Manufacture de sèvres. « Le général Desaix...

Lot 294
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Manufacture de sèvres. « Le général Desaix...

Manufacture de sèvres. « Le général Desaix ». Buste en biscuit sur piédouche en porcelaine bleu à liseré or. Cachet vert « LS 86 ». Cachet rouge : « FR 96 ». Ht. : 42 cm. Deux éclats à la base du piedouche. Desaix de Veygoux (Louis-Charles Antoine), officier général, né au château d’Ayat (Puy-de-Dôme), le 17 août 1768, de « Gilbert-Antoine Desaix, seigneur de Veygoux, et de Amable de Beaufranchet » , entra au collège d’Effiat le 18 octobre 1776, fut nommé en 1784, sous-lieutenant au régiment de Bretagne-infanterie, devint aide de camp de Mathieu Dumas, le 24 novembre 1791 et ensuite aide de camp de Broglie le 1er juin 1792. Il fut chargé de la défense de Worms en 1793, devint adjudant général, chef de bataillon le 20 mai 1793, contribua à la prise des lignes de Haguenau, fut promu général de brigade, puis devint le 29 vendémaire an II, général de division provisoire, et fut suspendu par Bouchotte comme parent d’émigré. Le 4 prairial an II, il repoussa les autrichiens à Weistheim. Il fut confirmé dans son grade de général de division le 13 fructidor, s’empara de de Franckendal le 18 vendémiaire an III et devint le commandant de la tête du pont de Kehl, qu’il défendit vaillamment. Dans une sortie qu’il fit, il y fut légèrement blessé. Après la paix de Campo-Formio, Desaix fut nommé général en second de l’armée d’Angleterre et en prit le commandement en l’absence de Bonaparte. Desaix suivit ce dernier en Egypte, contribua à ses premiers succès et eut à combattre sans relâche Mourad-Bey. C’est Desaix qui, après le départ de Bonaparte, signa le traité d’El-Arich. De retour en France, il alla rejoindre le Premier Consul à l’armée d’Italie et obtint le commandement de deux divisions. Arrivé à Marengo par une marche forcée de dix lieues et malgré une artillerie qui jetait à la mort dans ses rangs, il se forma en colonnes par bataillon et tournant à droite, coupa entièrement l’aile gauche autrichienne. C’est dans ce moment décisif et glorieux que Desaix fut frappé d’une balle et expira le 25 prairial an VIII. Il avait sauvé la situation et on peut dire que le véritable vainqueur de Marengo fut Desaix.
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