BUFFON (Georges-Louis Leclerc de). Histoire...

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BUFFON (Georges-Louis Leclerc de). Histoire...

BUFFON (Georges-Louis Leclerc de). Histoire naturelle des oiseaux. À Paris, de l›Imprimerie royale, 1770-1783, puis Suivant la copie de l’Imprimerie royale, 1783-1786. Petit in-folio, 32 x 24 cm, veau, dos à nerfs ornés, tranches marbrées, disparates dans les reliures, discrets sauf pour le dernier volume aux pièces de dos de couleur différente (reliures de l’époque). I, 1770 : (8 dont les 2 premières blanches)-xxii-(2)-313-(3 dont la première blanche) pp. — II, 1772 : (8 dont les 2 premières blanches)-488-(2) pp. — III, 1774 : (10)-282-(2) pp. — IV, 1777 : (12)-405-(3) pp. — V, 1778 : xi-(1 blanche)-363 [chiffrées 1 à 120, 123 à 130, 129a, 130a, 131 à 363]-(5 pp. dont les 2 dernières blanches) pp. — VI, 1783 : xii-582-(2) pp. — VII, 1783 : (2)-xii-435-(3 dont la première blanche) pp. — VIII, 1783 : (2)-viii-412-(2) pp. — IX, 1784 : viii-423-(3 dont la première blanche) pp. — X, 1786 : iv-562-(2 dont la dernière blanche) pp. —— Mors largement fendus au volume V, épidermures et travaux de vers avec manques de cuir sur plusieurs plats, plusieurs coiffes usagées , mouillures marginales aux volumes IV, V et VI , manque marginal au f. Llll2 , une suite de planches avec couture de reliure restaurée au volume V. Quelques erreurs intervenues à la reliure : cahiers D et E du vol. IV intervertis , cahiers Xxxx et Yyyy du vol. VII intervertis , planche n° 185 erronément placée face à la p. 185 dans le vol. VI , planche n° 278 du volume IX erronément placée dans le volume V , planche n° 449 du volume IX erronément placée dans le volume I. Vestiges d’ex-libris imprimés anciens sur les contreplats. TIRAGE SÉPARÉ DE L’HISTOIRE NATURELLE DES OISEAUX. Exemplaire composite, comme souvent, associant des volumes de l’édition originale (vol. I-VI, avec errata) et d’une de ses contrefaçons (vol. VII-X). La publication de l’Histoire naturelle des oiseaux s’étendit sur plus de quinze ans, et, en raison de son succès, fit l’objet de deux rééditions par l’Imprimerie royale mais aussi de plusieurs contrefaçons. Aussi les exemplaires constitués à l’époque sont-ils nombreux, comme ici, à comprendre indifféremment des volumes provenant d’éditions diverses et revêtus de reliures hétérogènes. LA SEULE PARTIE DE L’HISTOIRE NATURELLE AYANT BÉNÉFICIÉ DE TIRAGES EN FORMATS DE LUXE AVEC PLANCHES REHAUSSÉES DE COULEURS. L’Histoire naturelle comprit 7 parties publiées de 1749 à 1804, dont les 4 premières écrites ou supervisées personnellement par Georges-Louis Leclerc de Buffon, mort en 1788. Seule la plus célèbre d’entre elles, l’Histoire naturelle des oiseaux, fut publiée quasiment simultanément en 4 formats différents qui peuvent tous de ce fait prétendre au statut d’édition originale : 9 volumes in-4 (1770-1783), pour figurer parmi les 44 volumes de l’édition originale générale de l’Histoire naturelle, 18 volumes in-12 (1770-1785), pour figurer parmi les 90 volumes de la réédition en ce format réduit, et deux tirages séparés de luxe, l’un en 10 volumes in-folio, l’autre en 10 volumes petit in-folio, comme ici (feuilles découpées à la manière des grand in-4, avec fils de chaîne horizontaux, mais imposées et reliées au format in-folio). La question des planches autorise à donner la préférence à ces deux tirages in-folio : en effet, trois suites gravées destinées à l’Histoire naturelle des oiseaux ont été produites, la première pour les deux tirages in-folio, de 1008 planches en couleurs d’après des dessins de François-Nicolas Martinet, la seconde pour le format in-4, de 262 planches en noir d’après des dessins de Jacques de Sève, et la troisième pour le format in-12, du même nombre de planches en noir gravées en copies réduites de la seconde suite. Or la suite en couleurs des tirages