Orazio de FERRARI (Voltri 1606 - Gênes 1657)...

Lot 98
30 000 - 40 000 €
Résultats sans frais
Résultat : 36 250 €

Orazio de FERRARI (Voltri 1606 - Gênes 1657)...

Orazio de FERRARI (Voltri 1606 - Gênes 1657) L'Assemblée des Dieux Toile 269 x 249 cm Restaurations anciennes et importantes Sans cadre Provenance : Orazio de Ferrari a régulièrement travaillé pour le prince Honoré II Grimaldi (1597-1662), dès 1633 comme l'indiquent trois lettres du peintre envoyées depuis Gènes et conservées dans les archives du palais de Monaco. Ses séjours à la Cour, parfois sur plusieurs mois, sont documentés jusqu'en 1654. Le palais et la cathédrale de Monaco, l'église Saint-Michel à Menton, possèdent aujourd'hui encore des grands formats religieux de Ferrari. Le premier inventaire des tableaux du palais dressé par les peintres Lorenzo Gastaldi et Jean-Gaspard Baudoin en 1664 signalent "trois originaux" de Ferrari dont, sous le n°617, "un grand représentant y assemblée des dieux", d'une valeur de 400 livres. Notre toile est à nouveau mentionnée en 1737 (L.H. Labande, Inventaires du Palais de Monaco ( 1604-1731) publiés avec une introduction sur l'histoire du Palais depuis la fin du XVe siècle, les collections qui y furent conservées et les artistes qui y travaillèrent, Monaco-Paris 1918, p. CXXV, note 3 : « Il est ainsi décrit dans un catalogue des tableaux du duc de Valentinois en 1737 : " Un grand tableau représent (sic) à une assemblée des dieux dans l'Olympe, où Vénus est exprimée, portant ses plaintes au pied du trône de Jupiter de la tempête excitée par l'implacable Junon contre les vaisseaux d'Enée." On sait qu’entre 1732 et 1740, soixante-seize tableaux sont déménagés de Monaco à Paris par Honoré III Grimaldi probablement pour orner son hôtel particulier de Passy, acheté en 1735. Il passe en vente le 4 juillet 1803 à Paris (commissaire-priseur Jean Guy Thierry , experts André Coquille et Jean-Louis Laneuville), ainsi décrit : "Gregorio de Ferrari, l'Assemblée des dieux, grand tableau, peint sur toile" pour 51 francs. La provenance indiquée était Honoré III Grimaldi. La confusion à l'époque entre Gregorio et Orazio de Ferrari était fréquente à l'époque où le second était beaucoup plus connu que le premier. Notre toile a ensuite appartenu au peintre Georges Mathieu (1921-2012) qui la pense de Charles Le Brun (voir Georges Mathieu, 2003). Bibliographie : Patrick Grainville, Gérard Xuriguera, Mathieu, Paris, 1993, ill. 333, p. 234 (« Vénus blessée par l'amour vient solliciter l'arbitrage de Jupiter », Charles le Brun), Auteurs divers, Georges Mathieu, 50 ans de création, Paris, 2003, p. 183. Orazio de Ferrari naquit à Voltri, dans la banlieue de Gênes, dans une famille modeste au moment où Rubens, séjourne dans cette ville. Il fait son apprentissage auprès d'Andrea Ansaldo grand admirateur du maître flamand et fréquente dans son atelier Gioacchino Asseretto et Giovanni Andrea de Ferrari. Comme pour toute l'école gênoise de cette époque, il mêle naturalisme caravagesque, couleurs des maniéristes lombards à l'influence de Rubens (ici, le souffle baroque construit sur une grande diagonale ascendante) et l'élégance Van Dyck, présent dans le port ligure dans les années 1620. La scène montre l'Olympe surplombé d'Apollon sur son char. Parmi les dieux principaux représentés, de gauche à droite, nous pouvons découvrir Mars avec son bouclier, Mercure tenant son caducée, Bacchus couronné de pampre, Vénus et Cupidon, Junon et Jupiter assis, derrière eux, puis à l'extrémité droite, Minerve casquée avec la chouette. En dessous, Neptune, avec son trident, est figuré dans l'angle gauche et Hercule tenant sa massue à l'opposé. Par son geste insistant Vénus implore Jupiter d'aider son fils Enée et les Troyens dont la flotte est en danger près de Carthage, et on voit bien un voilier perdu dans la tempête tout en bas de notre composition. Expert : Cabinet Turquin
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