BOSSUET ( Jacques-Bénigne). Corrections autographes...

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BOSSUET ( Jacques-Bénigne). Corrections autographes...

BOSSUET ( Jacques-Bénigne). Corrections autographes sur un devoir manuscrit autographe du Grand Dauphin. [Entre 1670 et 1680]. 4 pp. in-4, nombreuses ratures et corrections du Grand Dauphin et 4 de Bossuet (ces dernières transcrites ci-dessous en caractères romains). « [Il] estoit fort libéral envers ses serviteurs mais il l'estoit principalement envers les pauvres et disoit à ceux qui luy reprochoient ses grandes aumônes qu'il valloit mieux emploier son argent pour les pauvres qu'à la vanité. Outre qu'il leur donnoit beaucoup, il tenoit encore tous les jours derrière sa table une autre table destinée aux pauvres qu'il servoit souvent en personne croiant honorer en eux Jésus Christ. Il donnoit les bénéfices avec grande circonspection à ceux qu'il trouvoit les plus sçavants et les plus pieux afin que les peuples fussent édifiez par leur vie et par leur doctrine Quand les seigneurs de son roiaume se faisoient la guerre, ses ministres luy conseilloient de les laisser faire parce qu'après il en seroit bien plustost maître, soit pour les accorder soit pour les assujettir. Mais il répondoit que Jésus Christ avoit dit bienheureux les pacifiques parce qu'ils seront appellez enfants de Dieu, qu'au reste s'il entretenoit malicieusement les querelles il soulèveroit à la fin tout le monde contre luy et ne feroit pas le devoir d'un bon roy. En effet, en pacifiant les troubles et réconciliant les esprits, il s'acquéroit tous les seigneurs et il se donnoit tant d'autorité que non seulement... » BOSSUET PRÉCEPTEUR DE LOUIS DE FRANCE. Le futur évêque de Meaux, connu jusque là pour ses fameux prêches et oraisons funèbres, fut nommé à ce poste qu'il occupa jusqu'en 1678 et dans lequel il fit montre d'un zèle remarquable : considérant sa tâche comme une sorte de sacerdoce national, il conçut un vaste plan pédagogique qu'il exposa en 1679 dans sa Lettre au pape Innocent XI, tint trois classes par jour à son élève, rédigea à son intention des traités théologiques, moraux et politiques et philosophiques (dont le célèbre Discours sur l'histoire universelle), des grammaires de français et de latin... Las, le royal disciple ne se montra pas à la hauteur de son maître, nourrissant une véritable aversion pour le travail intellectuel. Saint-Simon écrirait cruellement du Grand Dauphin qu'il était « noyé dans la graisse et l'apathie ». L'HISTOIRE, ? MAÎTRESSE DE LA VIE HUMAINE ET DE LA POLITIQUE ?, comme la définissait Bossuet, fut particulièrement l'objet de ses attentions concernant un élève en principe appelé à régner. Il procéda par récits oraux en dictées françaises, qu'il proposait ensuite comme textes de travail pour des traductions latines. Cette fresque historique ad usum Delphini fut recueillie ensuite sous le titre ABRÉGÉ DE L'HISTOIRE DE FRANCE, et publiée après sa mort dans les volumes XI et XII de ses Œuvres (Paris, Antoine Boudet, 1747). Provenance : l'historien de la littérature Louis-Aimé Martin (lettre autographe signée jointe accompagnant le don du présent document).
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