CAMPAN (Jeanne Louise Henriette Genest, dite...

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CAMPAN (Jeanne Louise Henriette Genest, dite...

CAMPAN (Jeanne Louise Henriette Genest, dite Madame). Lettre autographe signée à l'horloger parisien Pierre- Claude Raguet dit Raguet-Lépine. S.l., 13 germinal an VII [2 avril 1799]. 3 pp. in-4, adresse au dos, petite déchirure due à l'ouverture avec atteinte à un mot. « En 1789, voyant que la dépense et les voyages du citoyen Campan, mon mari, devoient fi nir par déranger ses aff aires, et mon revenu en places et en pension suffi sant à la modération de mes désirs, je demandai et j'obtins ma séparation de biens. En 1791, feu M. Campan, secrétaire du cabinet de la ci-devant reine auquel on supposait une grande fortune, mourut insolvable. Son fi ls renonça à sa succession, et moi ayant eu par foiblesse la condescendance d'endosser pour mon beau-père pour 24000 l[ivres] d'eff ets, je me suis trouvée non seulement ruinée par la ruine du père et du fi ls, mais chargée, pour faire honneur à ma signature, du payement de 24000 l[ivres] dans un temps où je restois sans aucune ressource, LA JOURNÉE DU 10 AOÛT [1792] M'AYANT FAIT PERDRE À LA FOIS PENSIONS, APPOINTEMENS, LOGEMENT ET MOBILIER, CAR JE FUS PILLÉE... Les dettes de M. Campan me sont étrangères sauf celles qui pour mon malheur m'étoient devenues personnelles par... ma signature. Je vois donc avec regret... que vous êtes rangé dans les nombreux créanciers qu'il a laissés, mais je ne conçois pas que M. Auguié [le beau-frère de madame Campan, César Auguié, futur beau-père du maréchal Ney] ait pu vous dire de m'adresser la notte de ce qui vous est dû, car il sait bien que je ne payerai jamais une seule dette de mon beau-père, et que ni l'honneur ni les loix ne peuvent ni me déterminer ni me contraindre à les payer... » CÉLÈBRE PÉDAGOGUE FAMILIÈRE DE LA COUR D'ANCIEN RÉGIME ET DE L'EMPIRE, MADAME CAMPAN, était la fi lle d'un interprète aux Aff aires étrangères et reçut une brillante éducation, apprenant par exemple l'italien avec Goldoni ou la musique avec Albanese. Elle fut nommée lectrice de Mesdames fi lles du roi Louis XV, puis femme de chambre de Marie-Antoinette. La Révolution la ruina, mais elle fonda une maison d'éducation à Saint-Germain en 1794 qui rencontra bientôt un immense succès : elle y accueillit entre autre la fi lle du futur président Monroe, la fi lle de l'ambassadeur d'Angleterre, Hortense et Eugène de Beauharnais, ou encore Pauline et Caroline Bonaparte. Napoléon, un temps pris d'amitié pour elle, lui confi a la surintendance de la maison d'éducation de la légion d'Honneur à Écouen. À nouveau ruinée en 1815, malgré des pensions de Louis XVIII et de la reine Hortense, elle vécut une triste fi n de vie. Elle laissa des mémoires parus en 1823 qui connurent un immense succès.
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