LANNES ( Jean). Lettre autographe signée...

Lot 26
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LANNES ( Jean). Lettre autographe signée...

LANNES ( Jean). Lettre autographe signée à son épouse Louise Guéheneuc. Erfurt, 4 octobre 1808. 2 pp. in-4, adresse au dos, petites déchirures sans atteinte au texte dues à l’ouverture. « Je n’ai reçu qu’une lettre de toi, ma chère Louise. Je t’ai dit dans ma dernière que je voulais attandre avant de te gronder si c’était la faute de la poste ou la tienne. J’aurais dû recevoir deux ou trois fois de tes nouvelles, tu mérites donc d’ettre bien grondée, sependent je ne veux le faire que quand je serai près de toi. Nous sommes ici au milieu des visites on ne fait autre chose de toute la journée. Les deux empereurs sont seuls, occupés de manière que tout va le mieux du monde. J’ai reçu de la main de l’empereur Alexandre le grand cordon de St-André. En me le donnant il m’a dit que c’était une faible marque de son estime pour moi. Il me tarde bien, ma chère Louise, d’ettre près de toi. Tout au plus si j’aurai huit jours à y rester avant mon départ pour l’Espagne.Tu sçais toute la répugnance que j’ai d’aller dans ce pays-là. Je sçais que c’est la plus grande preuve de dévouement que j’aye jamais donné à Sa Majesté, mais que faire, il faut en finir. J’espère que cela ne sera pas long, que nous serons de retour en France vers le printems... Tu dois être bien heureuse d’ettre auprès de nos enfans. Parle leur souvent de moi, la petite doit être bien gentille. Il me tarde bien de vous embrasser à tous. Kirgener est parti [François-Joseph Kirgener de Planta, futur beau-frère de Louise Lannes], il doit être dans ce moment à Paris. Je compte le demander pour mon chef d’état-major... » L’entrevue d’Erfurt. après Friedland et le traité de Tilsit (juin-juillet 1807), l’heure était à la réconciliation : l’empereur des Français et le tsar de Russie passèrent deux semaines de fêtes à Erfurt, du 27 septembre au 14 octobre 1808, assistant à des représentations théâtrales, échangeant des présents et des honneurs. Il signèrent également une convention préparée par Talleyrand, par laquelle Napoléon cherchait à se concilier la Russie pour s’opposer à l’Angleterre, tenir en respect l’Autriche, et se retrouver avec les mains libres en Espagne. La maréchale Lannes était la seconde épouse de Lannes (il divorça de la première, Barbe Méric, en 1800). Née Louise Guéheneuc (1782-1856), elle était la fille du sénateur, et devint dame du Palais de Joséphine puis dame d’honneur de Marie-Louise.
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