BERNIS (François-Joachim de Pierre de). Lettre...

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BERNIS (François-Joachim de Pierre de). Lettre...

BERNIS (François-Joachim de Pierre de). Lettre autographe signée « Le Card. de Bernis » au président d'Alco. Château de Vic-sur-Aisne [actuel département de l'Aisne], 23 août 1762. 1 p. 1/4 in-4. « ... JE VOUS FAIS MON COMPLIMENT SUR LA DESTRUCTION DE LA SOCIÉTÉ. Elle aura de la peine à en revenir, mais avec le temps elle reviendra, au moins je le crois, et le prévois... Nos chaleurs ont été fort modérées. Ma santé est parfaite. Je ne serai pas assés fort pour mourir avant quatre-vins-dix ans , vous pouvés le dire à mes amis et enemis... J'ay trouvé ma maison en bon estat et bien réparée. Je me trouve très bien d'estre chés moy et la vie campagnarde m'accommode... » Travaillé par les idées jansénistes et philosophiques, les parlementaires menaient la lutte contre la Société de Jésus, et redoublaient d'eff orts à la suite de l'aff aire du Père La Valette : le 6 août 1762, le Parlement de Paris prit un arrêté expulsant les Jésuites de son ressort (le plus vaste de France). Cette action mènerait à la proscription de l'ordre dans le royaume en 1764, et à sa suppression par le pape en 1773. PERSONNALITÉS DES PLUS BRILLANTES ET DES PLUS LUCIDES DE SON SIÈCLE, AMI DE VOLTAIRE, LE CARDINAL DE BERNIS était entré dans les ordres sans vocation et était parvenu à la notoriété par les lettres, étant élu à l'Académie française en 1744. François-Joachim de Pierre de Bernis (1715-1794) ayant attiré l'attention de la marquise de Pompadour, devint son conseiller occulte et se vit bientôt confi er d'importants postes diplomatiques à l'étranger. Entré au Conseil d'en haut et fait secrétaire d'État aux Aff aires étrangères en 1757, il porta un regard critique sur sa propre ascension et sur le régime, estimant que le pouvoir était quasiment vacant. Il proposa de mettre fi n à la guerre de Sept Ans et d'instaurer un système de gouvernement plus rigoureux dans lequel le roi aurait moins de part... Disgracié (1758-1764) et même exilé un temps sur ses terres à Vic-sur-Aisne (1758-1761), il semble avoir opéré une véritable conversion à la religion et se consacra à sa carrière ecclésiastique : fait cardinal en 1758, prêtre en 1759, archevêque d'Albi en 1764, il se vit attribuer l'ambassade de France au Vatican qu'il conserva jusqu'à la Révolution. Les bouleversements politiques des temps nouveaux le ruinèrent et le rendirent à l'obscurité de sa jeunesse. Parent par alliance du cardinal de Bernis, Antoine Samuel Bonner d'Alco était président de la Cour des comptes, aides et fi nances de Montpellier.
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