Louis ELLE dit Ferdinand l’Aîné (Paris, 1612...

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Louis ELLE dit Ferdinand l’Aîné (Paris, 1612...

Louis ELLE dit Ferdinand l’Aîné (Paris, 1612 - 1689) « Portrait présumé de Marguerite Hessein, dame de La Sablière (1636-1693), en Diane chasseresse » Huile sur toile. Signé et daté au revers de la toile : FAIT PAR FERDINAND LAISNE 1655 Au revers, l’étiquette de la collection Allard du Chollet (déchirée) 89,3 x 70 cm Provenance : Collection du comte Maurice Allard du Chollet (1863-1937), Paris Collection famille Allard du Chollet (par descendance) France, collection particulière Exposition : 1935, Paris, Bibliothèque Nationale, Troisième centenaire de l’Académie Française (par Louis Ferdinand Elle). Bibliographie : Troisième centenaire de l’Académie Française, cat. exp. Paris, Bibliothèque Nationale, 1935 (par Louis Ferdinand Elle). Noël Richard, La Fontaine et les « Fables » du deuxième recueil, Paris, 1972, repr. p. 208. Les Grands Salons littéraires (XVIIe et XVIIIe siècles). Conférences du Musée Carnavalet, Paris, Payot, 1927, repr. p. 48. (trad. anglaise The Great Literary Salons (XVII and XVIII Centuries). Lectures of the Musée Carnavalet, Bulloz, 1930, repr. en face de la p. 66). Fille d’un riche financier qui lui donna une éducation brillante, Marguerite Hessein épouse, en 1655, Antoine Rambouillet, sieur de La Sablière, homme de grande culture, mais volage. Les époux se séparent en 1668. Dans son salon, le mieux fréquenté de Paris, Madame de La Sablière réunissait tout ce que Paris du XVIIe siècle comptait de plus éminent : savants, écrivains et poètes, dont La Fontaine qu’elle logeait depuis 1673. Notre portrait correspond parfaitement aux descriptions de la célèbre salonnière laissées par ses contemporains. En outre, il porte la date de 1655 qui est celle de son mariage, ainsi que la signature de Louis Elle l’aîné, portraitiste le plus recherché à l’époque et protestant, comme son modèle. Fils du peintre Ferdinand Elle (vers 1580-1637), originaire de Malines, qui s’est installé en France au tout début du XVIIe siècle, Louis est dit « l’aîné » pour mieux le distinguer de son frère Pierre, également peintre et graveur, et de son fils. L’artiste a conservé également le « nom de pinceau » de son père, « Ferdinand », afin de mieux marquer la continuité de l’atelier. Portraitiste renommé, maître à la corporation de Saint-Germain, puis académicien, il œuvrait pour les grandes familles parisiennes, les courtisans les plus éminents et les membres de la famille royale, parmi lesquels la Grande Mademoiselle, la reine Marie-Thérèse d’Autriche, Philippe, frère de Louis XIV, et le souverain lui-même. Nous remercions M. Jean-Claude Boyer d’avoir confirmé l’authenticité de notre œuvre après examen visuel.
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