NAPOLÉON À SAINTE-HÉLÈNE. - COCKBURN (George)

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NAPOLÉON À SAINTE-HÉLÈNE. - COCKBURN (George)

Lettre signée au général Henri-Gatien BERTRAND, en anglais. À bord du Northumberland, devant l'île de Sainte-Hélène, 6 novembre 1815. 2 pp. 1/2 in-folio, trace d'onglet au verso. « JE N'AI CONNAISSANCE D'AUCUN EMPEREUR ACTUELLEMENT SUR L'ILE » (AMIRAL COCKBURN, 6 NOVEMBRE 1815) L'AMIRAL GEORGE COCKBURN VENAIT DE CONDUIRE NAPOLEON A SAINTE-HELENE SUR SON NAVIRE LE NORTHUMBERLAND. Il y était arrivé le 15 octobre 1815, et demeurerait la plus haute autorité britannique sur l'île jusqu'à son remplacement par Hudson Lowe le 14 avril 1816. Ce dernier, dans ses mémoires, attribue en partie à l'attitude de l'amiral Cockburn la « haine » que Napoléon et ses officiers lui vouèrent ensuite. UN EXTRAORDINAIRE EXEMPLE DE LA DUPLICITE ANGLAISE A L'EGARD DU PRISONNIER DE SAINTE-HELENE. Indigné des manquements aux égards qui lui étaient dus et des mauvaises conditions d'accueil que subissaient ses compagnons, Napoléon avait chargé le général Bertrand d'écrire une lettre pour s'en plaindre à George Cockburn. Le grand-maréchal, jugeant qu'elle pouvait être nuisible, la garda par devers lui durant quinze jours: le Mémorial de Sainte-Hélène conserve la trace de « l'algarade » puis de la réconciliation avec l'empereur qui décidèrent Bertrand à l'expédier le 5 novembre. La présente lettre est la réponse de l'amiral aux plaintes de Napoléon formulées par le général Bertrand: « I have the honor to acknowledge the receipt of your letter and note of yesterday's date, by which you oblige me officially to explain to you THAT I HAVE NO COGNIZANCE OF ANY EMPEROR BEING ACTUALLY UPON THIS ISLAND, or of any person possessing such dignity having (as stated by you) come hither with me in the Northumberland. With regard to yourself and the other foreigners of distinction who have accompanied you here, it has been, and will continue to be my most anxious study to render your situations as little irksome and disagreable as possible under the existing circumstances and I can only further assure you that I very sincerely lament to find my endeavours on this head seem hitherto to have proved so unsuccessful. I do myself also the honor of stating to you, in reply to a part of your note, that it is incompatible with my instructions to permit of your passing beyond the established line of sentries without your being accompanied by an english officer or non commissioned officer... » LE BARON GOURGAUD EVOQUE DANS SON JOURNAL LA FUREUR DE NAPOLEON A LA LECTURE DE CETTE LETTRE: « Le 6. En allant chez Sa Majesté, je rencontre Montholon et l'amiral [Cockburn], revenant de Longwood; ce dernier me dit gracieusement bonjour. Bertrand lui avait, enfin, écrit hier sur le mauvais traitement que l'on fait subir à l'empereur. Il avait reçu, pour toute réponse, qu'on ne connaissait pas d'empereur à Sainte-Hélène et qu'on ne pouvait pas ôter le planton. Sa Majesté est furieuse de cette réponse: «Cet homme me manque, et je suis bien sûr que Bertrand ne lui a pas écrit ce que je lui ai dicté». »
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