RACINE Jean. oeuvres. Paris, de l’imprimerie...

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RACINE Jean. oeuvres. Paris, de l’imprimerie...

RACINE Jean. oeuvres. Paris, de l’imprimerie de Pierre Didot l’aîné, 1801-[1805] , 3 forts vol. in-folio de [4] ff ., 466-[2] pp. , [4]-500-[2] pp. , [4]-416 pp., reliures de l’époque, maroquin à long grain cerise, fi lets, grecque et roulettes dorés en encadrement sur les plats, armes au centre, dos à nerfs ornés aux petits fers, doublures et gardes de soie bleu ciel, roulettes intérieures, tranches dorées (Relié par Bradel l’aîné). « Sans contredit, cette édition est un des livres les plus magnifi ques que la typographie d’aucun pays eut encore produits » (Brunet, IV, 1079). Dédié au Premier consul et imprimé par Pierre Didot, le livre occupa une pléiade d’artistes de renom qui travaillèrent au projet dès 1793, il fallut dix années pour rassembler les 57 magistrales fi gures de Prudhon, Girodet, Chaudet, Gérard, etc. Firmin Didot supervisa la typographie. L’ouvrage fut tiré à 250 exemplaires imprimés sur papier vélin fort du citoyen Mon[t]golfi er. Ils se vendaient entre 1 200 et 1 800 fr., somme exorbitante pour l’époque. Monglond, V, 584-892. exemplaire de présent, luxueusement relié aux armes de Charles X. Comme souvent pour ce type de livres destinés à faire rayonner la typographie française, les reliures devaient porter à l’origine les armes de Napoléon. On voit nettement que des médaillons de maroquin rouge ont été greff és sur les 6 plats pour faire disparaître l’ancien symbole et le remplacer par les armes des Bourbons. Le premier volume porte l’étiquette de Pierre alexis Bradel, dit l’aîné, en 1801 avec son étiquette: Relié par Bradel l’aîné, relieur de la Bibliothèque Impériale. Cette mention de la Bibliothèque Impériale indique bien que ce volume a été relié après 1804. ainsi constitué, l’exemplaire a été off ert en 1826 au baron de Vincent comme en témoigne l’inscription à l’encre répétée sur chaque volume: Donné par le Roi au général baron de Vincent lorsqu’il quitta l’ambassade d’Autriche le 23 février 1826. Nicolas-Charles de Vincent (1757-1834), baron de vieille souche lorraine, servit toute sa vie la maison d’autriche. Chambellan puis aide de camp et proche conseiller de l’empereur d’autriche François II, il fut envoyé comme diplomate à Paris où il précéda puis remplaça Metternich. Il y séjourna pendant l’empire puis sous la Restauration et ne quitta son rôle d’ambassadeur qu’en 1826. Quelques rousseurs peu graves et quelques accrocs aux coiff es et aux coins. Ils sont bien conservés en dépit de leur taille et de leur poids. oeuvre en rapport : Le même ouvrage, même édition, des armes ou symboles d’ancien régime ont été remplacés par les armes de Napoléon et l’empereur a off ert les volumes au général de Vincent en 1806… Collection Gérard Souham, Osenat Fontainebleau, 2008, n° 6.
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