1928 BUGATTI TYPE 44 CHASSIS 44646 moteur...

Lot 109
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1928 BUGATTI TYPE 44 CHASSIS 44646 moteur...

1928 BUGATTI TYPE 44
CHASSIS 44646 moteur 402
Cabriolet Vanvooren 4 places
Le châssis équipé du moteur 402 est assemblé à l’usine Bugatti
courant août 1928 avec 46 autres châssis du même type. Pendant
l’année 1928, près de 570 châssis type 44 sont montés à l’atelier de
fabrication, soit une moyenne de plus de quarante- cinq unités par
mois. Ainsi presque la moitié des 3 litres construites est produite
cette année -là. La voiture châssis 44646/402 est livrée à Vanvooren
le 25 septembre 1928, ainsi que le châssis 44645/386. Le châssis lui
est facturé 51.000 ff. Parmi les quelques cinquante voitures vendues
ce mois-là, seules 5 seront carrossées par Vanvooren, il s’agit des
châssis 44642 à 44646. Il est certain que le véhicule est bien destiné
au carrossier de Courbevoie car le registre de vente indique le nom
du destinataire « Daste » qui est le directeur de la carrosserie, et les
initiales « V V » au crayon de mine. Un autre nom suit sur la page de
livraison, il s’agit du client privé ayant commandé la voiture. Il est
possible de lire le nom « Berriau ». Il est très rare que le nom d’un
client privé d’une voiture parisienne, soit indiqué dans le registre de
vente, il s’agit toujours d’une personnalité connue de Bugatti. Le nom
Berriau est peu courant, mais en 1928 la plus grande Soprano
française se nomme Simone Berriau. Pour nous conforter dans notre
hypothèse attribuant la Bugatti à cette artiste, il faut noter qu’entre
1926 et 1929, la seule personne au nom de Berriau dans l’annuaire
de Paris était : « Mme Simone Berriau, 92 boulevard Malesherbes,
Paris VIII ». Cette artiste à la carrière aussi longue que variée, eut la
bonne idée de publier en 1973 son autobiographie sous le titre «
Simone est comme ça ». Nous étant procuré un des rares exemplaires
sur le marché du livre d’occasion, nous n’osions espérer lire écrit de
sa propre plume ses souvenirs Bugatti. Mais le hasard est un ami
des chercheurs. Après avoir confié lors de ses débuts à l’Opéra-
Comique, vers 1924 « Nous étions descendu de Paris à Beauvallon
en deux jours dans ma grosse Voisin toute capitonnée, je conduisais
moi-même, j’aimais ça, j’ai rêvé de m’inscrire à la Targa Florio »
Simone Berriau note page 94 « Nous faisions beaucoup de ski nautique à
Cannes, et faisions aussi des promenades dans l’intérieur, vers Grasse,
Mougins et Vence ; je conduisais comme une folle sur les petites routes mal
entretenues qui sinuaient dans les pinèdes ,entre les collines de l’arrière- pays.
Je me grisais de vitesse au volant de mes deux Bugatti, une 3 litres racée et un
monstre rugissant de 5 litres, et m’entraînais pour les rallyes régionaux (j’ai
participé à plusieurs courses Cannes-Monte- Carlo et Cannes - Saint-Raphaël).
C’étaient des voitures décapotables ; Cécile Sorel retenait à deux mains ses
immenses chapeaux alors que j’avais opté pour la jugulaire, prenant une
habitude dont je ne me suis jamais départie. » Cet émouvant souvenir confirme
bien l’achat du cabriolet 3 litres par l’artiste. Nous pouvons ainsi vous présenter
la première propriétaire de ce cabriolet : Simone Berriau (1896-1984). Né dans
le Calvados, Simone Bossis passe son enfance en Loire Atlantique avant de
partir au Maroc à quinze ans. Elle s’y marie bientôt avec le colonel Berriau,
bras droit du Maréchal Lyautey, et rentre en France au décès de son époux en
1918 après la naissance de sa fille Helena. Le Glaoui, Pacha de Marrakech lui
offrira son or et ses palais, mais elle ne lui cédera qu’en conservant sa liberté.
