DESMONCEAUX DE VILLENEUVE (François). Traité...

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DESMONCEAUX DE VILLENEUVE (François). Traité des maladies des yeux et des oreilles. À Paris, chez l’auteur, Lottin de S.-Germain, 1786. 2 forts volumes in-8, xxvi-382 [chiffrées 1 à 380 avec un feuillet d’explication des planches dont la première page n’est pas chiffrée et la seconde chiffrée 382] + vi-499 [chiffrées 1 à 497 avec un feuillet d’explication des planches chiffré 316bis-317bis]-(1 blanche) pp., maroquin grenat, dos lisses cloisonnés et fleuronnés, triple filet doré encadrant les plats avec petits fleurons d’angles et armoiries dorées au centre, coupes filetées, roulette intérieure dorée, gardes de papier bleu à l’éponge, tranches dorées , le premier volume se déboîte légèrement, infimes taches d’encres marginales sur quelques feuillets du second (reliure de l’époque). ÉDITION ORIGINALE, EXEMPLAIRE TIRE SUR GRAND PAPIER. 4 planches gravées sur cuivre hors texte dont un portrait. TRAITE OPHTALMOLOGIQUE DE PHYSIOLOGIE, PATHOLOGIE ET HYGIENE, abordant les questions spécifiques à chaque âge (de l’enfance à la vieillesse, avec un chapitre sur la grossesse) et à chaque comportement (concernant par exemple les effets de la colère ou de la prise d’alcool et de tabac), avec un chapitre sur les LUNETTES. L’abbé Desmonceaux entre fréquemment dans des considérations d’ordres social et politique, appuyées sur de fortes convictions religieuses, consacrant par exemple un chapitre à l’hôpital des Quinze-Vingt. Dans le dernier tiers du second volume, il applique la même méthode de présentation à l’otologie. MEDECIN PHILANTHROPE, L’ABBE DESMONCEAUX (1734-1806) fut oculiste de Mesdames, filles de Louis XV, puis pensionné par Louis XVI, avant d’être employé dans les hôpitaux militaires sous la Révolution. Autodidacte, il fit montre d’une grande perspicacité dans son domaine et fut ainsi le premier à préconiser l’extraction du cristallin transparent dans les cas de forte myopie. Il publia des ouvrages d’ophtalmologie et, à la fin de sa vie, des réflexions sur l’assistance publique et la gestion des hôpitaux. BELLE RELIURE AUX ARMES DE MADAME ÉLISABETH (fer absent d’OHR). Aux dires de l’archéologue et naturaliste Aubin-Louis Millin en 1792, cette princesse possédait, après celle de la reine Marie-Antoinette, la plus importante bibliothèque des Tuileries, sous la garde de son bibliothécaire Le Roux à qui succéda Chamfort. Elle en possédait d’ailleurs une autre, plus modeste, dans sa maison de Montreuil. Ses livres portaient généralement les armes de France sur écu losangé, mais elle avait fait apposer sur certains, comme ici, les armes qu’elle tenait de son père le Dauphin Louis mort en 1765. EXEMPLAIRE DE DEDICACE – en tête de l’ouvrage une épître dédicatoire est adressée à Madame Élisabeth, qui porta toujours un intérêt particulier aux sciences et mena activement des actions de bienfaisance. LES LIVRES DE CETTE PROVENANCE SONT RARES, QUI PLUS EST EN MAROQUIN. La bibliothèque de Madame Élisabeth (généralement reliée en veau) fut confisquée en 1792 sur ordre de la Convention qui fit transférer ses volumes en grand nombre à la Bibliothèque nationale, par les soins de Millin qui y était conservateur. SŒUR CADETTE DE LOUIS XVI, MADAME ÉLISABETH (1764-1794) alliait une grande piété à un caractère excentrique, signant certaines de ses lettres « Élisabeth la Folle ». Elle se montra toujours très attachée au couple royal, et Louis XVI lui offrit une maison dans le village de Montreuil, près du château de Versailles. Refusant d’émigrer, elle fut incarcérée en 1792 à la prison du Temple, et mourut sur l’échafaud en 1794. Provenance : bibliothèque Paul Louis Weiller.
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