GAUDIN (Martin Michel Charles). Administration...

Lot 161
Aller au lot
1 000 - 1 500 EUR
Result with fees
Result : 4 000 EUR

GAUDIN (Martin Michel Charles). Administration...

GAUDIN (Martin Michel Charles). Administration des finances de l’Empire français. An 1807. À Paris, de l’Imprimerie impériale. Novembre 1808. Grand in-4, (4)-201-(3 blanches) pp., maroquin rouge à grain long, dos lisse orné de différents fers dorés dont des étoiles et des abeilles, plats encadrés d’un filet pointillé et de pampres de vigne dorés avec chiffre « EA » couronné doré au centre, coupes ornées, roulette intérieure dorée, doublures et gardes de tabis bleu, tranches dorées, coiffes et coins légèrement frottés (reliure de l’époque). Édition originale de ces comptes financiers de l’État pour l’année 1807, qui comprennent en outre d’importants documents sur la nouvelle méthode adoptée pour établir le cadastre. Le meilleur fiscaliste de son temps , Martin Michel Charles Gaudin (1756-1841) exerça ses talents dans l’administration des Finances de l’État pendant plus de soixante ans. Il dirigea le département des impôts fonciers dès 1777 et assura la transition en 1790. Retiré sous le Directoire, il fut nommé dès le soir du 19 brumaire au poste de ministre des Finances en raison de la protection de Sieyès mais surtout eu égard à son expérience et à sa parfaite connaissance du personnel administratif ancien et nouveau. Il s’attela à la double tâche de restaurer la confiance des financiers et des nantis envers l’État et d’assurer des rentrées stables. Il réforma le système fiscal, renouvela l’organisation administrative, supprima les délégations, fit mettre à jour le cadastre, et permit ainsi l’équilibrage du budget impérial. Gaudin fut en outre à l’origine de la Cour des comptes en 1807, réussissant à adapter à l’Empire les aspects les plus positifs de l’ancienne Chambre des comptes. Sa fidélité absolue à Napoléon Ier fut récompensée par le titre de duc de Gaëte en 1809, mais ses compétences le firent encore choisir après l’Empire comme gouverneur de la Banque de France, poste qu’il occupa de 1820 à 1834. Il a laissé d’importants Mémoires en 1826 complétés en 1834. Belle reliure en maroquin du temps dans le style de Bozérian , attribuable à Frédéric-Guillaume Rosa dont la roulette aux pampres se retrouve sur une reliure signée reproduite par Paul Culot dans son ouvrage Relieurs et reliures décorées en France aux époques Directoire et Empire (n° 67). Exemplaire au chiffre du prince Eugène et de son épouse Auguste-Amélie de Bavière (OHR, pl. n° 2671, fer n° 4).
My orders
Sale information
Sales conditions
Retourner au catalogue