Elle débute une carrière de Soprano à l’Opéra-Comique en 1923. Elle passe
son permis de conduire en 1924. Une forte amitié la liera toute sa vie avec
l’écrivain Colette et la fantasque Cecile Sorel. En 1928, elle est riche et âgée de
32 ans, au faite de sa gloire, l’achat d’une Bugatti n’est pas incongru, et
sa passion pour l’automobile est déjà assumée. Le Tout Paris défile
dans la vie et la carrière de cette femme au destin exceptionnel. Albert
Wolff, directeur de l’Opéra-Comique devient son compagnon et fait
d’elle cette cantatrice qui interprète Carmen et Mélisande. Toscanini la
courtise. Elle vit avec l’auteur dramatique Yves Mirande. Cocteau et
Guitry deviennent ses familiers. Elle débute dans le cinéma en 1935 et
devient directrice du théâtre Antoine en 1943. Elle monte tout le théâtre
de Sarthe, du Camus et du Simone de Beauvoir. S. Berriau présente
souvent de belles voitures en concours d’Elégance : Telle l’Hispano
-Suiza J12 de Mme Deutsch de la Meurthe en 1934 et en 1939 une
Cadillac Franay au concours du Bois de Boulogne. Elle est surtout
attirée par la vitesse et possède un des plus rapides bateaux de course
de la Méditerranée , le « Sim-Sim » en acajou avec moteur de 325 cv
Dodge, qu’elle pilote elle- même avec succès au premier Grand Prix de
l’A.C.F lors de la semaine motonautique de Cannes en août 1933. « Ce
n’est pas difficile, confie-t-elle au « Figaro », il suffit d’un peu de
précision, un peu de cran et le gout de la lutte ». Piloter un canot à plus
de soixante de moyenne, et une Bugatti 3 litres à cent trente, sont des
plaisirs similaires. Le nom de Simone Berriau est pour toujours attaché à celui du théâtre Antoine, boulevard de Strasbourg à Paris, dont elle fut la
directrice de 1943 à 1983. La Bugatti est immatriculée sous le numéro 7932
RB 3, à Paris. Ce numéro date bien d’octobre 1928. Il s’agit de la première
plaque minéralogique issue pour cette voiture. Le véhicule change
probablement de mains le 15 octobre 1929 au profit d’un second propriétaire
parisien. On peut imaginer que S.Berriau achète alors sa 5 litres type 46. La
Bugatti 3 litres est revendue dans le Tarn un an plus tard. Elle reçoit la plaque
8402 XV le 25 septembre 1930. Au nom de « S .A. SABATIE et Cie » avenue
de Lavaur à Castres. La seule société Sabatié de la région était celle de «
Aristide Sabatié, Laines et Peaux » dont l’usine était à Hauterive près de
Castres. Le cabriolet est revendu deux ans plus tard dans l’Hérault. Le
véhicule est alors immatriculé sous le numéro 5809 GP 2, le 8 mai 1932, au
nom de Albert SALZE, demeurant 23 avenue de Verdun à Montpellier. Le 27
mars 1933, son épouse met la carte grise à son nom. Au début de 1934, la
Bugatti est revendue par un garage situé rue Levat à Montpellier. Le nouvel
acquéreur possède un domicile dans cette même rue, selon les souvenirs de
sa fille. En effet la famille Seguin possède un domicile au 10 rue Levat au
nom d’Etienne Seguin, le père de Georges Seguin, le futur propriétaire. Le 2
février 1934, Georges SEGUIN, domicilié à « la Boissière » commune de
Jonquières Saint Vincent dans le Gard devient pour longtemps le nouveau
propriétaire du cabriolet 3 litres, immatriculé maintenant 6672 FN 2. En
1935, la Bugatti emmène la famille visiter les châteaux de la Loire. Elle sera
la voiture de tous les jours de G. Seguin, et le conduira en villégiature à
Biarritz, ou en visite chez ses cousins du Périgord ou du Gers, propriétaires
l’un d’une Técla 1500 et l’autre d’une 2L300 Grand Sport. Bon sang ne
saurait mentir ! Le dimanche la Bugatti est prête pour emmener toute la
famille à la messe du village. Lorsqu’il quitte le Gard pour s’installer dans le
Lot et Garonne, G. Seguin emporte avec lui sa chère Bugatti, dont l’entretien
est sans doute confié à un garagiste de Beaucaire. Elle est ainsi enregistrée
