GRAND DAUPHIN (Louis de Bourbon, dit le)....

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GRAND DAUPHIN (Louis de Bourbon, dit le)....

GRAND DAUPHIN (Louis de Bourbon, dit le). Manuscrit autographe. 1 p. 1/3, deux taches marginales, papier légèrement insolé. DEVOIR ÉCRIT SOUS LA FÉRULE DE BOSSUET. Le futur évêque de Meaux, connu jusque là pour ses fameux prêches et oraisons funèbres, fut nommé précepteur du Grand Dauphin en 1670 et remplit ses fonctions jusqu’en 1678 avec un zèle remarquable : considérant sa tâche comme une sorte de sacerdoce national, il conçut un vaste plan pédagogique qu’il exposa en 1679 dans sa Lettre au pape Innocent XI, tint trois classes par jour à son élève, rédigea à son intention des traités théologiques, moraux, politiques et philosophiques (dont le célèbre Discours sur l’histoire universelle), des grammaires de français et de latin... Le royal disciple montra néanmoins une véritable aversion pour le travail intellectuel, et Saint-Simon irait jusqu’à écrire exagérément du Grand Dauphin qu’il était « noyé dans la graisse et l’apathie ». VERSION LATINE D’UN PASSAGE DU TRAITÉ DES DEVOIRS DE CICÉRON, extrait du premier livre : « Mais il y a quelques sectes qui, dans l’opinion qu’ils proposent touchant les choses qui font le bonheur et le malheur, renversent tout leur devoir : car celuy qui establit le souverain bien pour n’avoir rien de commun avec la vertu et qui mesure cela selon ses interest et non selon l’honnesteté, s’il consent à luy-mesme et qu’il ne soit point vaincu par la bonté de la nature, il ne pourra cultiver ni l’amitié, ni la justice ni la liberalité. Celuy qui juge la douleur un trés grand mal ne peut pas estre courageux, et celuy qui establit le plaisir un trés grand bien ne sçauroit estre temperent. Quoyque ces choses soient si connues que l’affaire n’ait pas bessoin de discours, pourtant nous en avons parlé en un autre lieux. » Pour mémoire, voici le texte latin de Cicéron que Bossuet a soumis à son élève pour traduction : « Sed sunt non nullæ disciplinæ, quæ propositis bonorum et malorum finibus officium omne pervertant. Nam qui summum bonum sic instituit, ut nihil habeat cum virtute conjunctum, idque suis commodis, non honestate metitur, hic, si sibi ipse consentiat et non interdum naturæ bonitate vincatur, neque amicitiam colere possit nec justitiam nec liberalitatem , fortis vero dolorem summum malum judicans aut temperans voluptatem summum bonum statuens esse certe nullo modo potest. Quæ quamquam ita sint in promptu, ut res disputatione non egeat, tamen sunt a nobis alio loco disputata. » HABILE CHEF DE GUERRE ET FASTUEUX AMATEUR D’ART, LE GRAND DAUPHIN FUT ADORÉ DE SON PÈRE LOUIS XIV QUI L’ASSOCIA TÔT À LA DIRECTION DE L’ÉTAT et fut très affecté par sa mort prématurée. Jouissant d’une grande popularité dans le royaume, et en particulier au sein de l’armée, il joua un rôle déterminant dans le soutien apporté par la France à son fils le duc d’Anjou monté sur le trône d’Espagne.
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