Catherine de Wurtemberg. Lettre autographe...

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Catherine de Wurtemberg. Lettre autographe...

Catherine de Wurtemberg. Lettre autographe signée « Catherine » à l’impératrice Joséphine. Château de Napoleonshöhe [près de Cassel], 13 août 1809. 2 pp. in-4 sur papier de vélin fin à encadrement de frise gaufrée et liseré bleu. Belle lettre de la reine de Westphalie, épouse de Jérôme Bonaparte. Tandis que Napoléon Ier menait campagne en Autriche (il s’y attarderait jusqu’à la fin du mois d’octobre), Joséphine vint séjourner à Strasbourg puis prendre les eaux à Plombières, où elle retrouva entre autres sa fille Hortense de Beauharnais, épouse du roi de Hollande Louis Bonaparte, et Catherine de Wurtemberg. L’impératrice ne quitterait la ville d’eau que le 18 août. « Ma très chère sœur ! Je voulois attendre pour vous écrire que j’eusse la certitude du retour de Votre Majesté à Paris mais j’ai trouvé cet intervalle trop long et je n’ai pu résister davantage au désir de vous donner de mes nouvelles, et de vous en demander des vôtres. Malheureusement la distance qui nous sépare ne me permet guerres de les recevoir bien fraîches ni d’être au courant de votre marche. Les bruits sont contradictoires sur le retour si désiré de l’empereur à Paris, il est donc bien possible que vous changiés également de détermination quelques soient les lieux que vous habitiés , veuillés, ma chère sœur, m’y conserver un souvenir et une amitié qui me sont bien chers et bien précieux. Le roi [ Jérôme], qui vous est entièrement attaché et dévoué, me charge de vous exprimer le tendre et affectueux attachement qu’il a conservé à sa sœur chérie. Il espère, ma bonne sœur, trouver toujours en vous les sentiments sur lesquels vous nous avés permis de compter et que tous deux nous savons si bien aprécier. Je viens d’écrire à l’empereur pour la fête du 15 d’août [la saintNapoléon], nous le célébrons ici aussi bien que le locale le permet, mais jamais autant que nos cœurs le désireroient. Veuillés me rappeller au souvenir de la reine d’Hollande. Je reçois à l’instant, ma chère sœur, votre lettre du 7 août, je m’empresserai de faire ce que vous désirés en vous envoyant les roses, et je me trouverai bien heureuse si en les voyant dans votre jardin vous vous rappellés celle qui vous les a donnés. Jérôme se trouve trop heureux que vous lui permettiés de vous embrasser, et moi, ma chère sœur, de pouvoir vous répetter qu’on ne sauroit vous être plus tendrement ni plus respectueusement attachée que votre dévouée sœur... »
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