sous le numéro 3532 JV 4, le 11 juin 1946 à son nouveau domicile dans le
village de Trentels - Ladignac. Pour le mariage de sa fille Odette avec Marc
Fabre le 7 août 1947, la Bugatti est de sortie et pose avec les jeunes époux
dans la campagne. Georges Seguin sera maire de Trentels de 1959 à son
décès en 1971. Son gendre Marc Fabre lui succédera dans cette fonction
jusqu’en 1983.Les trois enfants de celui-ci jouaient à cheval sur le long capot
de la Bugatti endormie dans la grange. Edouard né en 1950, avait dix ans,
ainsi nous savons que la vente n’est pas avant 1960. Aux début des années
soixante ,un jeune passionné de Bugatti originaire du Gers, tout proche, chasse les belles classiques dans sa province. Jean-Louis Latrille
apprend l’existence de deux Bugatti au château de Trentels et s’y rend au
volant de sa Dauphine 1093. Il découvre une Brescia 16 soupapes en
carrosserie deux places « La bordelaise » et la 3 litres. L’affaire est
rondement menée, la Brescia sera vite exportée en Belgique et la type
44 conservée un temps. Dans la précipitation de l’achat, le jeune amateur
charge sur plateau la 3 litres qui n’est plus roulante, car sa boite de vitesse
sert de seconde boite à la camionnette de l’exploitation. Quinze ans plus
tard, un collectionneur bordelais passe à Trentels et récupère les
dernières pièces Bugatti qui trainent dans la grange, plus la boite de
vitesse qu’il démonte lui-même sur la camionnette! Georges Seguin
utilisera l’argent pour s’offrir une 2 Cv Citroën neuve. Selon certains
souvenirs de collectionneurs, il semblerait que la voiture fut acquise par
Mr P. auprès du collectionneur et marchand Mette de Saint André de
Cubzac vers 1968. Michel Menier se souvient en tout cas que Mr P. avait
acheté le véhicule à un marchand du Sud Ouest. Nous retrouvons le
cabriolet Vanvooren restauré aux Coupes de l’Age d’Or à Montlhery le
19 octobre 1969. Il est engagé sous le numéro 11 par l’équipage « Menier
-Arboré ». Arboré était un charcutier ami de la famille qui profita du voyage
avec les Menier pour ce qui fut sans doute la première sortie de la voiture
après restauration. Sur la piste, une douzaine de Bugatti faisait le
spectacle accompagné par plus de cinquante autres parmi les plus
nobles représentantes des voitures de sport et courses de l’entre deux
guerre. L’Age d’Or renaissait à Montlhery. La voiture sort à l’évidence de
restauration car l’essieu avant semble fraichement nickelé, la peinture
rutilante. Le numéro de Police peut être 801 A 33 si la voiture provient
bien de chez Mette à Bordeaux. La peinture verte, les panneaux et sièges
de même couleur ont ainsi été réalisés entre 1968 et 1969. Odette Fabre-
Seguin nous a confié que la voiture de son père était de couleur noire
avec les siège en cuir peau de porc clair. Le nouveau propriétaire du
véhicule en 1969, Mr P. utilisera à plusieurs reprises le cabriolet Vanvooren
pour participer dans les années soixante- dix et quatre -vingt à des rallyes
locaux, dont un rallye de Lorient. Mais son heure de gloire sera son
apparition dans le film Raboliot, tiré du roman éponyme de Maurice
Genevoix, et tourné en Sologne, en novembre 1972. L’extrait de la bande
annonce de 9 minutes, disponible par l’INA, laisse découvrir à la quatrième
minute, la belle 3 litres, décapotée en Milord, rouler en sous -bois, avant
que Mr Le Comte et ses deux dalmatiens n’en descendent. Pour
l’occasion elle est affublée de fausses plaques « 801 HX ». On a ainsi
conservé les premiers chiffres de son immatriculation des années
cinquante, visible sur la photo à Montlhéry en octobre 1969. Depuis plus
de trente ans, la 3 litres était remisée dans un grand hangar. L’inspection
du véhicule lors de son exposition à Retromobile 2018. La voiture
présentée possède bien sa carrosserie élaborée en octobre 1928 par
