BONAPARTE (Napoléon). Lettre signée « Bonaparte...

Lot 8
Aller au lot
1 500 - 2 000 EUR

BONAPARTE (Napoléon). Lettre signée « Bonaparte...

BONAPARTE (Napoléon). Lettre signée « Bonaparte » au général Jacques-Zacharie Destaing, commandant la place du Caire. Quartier général du Caire, 14 brumaire an VII [4 novembre 1798]. 1/2 p. in-folio, en-tête imprimé « Bonaparte, général en chef », déchirure angulaire due à l’ouverture, quelques rousseurs, encadrement sous verre. « Je vous prie de donner l’ordre, citoyen général, pour que l’on enterre de suite les cheikh qui ont été exécutés ce matin, afin qu’il n’en soit plus question… » La premi ère « fitna » (révolte ) du Caire . Les mesures prophylactiques, militaires et fiscales prises par les Français suscitaient contre eux le mécontentement des Cairotes, sentiment entretenu par les prônes des « enturbannés », ulémas de rang inférieur. Le 21 octobre 1798 au matin, la révolte se déclara d’abord comme un mouvement populaire contre les exactions, comme au temps des émirs ottomans, contre l’avis de la quasi-totalité des grands scheiks, plus attentistes. Le général Dupuy, commandant de la place, fut tué par les émeutiers, et l’annonce de sa mort (qu’une rumeur identifia à Bonaparte) généralisa l’insurrection contre les Français, qui tourna bientôt au pillage général. Bonaparte, rentré au Caire en milieu de journée, laissa l’insurrection se développer, mais s’attacha à rétablir les communications entre ses troupes, et à affermir de solides positions d’artillerie, comme il l’avait fait au 13 vendémiaire. Le 22 octobre vers midi débuta le bombardement du Caire, notamment sur le quartier général des insurgés à la mosquée d’Al-Azhar, bientôt pris d’assaut : parmi les meneurs, le « scheik des aveugles » fut tué et le sayyid prit la fuite, tandis que les insurgés se rendaient après de durs combats. Bonaparte choisit de limiter la répression, et décréta une amnistie générale, sauf pour les chefs et les pillards. Six « enturbannés » furent arrêtés, et, malgré une intercession des scheiks du divan, furent exécutés à le 4 novembre à la Citadelle, sans témoins. Napoléon Ier, Correspondance générale, Paris, Fayard, vol. II, 2005, n° 3614.
My orders
Sale information
Sales conditions
Retourner au catalogue