Carabine à silex autrichienne traditionnellement...

Lot 154
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8 000 - 10 000 EUR

Carabine à silex autrichienne traditionnellement...

Carabine à silex autrichienne traditionnellement réputée avoir tué le Général MARCEAU. Canon à pans, rayé, à point de mire (cran détaché et absent) et poinçon au tonnerre. Numéroté « 2 » à la queue de culasse. Fût à embout postérieur. Montée d’époque avec une platine signée « BOUVIER » (arquebusier lyonnais) et gravée de Diane chasseresse et de biches. Et chien gravé de rinceaux, à corps plats. Garnitures en laiton ciselé de motifs rocaille et de personnages et de gibiers. Crosse en noyer sculpté, à joue en drapé, avec emplacement pour dioptre. Pièce de pouce en laiton. Baguette en bois à embout en laiton. Tiroir de crosse avec billet à la plume ancien « Un chasseur tyolien tua le général Marceau à la retraite à 1200m de Altenkirchen avec cette arme arrachée par moi au meurtrier avant de le faire fusiller – 1796 – Ouir …. Longueur : 105 cm. Fin du XVIIIe siècle. Historique : « Un houssard de Kaiser, cavalerie hongroise, se trouva en face du général et cherchait à le provoquer, à l’attirer sur lui, pendant que le chasseur du Loup l’ajustait. Le coup partit de derrière un arbre, à la droite de la route. La balle frise le capitaine Souhait, et atteint Marceau au bras gauche, qu’elle traverse, elle va pénétrer dans le corps, au dessus de la dernière côte. Sans prononcer un mot, il tourne son cheval, et se retire. Le houssard s’élance aussitôt après lui au galop , Souhait se met entre eux deux, et blesse le soldat d’un coup de pistolet. Le cheval effrayé, emporte son cavalier qui était incliné sur son cou : Souhait le poursuivait, et le voyant se relever, il lui offre la vie, mais inutilement , il se défend , un coup de sabre le jette mort à bas de son cheval. Souhait, maître du cheval, le ramenait gravement à son général, dans le moment où deux autres houssards venaient au secours de leur camarade, mais les deux ordonnances de Marceau les mirent eu fuite. » Un de ces braves était le chasseur Martin, qui avait servi sous Marceau dans la légion germanique et ne l’avait jamais quitté. Le second était un cavalier du 17 régiment. On croit que l’un d’eux ayant aperçu le chasseur du loup, l’immola sur le champ : car le capitaine Souhait trouva, un an après, au pied de l’arbre, qu’il reconnut, une petite croix que quelques habitants avaient plantée sur le corps de ce soldat, on découvrit même, en fouillant, quelques restes de ses habits. » La mort du général Marceau Œuvre en rapport : Une autre carabine réputée ayant tuée le Général Marceau était exposée au Musée de Chartres à la fin du XIXe siècle. « La carabine qui donna la mort au général Marceau fut prise comme trophée sur le soldat tyrolien qui en était armé, ce soldat tomba lui-même, à son tour, pour ne plus se relever. L’arme fut envoyée à la famille Marceau, elle passa dans les mains du sous-préfet de Châteaudun (M. Marceau), plus tard, dans celles de son fils, décédé capitaine de frégate. » D’après les descriptions faites à l’époque, cette arme ne semble pas avoir l’apparence d’une carabine autrichienne.
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