Jacques-Augustin-Catherine PAJOU (Paris 1766-...

Lot 251
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18 000 - 20 000 EUR

Jacques-Augustin-Catherine PAJOU (Paris 1766-...

Jacques-Augustin-Catherine PAJOU (Paris 1766- Paris 1828) « Portrait d’Anne-Ernestine Panckoucke, son pinceau à la main réalisant une composition florale » Huile sur toile signé et daté à gauche vers le centre « Pajou. 1819 » 81x 65 cm Très beau cadre en bois et stuc doré. Historique : Vente Paris, 30 mai 1941 (Me Ader), n° 137, présenté sous le titre « Portrait d’une artiste » adjugé 1200 fr. Bibliographie : Philippe Nusbaumer, Jacques-Augustin-Catherine Pajou, Le Pecq, 1997 ? P. 103, fig.53. Œuvres en rapport : Odile CHEVALIER mentionne dans une vente Panckoucke des 22 et 23 mars 1841, un portrait (miniature ?) par Isabey, localisation inconnue et un portrait peint par Deveria, localisation inconnue, ce dernier portrait la représente « couché sur un canapé er relavant d’une longue maladie ». Jacques-Augustin-Catherine PAJOU est un peintre français né à Paris le 27 août 1766 et mort en son domicile 20, rue Saint-Dominique le 28 novembre 1828. Fils du sculpteur Augustin Pajou, Jacques Pajou. En 1784, il est élève de l’Académie royale de peinture et de sculpture , il tente à quatre reprises de remporter le Prix de Rome de peinture, en vain. Une lettre de Girodet à François Gérard éclaire sur ces échecs : « Pourquoi donc Pajou s’est-il encore retiré ayant des espérances ? » (ce qui sous-entend que Pajou n’aurait pas participé aux épreuves finales sans que les raisons soient connues). En 1792, l’artiste s’engage pour défendre la patrie dans la Compagnie des arts de Paris aux côtés du capitaine Jacques Lemercier (sculpteur), du sous-lieutenant Jean-Baptiste Francesqui (sculpteur, connu sous le nom de FranceschiDelonne), du sous-officier Louis-François Lejeune (peintre), mais aussi du futur économiste Jean-Baptiste Say. Aux armées, près de Sedan, il correspond avec son ami François Gérard. Ces lettres, publiées une deuxième fois en 1997, témoignent de la mentalité d’un conscrit, flambant d’enthousiasme au début, puis las de ces campagnes : « Il faudra bien rester ici parce que je ne veux pas me déshonorer aux yeux de mes concitoyens, si toutefois mon physique peut supporter les maux que nous allons souffrir... » Démobilisé, il participe à la création de la Commune générale des arts, institution remplaçant l’Académie royale de peinture et de sculpture, il en sera un des secrétaires sous la présidence du peintre Joseph-Marie Vien. Le 17 juillet 1795, il se marie avec Marie-Marguerite Thibault (1764-1827) , son ami François Gérard est son témoin. Sous l’Empire, il reçoit la commande du portrait du Maréchal Berthier, toujours conservé à Versailles, et il réalise en 1812 un tableau représentant la Clémence de Napoléon envers Mademoiselle de Saint-Simon, pour cette évocation d’un acte politique envers les royalistes français en Espagne, Pajou reçoit la médaille d’or. En 1811, à l’instigation de FrançoisGuillaume Ménageot qui connaissait la situation précaire du sculpteur David d’Angers, Jacques Pajou écrit une lettre au maire d’Angers en demandant une aide matérielle pour cet Angevin. L’aide est accordée et elle est considérée comme essentielle pour la réussite professionnelle du sculpteur. En 1814, il peint trois tableaux qui célèbrent le retour des Bourbons : Tête d’étude représentant la Paix avec les attributs de l’Abondance, Composition allégorique sur la régénération opérée en France par le retour du souverain légitime, Le Retour de Louis XVIII, tableau allégorique. Cette dernière œuvre est exposée au Salon de 1814. En 1823, il démissionne de l’association Les Enfants d’Apollon en raison de son état de santé , il est en effet « cruellement tourmenté depuis une année par un tremblement continuel »9 . Il meurt en 1828 et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Son fils Augustin-Désiré Pajou est lui aussi peintr
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