld juste avant la création , chez le cardinal de Retz juste après), et à la Cour où Louis XIV demanda à la voir deux fois, en août et en septembre 1672. BELLE RELIURE DANS LE STYLE DU XVIIe SIÈCLE, signée d’Émile et André Maylander. Provenance : ex-libris au chiffre « JBA ». A.-J. Guibert, Bibliographie des oeuvres de Molière publiées au XVIIe siècle, Paris, Éditions du C.N.R.S., 1961, t. I, p. 351, n° 1 , Georges Forestier, Molière, Paris, Gallimard, Nrf, 2018, pp. 408-412, 459-462, 471.
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