in-folio, seule à permettre d’identifier absolument les espèces, a commencé d’être diffusée séparément par Panckoucke cinq ans avant le texte imprimé, et est la seule à faire l’objet de renvois dans ce texte, non seulement dans les tirages in-folio mais aussi dans les autres. MAGNIFIQUE ILLUSTRATION DE 973 PLANCHES ORNITHOLOGIQUES GRAVÉES SUR CUIVRE HORS TEXTE ET REHAUSSÉES DE COULEURS À LA MAIN – sans les 35 planches supplémentaires que l’on rencontre parfois, mais qui ne représentent pas des oiseaux, ne correspondent pas au texte de l’ouvrage et ne figurent pas dans les tables. Réalisée sous la supervision de Buffon lui-même puis d’Edme-Louis Daubenton (cousin du naturaliste du même nom), cette suite de planches mobilisa environ 80 artistes sur près de 20 ans autour du peintre François-Nicolas Martinet, auteur de tous les dessins, et spécialiste des oiseaux – il illustra également l’Ornithologie de Mathurin-Jacques Brisson, les planches ornithologiques de l’Encyclopédie et sa propre Histoire des oiseaux. Essentielle pour l’identification des espèces, la mise en couleurs fit l’objet d’un soin tout particulier, et bénéficia de la collaboration de Madeleine-Françoise Basseporte, « peintre du Jardin du roi » (célèbre pour plus de 300 magnifiques vélins conservés au Muséum). Claus Nissen, qui écrit trouver une certaine rigidité aux figures dont les poses sont souvent peu naturelles, reconnaît néanmoins leur exactitude scientifique et vante la puissance évocatrice que leur confèrent des compositions à l’équilibre parfaitement souligné par la mise en couleurs. L’HISTOIRE NATURELLE DES OISEAUX, « CERTAINEMENT LE LIVRE D’OISEAUX LE PLUS AMBITIEUX ET LE PLUS COMPLET À L’ÉPOQUE DE SA PUBLICATION, ET [...] ENCORE UN DES PLUS IMPORTANTS DE TOUS LES LIVRES D’OISEAUX DU POINT DE VUE DU COLLECTIONNEUR » (Sitwell, Buchanan et Fisher, Fine bird books, 1700-1900, London, Witherby, 1990, p. 83). Naturaliste, intendant du Jardin et des Cabinets d’histoire naturelle du roi, Georges-Louis Leclerc de Buffon (1707-1788) traita des oiseaux selon les principes qui le guidèrent pour l’ensemble de son Histoire naturelle : ambitionnant d’écrire une histoire générale de la nature, il entendait soumettre les idées reçues aux données de l’expérience, et rendre compte aussi bien de la physiologie que de la vie animale – il n’adopta cependant pas la nomenclature linnéenne systématique. Il s’appuya sur des observations directes, sur de vastes lectures, mais aussi sur un réseau de correspondants dans le monde entier, et recourut aussi à l’aide de collaborateurs de qualité : pour l’Histoire naturelle des oiseaux, il se fit épauler par Philippe Guéneau de Montbeillard jusqu’au volume VII, puis par l’abbé Gabriel Léopold Charles Aimé Bexon. Par ailleurs, Buffon fit montre ici des mêmes qualités de style qui élevèrent l’Histoire naturelle toute entière au rang de chef-d’oeuvre de la langue française. Il sut en effet mettre au service de la science un remarquable outil littéraire qu’il théorisa lui-même en 1753 dans son discours de réception à l’Académie française comme devant être « précis et simple, égal et clair, vif et suivi ». Il fut le premier à définir véritablement ce qu›est ou doit être l›écrivain scientifique. Grâce à la combinaison inédite de ses qualités scientifiques, littéraires et artistiques, l’Histoire naturelle fut une des premières oeuvres savantes à s’assurer en Europe d’une diffusion pédagogique et mondaine aussi rapide, aussi large et aussi durable. Anker, n° 76 (pour un exemplaire comprenant les volumes VII à X en contrefaçon, avec quelques infimes variantes de collation dans les feuillets liminaires) , Nissen, Die Illustrierten Vogelbücher, n° 158 , Ronsil, n° 413, pp. 76-77 , Roger et Genet-Varcin, n° 123-131 et 219 (avec format erronément qualifié de grand in-4).
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