SCHERER (Johann-Benedict). Recherches historiques...

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SCHERER (Johann-Benedict). Recherches historiques...

SCHERER (Johann-Benedict). Recherches historiques et géographiques sur le nouveau-monde. À Paris, chez Brunet, 1777. In-8, xii-(4)-352 pp., maroquin grenat, dos lisse cloisonné et fleuronné avec pièce de titre verte, plats encadrés d’un triple filet doré avec fleurons dorés aux angles et en écoinçons, et avec armoiries dorées au centre, coupes filetées, roulette intérieure dorée, gardes de papier bleu, tranches dorées, rares rousseurs (reliure de l’époque). ÉDITION ORIGINALE. ILLUSTRATION GRAVEE SUR CUIVRE composée de 9 planches hors texte : 8 compositions de monnaies et œuvres d’art, et une grande carte dépliante représentant un itinéraire de Iakoutsk à Okhotsk (légendé en russe et en français), d’après celui dressé par William Walton qui accompagna le Danois Spanberg dans l’expédition russe parvenue au Japon en 1739 (Sabin, vol. XIX, n° 77608). UN TRAVAIL PIONNIER DE LINGUISTIQUE COMPAREE. À l’appui de sa thèse selon laquelle les hommes du continent américain sont originaires de l’Ancien monde, Johann-Benedict Scherer entreprit un travail comparatif portant notamment sur les mœurs, mais surtout sur les langues parlées dans l’Ancien monde et dans l’Amérique. À noter un long chapitre sur les explorations menées par les Russes en Sibérie au XVIIIe siècle. L’HISTORIEN, JURISTE ET DIPLOMATE JOHANN-BENEDICT SCHERER (1741-vers 1824) étudia dans sa ville natale de Strasbourg, puis à Iéna et Leipzig. Il vécut une quinzaine d’années à Saint-Pétersbourg, où il fut d’abord membre du collège impérial pour les affaires juridiques des pays baltes avant de passer au service de France comme secrétaire de Légation. En 1775, il était commis au ministère des Affaires étrangères à Versailles, mais résigna son poste pour rentrer en Alsace en 1780 où il siégea au Conseil souverain. Inscrit sur la liste des émigrés alors qu’il prenait les eaux à Baden-Baden, il mena une vie errante, entre autres comme employé au ministère de la Guerre à Vienne, avant de se fixer comme professeur de français à l’Université de Tübingen. EXEMPLAIRE AUX ARMES DU GARDE DES SCEAUX, MARQUIS DE MIROMESNIL (OHR, pl. n° 2311, fer n° 4, exemplaire cité). Le marquis de Miromesnil (1723-1796) fut maître des requêtes (1751) et conseiller au Grand Conseil (1745) avant d’être nommé premier président du Parlement de Rouen (1757). Dans cette fonction, il se montra d’une grande habileté à défendre les intérêts du roi sans s’aliéner ses confrères, et, quand il s’associa à ceux-ci dans leur lutte contre les jésuites, il sut faire prévaloir un certain esprit de conciliation. Exilé comme beaucoup d’autres au moment de la réforme du chancelier Maupeou (1771), il bénéficia à l’avènement de Louis XVI de la protection du ministre Maurepas, cousin de sa seconde femme, et fut nommé garde des Sceaux (1774). Réactionnaire de conviction quoique modéré de caractère, il manifesta nettement son hostilité à l’esprit de réforme, en rappelant les parlementaires exilés par le chancelier Maupeou, et en entretenant des relations exécrables avec Turgot, Necker et Calonne. SON NOM RESTE CEPENDANT ATTACHE A DES MESURES SYMBOLIQUES PROGRESSISTES, COMME LA SUPPRESSION DE LA TORTURE (« question préalable ») dans les interrogatoires judiciaires. Louis XVI le disgracia à regret en 1787 et le laissa se retirer sur ses terres. En décembre 1792, le vieux magistrat demanda à être associé aux avocats de Louis XVI, mais sa requête resta sans suite. Provenance : « DB » (ex-libris manuscrit au recto de la seconde garde supérieure et sur le faux-titre). – Le comte Foy (d’après OHR). – Cortland Field Bishop (cuir ex-libris au verso de la contregarde supérieure). – Jean-Paul Morin (vignette ex-libris sur le contreplat supérieur).
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