MARMONTEL ( Jean-François). Contes moraux....

Lot 165
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MARMONTEL ( Jean-François). Contes moraux....

MARMONTEL ( Jean-François). Contes moraux. À Paris, chez J. Merlin, 1765. 3 volumes in-8, (2)-xvi-(2 dont la seconde blanche)-345-(1 blanche) + (4)-376 + (8 dont la dernière blanche)-312 pp., veau blond, dos lisses cloisonnés et ornés avec pièces de titre et de tomaison noires, frise dorée encadrant les plats, coupes ornées, roulette intérieure dorée, tranches dorées, reliures usagées avec petits accrocs et restaurations, cahier Z en double (rel. P. Lefebvre). Premier tirage, en grand format, de cette édition, reconnaissable à la présence des errata. Ces Contes moraux, dont certains libertins malgré leur interprétation morale, avaient originellement paru en 1761 et rencontré un succès immédiat. Pour faire pièce aux nombreuses contrefaçons qui paraissaient, il fut décider de publier la présente édition de luxe, simultanément aux formats in-8 et in-12. Premier tirage des 27 planches gravées sur cuivre hors te xte : un portrait par Augustin de Saint-Aubin d’après Charles-Nicolas Cochin, un titre d’après Hubert-François Bourguignon d’Anville dit Gravelot par Antoine-Jean Duclos répété dans chaque volume, et 23 scènes d’après Gravelot par différents artistes dont Jean-Charles Baquoy, Noël Le Mire ou Joseph de Longueil (Cohen, col. 686-687). Le chef -d’œuvre de Gravelot . Dans son interprétation des textes de Marmontel, où il fait preuve d’une admirable finesse psychologique, Gravelot s’est attaché au petits drames de l’existence contemporaine plutôt qu’aux traits de galanterie : « il a réussi à présenter tout un art de vivre dans les plus charmants décors. En outre, l’échelle plus grande de ses illustrations lui permet de présenter l’élégance et l’urbanité de sa vision idéalisée de la société plus pleinement que nulle part ailleurs dans son œuvre » (Ray, n° 18). L’exemplaire de la reine Hortense et du futur Napoléon III : estampille au « H » couronné répétée sur les titres et sur les premières pages de texte , estampille « Schloss Gottlieben » sur les titres. Situé non loin d’Arenenberg, ce château avait été acheté par Jérôme Bonaparte en 1835 pour sa fille Mathilde et son neveu Louis-Napoléon Bonaparte, tout juste fiancés, mais avait été racheté par la reine Hortense en 1836 quand les fiançailles avaient été rompues. Le futur Napoléon III en hérita de sa mère en 1837, et y habita jusqu’à l’automne 1838. Provenance : Bibliothèque Max von Fabrice (vignette ex-libris sur le premier contreplat). Bibliothèque docteur Guy Ledoux-Lebard (estampille au verso des premières gardes).
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