Louis XVIII. Lettre autographe à Claude-Louis...

Lot 33
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Louis XVIII. Lettre autographe à Claude-Louis...

Louis XVIII. Lettre autographe à Claude-Louis de La Châtre. [Probablement au château de Hartwell, 1809]. 3/4 d’une colonne à mi-page. « Les ministres ont vu, par les états que j’ai fait mettre sous leurs yeux, que jusqu’à présent j’ai été assez heureux pour pouvoir donner des pensions et des secours à un grand nombre de François dispersés sur le continent. Je recevois, sans terme fixe, mais annuellement, de l’Angleterre, un secours extraordinaire de six mille livres sterlings, qui étoit destiné pour la plus grande partie à acquitter cet objet. Il a cessé depuis mon arrivée dans ce pays-cy, mais j’espère que M. Canning [George Canning, secrétaire d’État des Affaires étrangères] voudra bien le continuer, en considération de son emploi, auquel il me seroit impossible de pourvoir autrement. Le comte de La Châtre entretiendra en même temps M. Canning de quelques autres objets que je lui ai détaillés et sur lesquels je m’en remets à ce ministre avec une entière confiance. » L’errance d’un prince inébranlable dans l’adversité et les humiliations. Le futur roi avait quitté volontairement la France le 20 juin 1791 et était parvenu à Mons en territoire autrichien le jour de l’arrestation de son frère à Varennes. Ainsi débuta cette longue errance qui occupa le tiers de sa vie : privé de ses droits en France, il se proclama néanmoins régent le 28 janvier 1793 après l’exécution de son frère Louis XVI, puis roi le 24 juin 1795 après la mort de son neveu Louis XVII. Son sort fut cependant mal assuré, et il dut changer fréquemment d’asile, au gré des hasards et des expulsions : après Mons, il séjourna à Bruxelles, Coblence, Hamm, Vérone, Riegel, Blankenburg, Mittau, Varsovie, Blankenfeld, de nouveau Mitau, puis, à partir de 1809, neuf ans à Hartwell House en Angleterre chez le Révérend John Lee. Un des plus proches soutiens et amis de Louis XVIII en Angleterre, Claude-Louis de La Châtre (1845-1824) appartenait à une famille de très haute noblesse du Berry. Maréchal de camp avant la Révolution, il fut élu député aux États généraux mais partit rapidement en émigration. Il engagea plusieurs actions militaires, formant d’abord une armée d’émigrés (licenciée en 1793) puis le régiment Loyal-Émigrant (laminé à Quiberon en 1795). Fixé en Angleterre, il se mit au service de Louis XVIII qui l’accrédita en 1807 comme agent confidentiel auprès du roi Georges III. À la première Restauration, il fut fait général et ministre plénipotentiaire à Londres, puis, sous la seconde, premier gentilhomme de la chambre, ministre d’État, membre du Conseil privé, duc et pair de France.
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