Pierre Bonnard, 1867-1947

Lot 44
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Pierre Bonnard, 1867-1947

La promenade, 1900 Huile sur carton Signé et daté en bas à droite 37,5 x 31 cm Bibliographie - Beer François Joachim, Pierre Bonnard, Éditions Françaises d'Art, Marseille, 1947, reproduit sous le n° 34 p. 54. - Besson Georges, Bonnard, Pensée Française, Paris, été 1955, n° 2. - Dauberville Jean et Henri, Bonnard, catalogue raisonné de l'oeuvre peint, éditions Bernheim Jeune, Paris, 1966-1992, décrit et reproduit sous le n° 243 p. 246 du Tome I (Cliché Bernheim-Jeune 2759). - Terrasse Antoine, Bonnard la couleur agit, édition Gallimard, Paris, 1999, reproduit p. 52 et décrit p. 139. Expositions - Bonnard, Maison de la Pensée française, Paris, 1955, n° 2. - Pierre Bonnard, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, Suisse, 11 juin-14 novembre 1999, n° 34. - Pierre Bonnard, Musée Maillol, Paris, 31 mai-9 octobre 2000, n° 23, reproduit en couleurs. - Pierre Bonnard, Museum of Arts, Tel-Aviv, 8 novembre 2000-20 février 2001, reproduit p. 168. - Pierre Bonnard, Fondation Arpad Szenes-Viera Da Silva, Lisbonne, 11 juillet-30 septembre 2001, reproduit en couleurs p. 41. - Les femmes de Mallarmé, Musée Stéphane Mallarmé, Vulaines-sur-Seine (Seine-et-Marne), 5 mars-6 juin 2011, n° 24. - Misia reine de Paris, Musée d'Orsay, Paris, 12 juin-9 septembre 2012, décrit et reproduit sous le n° 36. Provenance Hessel, acquis par Bernheim-Jeune, puis à Thomas Justice «Il observe les reflets, toutes les irisations sur les murs, mais aussi tous les gestes des passants. Il surprend toutes les attitudes des femmes, qu'elles remettent en place un chapeau, chuchotent sous leur ombrelle, traversent la rue d'un pas fragile ou inscrivent leur silhouette frêle dans la roue de «L'omnibus».» Antoine Terrasse, Pierre Bonnard, éditions Gallimard, Paris, 1967, p. 40. Lors de ses premières années à Paris, Pierre Bonnard réside dans le quartier des Batignolles, non loin de Montmartre. Il partage son premier atelier avec Maurice Denis et Édouard Vuillard en 1891, rue de Pigalle. En 1899 il s'installe non loin de là, rue de Douai. Pendant plus d'une décennie l'artiste traitera à maintes reprises le thème de la rue dans ce quartier animé et populaire. C'est d'ailleurs en 1899 qu'il réalise la suite lithographique commandée par Ambroise Vollard, Quelques aspects de la vie de Paris, ainsi que de nombreuses peintures sur ce même thème, dont certaines grandes compositions. Le peintre nous invite à suivre la conversation de deux parisiennes en promenade lors d'une belle journée ensoleillée, suggérée par les coloris lumineux et l'ombrelle de la femme en blanc. En adéquation avec son sujet, il utilise des couleurs fraîches et élégantes non dénuées de coquetterie, qu'il renforce par une touche vibrante. L'artiste porte du reste peu d'intérêt à l'aspect topographique de la ville, bien moins en tout cas qu'aux passantes et surtout aux jeunes élégantes surprises en pleine confidence, et qui semblent ignorer le peintre pourtant si proche. Bonnard choisit de représenter une scène pleine de vie et de mouvement. Il nous invite presque à suivre ces deux femmes dans leur flânerie le long de la rue. Le cadrage très moderne favorise l'impression d'instantané et de naturel de la composition, en adéquation avec l'attitude spontanée des promeneuses. Au tournant du siècle, la présence de la femme est prépondérante dans l'oeuvre de Bonnard. Il réalise de nombreux nus dessinés, peints, sculptés, ainsi que photographiés. Le plus souvent le modèle est sa femme, Marthe, ou bien Misia Nathanson, tandis que les représentations de la ville ont le privilège des passantes anonymes, bien que le profil au canotier de la promeneuse de gauche rappelle celui de Misia. Il en résulte cette rare et belle composition, oeuvre emblématique de tous les thèmes embrassés par l'artiste à cette période. Antoine Terrasse trouvait ce tableau merveilleusement représentatif des scènes de la vie parisienne peintes par Bonnard au tout début du XXème siècle. Il voyait dans ce tableau à la fois le profil de Misia et l'image de l'Albertine de Proust. Oil on board 147/10 x 121/5 in. signed & dated bottom right Literature - Beer, F. J.: Pierre Bonnard, Editions Françaises d'Art, Marseille 