Vanvooren, pour Simone Berriau, et restaurée à la fin des années
soixante. Sur la cloison pare-feu est fixée la plaque châssis d’origine qui
laisse lire « 44646 - 17 HP ». Le moteur porte sur sa patte de fixation
arrière gauche, gravé correctement le numéro du châssis 44646. La patte
avant droite du même carter inférieur porte le numéro de moteur 402.
L’essieu avant est trop corrodé pour laisser voir un numéro. Le tableau de
bord est complet avec montre, compteur de vitesse, ampèremètre et
jauge à essence dans le grand cadran ovale. Nous savons que la boite de
vitesse fut changée, elle provient d’une autre type 44, et conforme au
modèle d’origine. Le véhicule est complet et conforme à son aspect
d’origine. La restauration nécessaire pour redonner à ce cabriolet 3 litres
tout l’éclat de sa jeunesse parisienne, sera motivée par la rareté du
modèle et le fait qu’aucune pièce me manque ou ne soit non conforme à
l’origine.
Pierre- Yves LAUGIER

109
1928
BUGATTI TYPE 44
Chassis #44646
Engine #402
4 Seaters Cabriolet by Vanvooren

The chassis equipped with the 402 engine has been assembled at the Bugatti factory in August 1928 with another 46 chassis of the same type. During the year 1928, nearly 570 chassis type 44 were mounted at the manufacture, an average of more than forty-five units per month. Thus almost half of the 3 liters built is produced this year. The chassis 44646/402 has been delivered to Vanvooren on September 25, 1928, as well as chassis 44645/386. The chassis has been charged 51,000 ff. Among the fifty or so cars sold that month, only 5 will be bodied by Vanvooren, it is the chassis 44642 to 44646. It is certain that the vehicle is well intended for the coachbuilder of Courbevoie because the sales register indicates the name of the recipient "Daste" who is the director of the bodywork, and the initials "VV" in the pencil. Another name follows on the delivery page, it is about the private customer who ordered the car. It is possible to read the name "Berriau". It is very rare that the name of a private customer of a Parisian car is indicated in the sales register, it is always a known personality of Bugatti. The name Berriau is unusual, but in 1928 the greatest French Soprano was named Simone Berriau. To comfort us in our hypothesis attributing the Bugatti to this artist, it should be noted that between 1926 and 1929, the only person in the name of Berriau in the Paris directory was: "Mrs. Simone Berriau, 92 boulevard Malesherbes, Paris VIII" . This artist with a career as long as varied, had the good idea to publish in 1973 his autobiography under the title "Simone is like that". Having obtained one of the rare copies on the used book market, we did not dare to hope to read from her own pen her Bugatti memories. But chance is a friend of the researchers. After having confided during her debut at the Opéra-Comique, around 1924 "We had come down from Paris to Beauvallon in two days in my big neighbor padded, I drove myself, I loved it, I dreamed of register for the Targa Florio »Simone Berriau note page 94 "We did a lot of water skiing in Cannes, and also took walks in the interior, to Grasse, Mougins and Vence; I drove like mad on the little poorly maintained roads winding through the pine forests between the hills of the hinterland. I was giddy with my two Bugattis, a racy 3 liters and a roaring 5-liter monster, and coached it for regional rallies (I took part in several Cannes-Monte-Carlo and Cannes-Saint-Laurent races). Raphael). They were convertibles; Cécile Sorel with both hands held her huge hats while I had chosen the jugular, taking a habit that I never departed. This moving memory confirms the purchase of the 3-liter cabriolet by the artist. We can thus present you the first owner of this convertible: Simone Berriau (1896-1984). Born in