1969 PORSCHE 914/6 MURENE Numéro de série...

Lot 158
180 000 - 220 000 €

1969 PORSCHE 914/6 MURENE Numéro de série...

1969

PORSCHE 914/6 MURENE

Numéro de série HZ1970-1

Exemplaire unique carrossé par Heuliez

Présenté au Salon de Paris 1970

Prototype roulant et immatriculé

Carte grise française de collection

LES HONORAIRES ACHETEUR/VENDEUR SERONT INTÉGRALEMENT

REVERSÉS AU PROFIT DE L’ASSOCIATION ‘VAINCRE LE CANCER’

Nous sommes en 1969, Porsche dévoile celle qui épaulera la 911 dans sa

gamme, la 914. Cette petite sportive à moteur central arrière, qu’il dispose

de quatre ou de six cylindres reçut un accueil nuancé de la part du public.

C’est pourquoi certains carrossiers indépendants s’intéressèrent à cette

étrange voiture, à l’instar de Brissonneau & Lotz. Ce dernier, spécialisé

dans les petites séries et les carrosseries ferroviaires était domicilié

à Creil, dans l’Oise, et déjà en partie associé à Chausson. Surtout, il

comptait dans ses murs certains des plus grands designers français du

second XXème siècle : Paul Bracq et Jacques Cooper pour ne pas les

citer. Si le premier se fit remarqué par son travail chez Mercedes-Benz

et BMW, le second, lui, est connu pour son travail sur le TGV originel.

Pourtant, ce ne fut son seul projet puisqu’il répondit à la problématique

914 avec un projet des plus élégants et dans l’ère du temps. A la vue des

esquisses de Cooper, la direction de Brissonneau & Lotz donna son feu

vert et fit l’acquisition d’une des premières 914/6 auprès de l’usine de

Stuttgart. Malheureusement, le projet devait être noyé par les difficultés

financières de Chausson et ne put arriver à terme.

Pourtant, Cooper n’avait pas dit son dernier mot. Fier de ses idées, Cooper

se dépêcha chez Henri Heuliez pour présenter son projet. Opportuniste,

ce dernier y vit un moyen de diversifier ses activités et surtout, de se

faire connaître dans le milieu de la carrosserie automobile. D’un

commun accord entre Brissonneau et Heuliez, le styliste et son œuvre

déjà commencée dans l’Oise furent amenés à Cerizay, dans les Deux-

Sèvres pour concrétiser cette fameuse 914/6 ! Très vite, un prototype

en terre cuite fut taillé, puis un gabarit en bois et enfin, après deux mois

et demi seulement de travail, le projet 914/6 de Cooper était sur roues !

Aérodynamique, racée, élégante, pratique et particulièrement moderne,

cette voiture avait un sacré look, surtout lorsque la partie arrière, mi

capot, mi vitrine, basculait complètement retenue par des vérins à gaz. Si

l’essentiel de la 914 y est conservé, que ce soit le moteur (numéro 6191814),

l’ensemble des trains roulants, les phares escamotables ou l’habitacle,

certaines solutions intéressantes furent exploitées. Par exemple, la

voiture perdait là sa grille de capot moteur, c’est pourquoi, afin de refroidir

le 6 cylindres, des ouïes furent percées dans les montants, tandis que

les pare-chocs en matière caoutchouteuse étaient conçus pour subir de

légers chocs sans déformation de sa carrosserie en polyester.

En octobre 1970, Heuliez convie les journalistes à se rendre sur son

stand du Salon Automobile -de Paris. Le voile est enfin levé sur le projet

HZ1970-1. Les avis sont pour la majorité, très positifs. Plus fluide que la

914 de série, la carrosserie Heuliez récolte l’unanimité sous ses teintes

brune et crème.

Pourtant, le projet n’a pas réussi à convaincre la firme de Stuttgart. En

effet, par l’alliance avec Karmann-Ghia pour la construction de la 914, le

constructeur fut retissant à faire travailler un second carrossier sur cette

sportive de souche. C’est pourquoi cet exemplaire unique n’est resté qu’à

l’état de concept car, Heuliez ne pouvait prendre le risque de se lancer

seul dans la production d’un tel modèle.

Encore possession de Brissonneau & Lotz, la 914 fut rachetée en 1971

par Heuliez pour la somme de 24 250 francs d’alors. Rapatriée dans les

locaux de Cerizay, sa peinture brune fut remplacée par un orange pétant

mais le crème fut conservé.

Après 40 ans de stockage, la société Heuliez connut de sérieux problèmes

financiers et fut obligée de mettre en vente certaines pièces de leurs

réserves, dont cette fameuse Murène qui n’a tout simplement jamais été

immatriculée. Elle fut ainsi acquise par son actuel propriétaire en 2012

tandis que sa carrosserie fut légèrement rénovée sans dénaturer son

authenticité ! Depuis, la voiture fut remise en route, intégralement révisée

au niveau des trains roulants et de la mécanique. Participant depuis à

diverses manifestations dans l’est de la France, ce fabuleux exemplaires,

passionnant et tout simplement unique vous est aujourd’hui proposé à

la vente.
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