BAUDELAIRE (Charles). Les Fleurs du mal....

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BAUDELAIRE (Charles). Les Fleurs du mal....

BAUDELAIRE (Charles). Les Fleurs du mal. Paris, Poulet-Malassis et De Broise, 1857. In-12 (188 x 121 mm), (4)-248-(4) pp., titre imprimé à l'encre rouge et noire, couvertures conservées sans le dos, maroquin noir, dos à nerfs fileté à froid, coupes filetées, encadrement intérieur de maroquin noir orné d'une dentelle dorée, doublures et gardes de moire bleu nuit, nerfs très légèrement frottés, étui bordé, tranches dorées , infimes manques angulaires aux premiers et derniers feuillets (P. L. Martin). Édi tion originale, exemplaire sur vélin d'Angoulême, de première émission, avec les coquilles habituelles, la rarissime faute « s'enhardissent » pour « s'enhardissant », en page 12, étant corrigée. La couverture figure ici dans un des deux très rares 1er ou 2e état, avec les fautes non corrigées – l'absence du dos de couverture ne permet pas de le déterminer plus précisément. Exemplaire complet des 6 pièces condamnées qui furent expurgées de nombreux exemplaires : « Les Bijoux », « Le Léthé », « À celle qui est trop gaie », « Lesbos », « Femmes damnées » (« À la pâle clarté [...] »), « Les Métamorphoses du vampire ». 6 corrections, soit 4 interventions à l'encre et 2 grattages simples, à la page de dédicace et aux pages 29, 43, 110, 217 (2 à cette page). Envoi autographe, un des rares signés de son nom comple t : « À Monsieur Piétri, hommage de l'auteur. Charles Baudelaire » (sur la page de faux-titre). Un des personnages clefs du di spositif répressif des délits de presse, le préfet de polic e Pi erre-Marie Pi étri (1809-1864) était un ancien avocat et député républicain rallié à Louis-Napoléon Bonaparte après les journées insurrectionnelles de 1848. Homme d'ordre, il fut nommé préfet en 1849, puis, après le coup d'État de 1851, servit le régime en exerçant diverses fonctions, notamment celles de préfet de police de 1852 à 1858 – il fit alors preuve d'une grande fermeté à l'égard des éditeurs de livres et de journaux en usant des pouvoirs discrétionnaires qui lui avaient été conférés. Cette position en faisait un destinataire utile des Fleurs du mal au moment où Baudelaire, attaqué sur la moralité du recueil mais sûr de son bon droit, cherchait à trouver des appuis officiels. Le poète adressa également à Pierre-Marie Piétri, d'ailleurs, un exemplaire du placard imprimé à sa demande portant le texte de la critique de Barbey d'Aurevilly favorable aux Fleurs du mal que Le Pays avait refusée. Claude Pichois et Jacques Dupont, L'Atelier Baudelaire, t. I, p. 46 (exemplaire cité).
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