1947, n° 34 (rep. p. 54) - Besson, G.: Bonnard, Pensée Française, Paris 1955, n° 2 - Dauberville, J. & H.: Bonnard, Catalogue Raisonné de l'Oeuvre Peint, Bernheim Jeune, Paris 1965-74, Tome I, n° 243 (rep. p. 246) - Terrasse, A.: La Couleur Agît, Gallimard, Paris 1999, p.139 (rep. p. 52) Exhibited - Bonnard - Maison de la Pensée Française, Paris 1955 (n° 2) - Pierre Bonnard - Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 11 June-14 November 1999 (n° 34) - Pierre Bonnard - Musée Maillol, Paris, 31 May-9 October 2000 (n° 23, rep. col.) - Pierre Bonnard - Tel Aviv Museum of Art, 8 November 2000-20 February 2001 (rep. 168) - Pierre Bonnard - Fondation Arpad Szenes-Viera Da Silva, Lisbon, 11 July- 30 September 2001 (rep. col. p. 41) - Les Femmes de Mallarmé - Musée Stéphane Mallarmé, Vulaines-sur- Seine, 5 March-6 June 2011 (n° 24) - Misia reine de Paris, Musée d'Orsay, Paris, 12 June-9 September 2012, rep. under n° 36. Provenance - Hessel, acquired by Bernheim-Jeune, then to Thomas Justice He sees the reflections, all the iridescence on the walls, and all the gestures of passers-by. He captures all the women's attitudes, whether they are adjusting their hats, whispering beneath a parasol, daintily crossing the street, or with their frail silhouettes emerging against the wheel of L'Omnibus. - Antoine Terrasse: Pierre Bonnard (Gallimard, Paris 1967, p.40) During his first years in Paris, Pierre Bonnard lived in the Batignolles district, not far from Montmartre. He shared his first studio, in 1891, with Maurice Denis and Edouard Vuillard on Rue de Pigalle. In 1899 he moved to nearby Rue de Douai. For over a decade, Bonnard regularly depicted street scenes in this lively, working-class district. In 1899 he produced Quelques Aspects de la Vie de Paris - a set of lithographs commissioned by Ambroise Vollard - along with numerous paintings of the same subject, some of them large-scale compositions. Two friends are walking in the sunshine: the first is shown in profile, the other is facing us from beneath her parasol, while they chat they know they are being watched, and smile. - Antoine Terrasse: Bonnard, Le Goût de Notre Temps (Albert Skira, Lausanne 1964, p.30) He sees the reflections, all the iridescence on the walls, and all the gestures of passers-During his first few years in Paris, Pierre Bonnard lived in the Batignolles district not far from Montmartre. From 1891 he shared a studio with Maurice Denis and Edouard Vuillard in Rue de Pigalle. In 1899 he moved to his own studio in Rue de Douai. For over a decade, Bonnard regularly depicted street scenes in this lively, working-class district. In 1899 he produced Quelques Aspects de la Vie de Paris - a set of lithographs commissioned by Ambroise Vollard - along with numerous paintings of the same subject, some of them large-scale com- Here, Bonnard invites us to follow the conversation of two Parisiennes out for a stroll on a nice, sunny day - as reflected by his luminous palette and the parasol of the lady in white. In keeping with the subject, Bonnard uses fresh, elegant colours not without a coquetterie reinforced by his lively brushwork. He shows scant interest in topography - far less, in any case, than in the passers-by: above all, in the stylish young ladies caught in mid-conversation, seemingly oblivious to the nearby artist. Bonnard chose to portray a scene full of life and movement, inviting us to follow the two ladies as they saunter down the street. His modern angle of approach enhances the impression of naturalness and spontantaneity. Female subjects were preponderant in Bonnard's work in the early the 20th century, when he produced numerous drawings, paintings, sculptures and photographs of nudes. His usual models were his wife Marthe or Misia Natanson, while his urban scenes concentrated on anonymous passers-by (although the profiled woman in a boater here resembles Misia). This superb, rare composition is emblematic of the various themes Bonnard explored during this period. For Antoine Terrasse, this painting was a perfect illustration of Paris sketches painted by Bonnard at the early beginning of the 20th century. He was seeing therein both Misia's profile and Marcel Proust's Albertine
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