PROVENANT DE LA COLLECTION DU POÈTE ALAN... - Lot 134 - Osenat

Lot 134
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Estimation :
30000 - 50000 EUR
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Result : 93 750EUR
PROVENANT DE LA COLLECTION DU POÈTE ALAN... - Lot 134 - Osenat
PROVENANT DE LA COLLECTION DU POÈTE ALAN ANSEN ET DE YANNIS ZERVOS, NEVEU DE CHRISTIAN ZERVOS TANCREDI PARMEGGIANI (ITALIE/ 1927-1964) Senza Titolo (Composition abstraite, recto-verso), circa 1954 Tempera sur isorel, recto verso Signé 'Tancredi' (au centre à droite, au recto) 120 x 140 cm. PROVENANCE : - Probablement Peggy Guggenheim (1898-1979), Venise (probablement acquis auprès de l’artiste durant sa résidence au Palazzo Venier dei Leoni en 1954-55). - Alan Ansen (New-York 1922- Athènes 2006), à Venise entre 1954-1963, puis Athènes (probablement acquis auprès de Peggy Guggenheim, vers 1962-63 ou avant, selon la correspondance entre Guggenheim et Ansen durant cette période, ici-jointe). - Yannis Zervos, Athènes, Grèce (leg d'Alan Ansen, en 2006). Yannis Zervos est le petit neveu de Christian Zervos, fondateur de la revue Cahiers d'Art et éditeur du Catalogue raisonné de l'oeuvre de Pablo Picasso. Nous remercions Els Hanappe, historienne de l’art et spécialiste de l’art d’après-guerre en Grèce de 1945 à nos jours, pour les éléments fournis concernant la provenance de cette œuvre. Tancredi Parmeggiani (Feltre 1927 - Rome 1964), l’étoile filante de la scène artistique italienne, est aujourd’hui considéré comme un ovni et rebelle de l’art d’après-guerre. Basculant des années 1940 à 1960 sans retenue entre abstraction et figuration, intime de Fontana, proche de Pegeen Vail et seul artiste autorisé à une résidence au Palazzo Venier dei Leoni de Peggy Guggenheim, mort en se jetant dans le Tibre à 37 ans, la vie de Tancredi est digne des plus flamboyantes épopées. Né en 1927 à Feltre, au nord de Venise, Tancredi s’installe à la Serenissime en 1944 et fait ses premiers pas artistiques sous l’instruction de Romano Conversano. Il se lie d’amitié avec Emilio Vedova, et entre l’influence de Van Gogh, Modigliani et celle de Virgilio Guidi, Tancredi forge son identitée dans les années 1940 avec une figuration tantôt minimale, tantôt expressionniste, qui marque déjà son refus de s’enfermer dans une esthétique précise. Le renouveau artistique permanent est probablement ce qui incarne le plus l’oeuvre de Tancredi. Lui qui a découvert l’avant-garde parisienne en 1947 avec l’art informel de Wols mais aussi l’expressionnisme figuratif de Giacometti et Dubuffet, retourne à Venise en mai 1949. Tancredi est prêt pour sa première exposition personnelle à la Galleria Sandri: l’exposition révèle son orientation vers l'abstraction géométrique-néoplastique aimable. Sans jamais quitter la figuration; Tancredi est à mi-chemin entre Picasso, Mondrian et Kandinsky. À Rome en 1950, Tancredi côtoie pêle-mêle Gilles Aillaud, Piero Dorazio, et s’informe sur l’étoile montante Jackson Pollock outre-Atlantique. 1951 signale un basculement de carrière pour Tancredi. Par l’intermédiaire du peintre Bill Congdon, Tancredi rencontre la collectionneuse, galeriste et mécène Peggy Guggenheim, qui le prend sous son aile. Tancredi sera le seul peintre, avec Pollock, a être sous contrat par la galerie Art Of This Century de Guggenheim, et le seul artiste artiste à être officiellement en résidence sous contrat au Palazzo Venier dei Leoni. Tancredi y est présent en 1954, l’année où la présente oeuvre a été peinte. Durant l’année 1954, Tancredi peint parmi ses plus grands chefs d’oeuvres. Parmi eux, le catalogue raisonné de Marisa Dalai Emiliani cite les comparables no. 497 à 500 / 521 à 526 / 600 à 603, entres autres. Toutes fusionnent abstraction géométrique à l’abstraction informelle de façon inédite dans les années 1950. Si un parallèle esthétique pouvait être fait de nos jours, il serait peut-être avec la peintre Éthiopienne Julie Mehretu (née en 1970). La présente oeuvre à toutes ces caractéristiques de rigueur géométrique, mélangées à un instantané gestuel qui trahissent une schizophrénie créative typique de Tancredi, et d’aucun autre peintre de sa génération. Pendant plus de quarante ans, entre 1957 et 2006, la présente œuvre fut en possession de l’écrivain et metteur en scène américain Alan Ansen (New York 1922 - Athènes 2006), un membre éminent de la Beat Generation de San Francisco, qui vécut au Maroc, à Venise, et en Grèce de 1957 à sa mort en 2006. Alan Ansen, dont les archives sont conservées à la New York Public Library et à l’Harvard College Library, est présent à Venise à partir de 1954, l’année où Tancredi peint la présente œuvre. Alan Ansen n’était pas collectionneur à proprement parler, et durant sa vie, il a accumulé des livres et vinyles d’opéra, plutôt que des tableaux. Il a assemblé un nombre limité d’œuvres, parmi des amis tels que le poète Gregory Corso, et les peintres Norris Embry et Guido Cadorin, mais aussi des œuvres confiées par ses amis, tels le présent tableau de Tancredi probablement acquis auprès de Peggy Guggenheim. Ansen s’installe à Venise en 1954, et c’est cette année-là qu’il rencontre Peggy Guggenheim, par l’intermédiaire de l’écrivain Steven Moore. Ansen ne quittera Venise DÉFIN
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