NARBONNE-LARA (Louis-Marie de). Lettre autographe...

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NARBONNE-LARA (Louis-Marie de). Lettre autographe...

NARBONNE-LARA (Louis-Marie de). Lettre autographe signée à Claude-Ignace Brugière de Barante. S.l., [entre 1802 et 1806]. 1 p. in-4, adresse au dos. « Pendant que je mène votre fils au bal, mon cher Barante, de quoi diable vous avisés-vous d’aller vous battre contre les jacobins – la présente est donc pour vous dire que je vous prie en grâce de recommencer vos combats pour qu’ils vous amènent bien vite à Versailles, à Rouen, au Conseil, & en attendant, si vous avés besoin d’un aide de camp, je vous recommande bien vivement Mr Bontemps qui vous remettra ma lettre – fort riche autrefois, il se trouve aujourd’hui dans la nécessité de solliciter une place – il n’en est aucune à laquelle sa délicatesse et sa capacité ne lui donnent des droits. Il peut, je crois, vous être fort utile en vous donnant de fort justes notions et sur les choses et sur les personnes auxquelles vous allés avoir affaire, et vous me ferés un bien véritable plaisir et de vous en servir et de le servir. Je vous aime et vous embrasse du fond de mon cœur... » Général, ministre et diplomate, le comte de NarbonneLara (1755-1813) était peut-être un fils naturel de Louis XV. Il reçut une éducation soignée et entra dans la carrière militaire, atteignant le grade de général. Ministre de la Guerre en 1791-1792, il émigra en août 1792, et ne rentra en France qu’en 1801. Il exerça alors ses talents dans le double domaine militaire et diplomatique : aide de camp de Napoléon Ier en Russie, il fut également ambassadeur en Bavière 36 / Osenat / et à Vienne. Grand séducteur, il eut des maîtresses parmi lesquelles, de 1788 à 1794, madame de Staël dont les deux fils Auguste et Albert sont peut-être de lui. Alors préfet du Léman, Claude-Ignace Brugière de Barante (1745-1814), d’esprit libéral mais hostile aux excès révolutionnaires, occupa deux préfecture sous l’Empire, dont celle de Genève de 1802 à 1810, où il fut chargé entre autres de surveiller madame de Staël et le cercle d’émigrés de Coppet – mais il y noua des amitiés, ce qui le fit révoquer. Son fils, l’historien, diplomate et homme politique Prosper fut l’amant de madame de Staël et chercha en vain à l’épouser. Provenance : collection de l’écrivain et libraire Pierre-Adolphe Capelle (n° 847-2 du catalogue de sa vente aux enchères, Paris, salle Téchener, 1849).
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