AUSTERLITZ. - LETTRE DE SOLDAT. - BELORGEOT...

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AUSTERLITZ. - LETTRE DE SOLDAT. - BELORGEOT...

AUSTERLITZ. - LETTRE DE SOLDAT. - BELORGEOT (Claude). Lettre autographe signée à ses parents à Fontette dans l’Aube. S.l. [marque postale de l’armée du Hanovre], février 1806. 3 pp. in-4, adresse au dos, découpure marginale portant atteinte au texte. Récit des batailles de Günzburg et d’Austerlitz (9 octobre et 2 décembre 1805). « … Je vous direz que 8 jours appret la bataille d’Ohsteliz [Austerlitz], je sui été prait de 3 semène malad… Je me fai une sensible plaisire de vous donnère une détalle de tout no batale que nous avont donnez… Le commencent de notre affaire a été à Quensbour [Günzburg, près d’Ulm, où le général Mahler s’empara des ponts sur le Danube contre le général autrichien d’Aspré]… Nous avons fait 30 mille prisonniez et beaucous de tués et blaissés , de là nous les avons respoussés 200 lieus ans nous ratent toug[e]our quelleque foit, mai nous lieur avons fait la conduite 50 lieu de laur côtez de leur capitale Viène ans Autriche, à d’Hosteli [Austerlitz ], là vous lé 3 anspéreur étoit tout les troit ans persone. Je vous direz que le plaisir que j’ai eut e[s]t d’avoir veut notre anpereur couchère au bivaque comme le plus simple soldat, et la nuit regardoit sa catre [Carte] et lui-mains [lui-même] alloit passez la line et le avanposte. Et la vaille il avoit ansvoyez plusieurs parlementèrs au deux anspereurs edémy [ennemis] pour voire si il vouslait s’en rendre à lui. Yl lui ons répondeus qu’i ne vouslait point se rendre parten qu’i espéroit biens gannier. Mais seula les a biens tronpés. Je vous dirés que la batalle a commencé si à cins heure dus matins, a finis à huit heur du [s]oirs. Je vous direz que l’onz ne se voïests point dedent la fumés, la fusiade et l’artieris n’a point arett é depuis 5 jeus [jusque] à 8 huit heur de [s]oire. Je vous direz que nous les avons batus a plaine couteur. Nous lieur avons fait 60 mille homme prisonniers, cantitez de tuez et blaissés. Je vous direz que la cavalerit passoit sur lé corre morre [corps morts ] comme vous passez [s]ur le fumier, il l’i avoit aussi quelleque Fransoit, il l’i avoit des corre morre couverre la terre de 3 lieus. Je vous jeur que sa étét une très gournés [triste journée] pour lé Russe et lé Cauiserlique [on appelait « kaiserlicks » les soldats de l’empereur d’Autriche], et s’ait là là vous nous avons eut la paiz… »
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