BONAPARTE (Lucien). Charlemagne ou l’Église...

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BONAPARTE (Lucien). Charlemagne ou l’Église...

BONAPARTE (Lucien). Charlemagne ou l’Église délivrée. Poëme épique en vingt quatre chants. Rome, chez François Bourlié, 1814. 2 volumes grand in-4, xxviii-374 + 415 pp., basane racinée, dos lisses ornés, pièces de titre et de tomaison brunes et vertes, encadrement doré sur les plats, chaînettes dorées sur les coupes, gardes de papier dominoté, tranches dorées, exemplaire à grandes marges, reliures un peu frottées avec quelques petites épidermures, feuillets du second volume jaunis (reliure de l’époque). Édition originale , qui fut publiée simultanément à Londres. Plan de Rome hors texte gravé sur cuivre d’après Ch. de Chatillon. Charlemagne libérant Rome des Lombards , en reflet inversé de Napoléon retenant le pape prisonnier . Lucien Bonaparte chante la geste de Charlemagne, en s’attachant particulièrement à l’expédition que mena le premier empereur franc pour venir en aide au pape Adrien Ier menacé par les Lombards. C’est une nouvelle impertinence contre son frère Napoléon Ier : d’une part, celui-ci avait utilisé le mythe de Charlemagne pour organiser son propre sacre comme empereur (en faisant copier l’épée et la couronne de son devancier) et comme roi d’Italie (en se faisant ceindre comme Charlemagne de la couronne de fer des rois lombards). D’autre part, Pie VII, qui avait excommunié Napoléon Ier en 1809 pour avoir annexé la ville de Rome, et qui avait alors été emmené prisonnier en France, venait d’être libéré en janvier 1814 et de rentrer dans ses États. Le pape , protecteur de Lucien Bonaparte , l’avait fait prince de Canino en août 1814, et l’avait soutenu contre Napoléon Ier puis contre les Alliés en 1815 qui souhaitait le voir banni. Lucien Bonaparte , le fr ère rebelle , fut d’abord, comme député au Conseil des Cinq-Cents, un acteur prépondérant dans le succès du coup d’État de Brumaire (1799). Il servit alors la politique de Napoléon Bonaparte comme membre du Tribunat (1799), ministre de l’Intérieur (1799), ambassadeur à Madrid (1800) et sénateur (1802). Cependant, d’un caractère très indépendant, il se brouilla en 1804 avec son aîné en raison de ses opinions républicaines, de son affairisme et de son mariage avec Alexandrine Jacob de Bleschamp. Il se rendit alors dans les États pontificaux où, accueilli par Pie VII, il ne ménagea pas ses critiques contre la politique française, notamment l’entrée des troupes françaises dans Rome en 1808. Interdit de séjour en Italie, il décida de s’embarquer pour les États-Unis, mais fut capturé en mer par les Anglais qui le retinrent durant trois années. En Angleterre, il se consacra à des loisirs littéraires, rédigeant des oeuvres telles le présent poème. Envoi autographe « à Son Altesse Royale Madame la Princesse de Galles... Rome, 8 janvier 1815 ». Caroline de Brunswick (1768-1821), qui avait été forcée d’épouser en 1795 le futur George IV, s’en sépara rapidement et fit alors de nombreux voyages, notamment en Italie. Elle fut passionnément défendue par Lord Byron lors de son procès en répudiation. Provenance : La princesse Pierre-Napoléon, Éléonore-Justine Ruffin (estampille ex-libris apposée à sa mort). Pierre-Napoléon Bonaparte était le fils de Lucien Bonaparte. - Le prince Roland Bonaparte, fils de Pierre-Napoléon Bonaparte et d’Éléonore-Justine Ruffin. - La princesse de Grèce, Marie Bonaparte, fille de Roland Bonaparte. - La princesse Eugénie de Grèce, fille de Georges de Grèce et de Marie Bonaparte (note autographe signée jointe au volume).
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