Calvados, Simone Bossis spent her childhood in Loire Atlantique before leaving for Morocco at the age of fifteen. She married there soon with Colonel Berriau, right arm of Marshal Lyautey, and returned to France on the death of her husband in 1918 after the birth of their daughter Helena. The Glaoui, Pacha of Marrakech will offer her his gold and his palaces, but it will yield to him only by preserving her freedom. She began a career as a Soprano at the Opéra-Comique in 1923. She passed her driving license in 1924. A strong friendship will bind her all her life with the writer Colette and the whimsical Cecile Sorel. In 1928, she is rich and aged 32, at the height of his glory, the purchase of a Bugatti is not incongruous, and her passion for the automobile is already assumed. The All Paris parade in the life and career of this woman with exceptional destiny. Albert Wolff, director of the Opéra-Comique becomes her companion and makes of her this singer who interprets Carmen and Mélisande. Toscanini courts her. She lives with playwright Yves Mirande. Cocteau and Guitry become her familiar. She began in cinema in 1935 and became director of the Antoine theater in 1943. She went up all the theater of Sarthe, Camus and Simone de Beauvoir. S. Berriau often presents beautiful cars in competition of Elegance: Such as the Hispano-Suiza J12 of Mrs Deutsch de la Meurthe in 1934 and in 1939 a Cadillac Franay at the contest of the Bois de Boulogne. She is especially attracted by speed and has one of the fastest racing boats in the Mediterranean, the "Sim-Sim" mahogany with a 325cv Dodge engine, which she herself successfully pilot at the first Grand Prix of the ACF during the Cannes Motorcycle Week in August 1933. "It's not difficult," she says to "Figaro", just a little precision, a little guts and the taste of the fight ". Riding a canoe to more than sixty average, and a Bugatti 3 liters to a hundred and thirty, are similar pleasures. The name of Simone Berriau is forever attached to hunt beautiful classics in his province. Jean-Louis Latrille learns of the existence of two Bugatti at Trentels Castle and goes to the wheel of his Dauphine 1093. He discovers a two-seater Brescia 16 valves "La Bordelaise" and 3 liters. The case is conducted quickly, Brescia will be quickly exported to Belgium and the type 44 kept a time. In the rush of the purchase, the young amateur loads on the board the 3 liters that no longer roll, because its gearbox serves as a second one to the van of the farm. Fifteen years later, a Bordeaux collector goes to Trentels and retrieves the last Bugatti parts hung in the barn, as well as the gearbox he dismounts on the van! Georges Seguin will use the money to buy a new 2 Cv Citroën. According to the memories of some collectors, it seems that the car was acquired by Mr P. from the collector and merchant Mette de Saint Andre de Cubzac around 1968. Michel Menier recalls in any case that Mr P. bought the vehicle from a South West dealership. We find the convertible Vanvooren restored to the Golden Age Cups in Montlhéry on October 19, 1969. It is engaged under the number 11 by the crew "Menier-Arboré". Arboré was a family friend who took advantage of the trip with Menier for what was undoubtedly the first output of the car after the restoration. On the track, a dozen of Bugatti made the show accompanied by more than fifty others among the noblest representatives of sports cars and races between the wars. The golden age is reborn in Montlhéry. The car obviously comes out of the restoration because the front axle seems freshly nickeled, the paint glossy. The police number can be 801 TO 33 if the car comes from Mette to Bordeaux. The green paint, panels and seats of the same color were manufactured between 1968 and 1969. Odette Fabre-Seguin told us that her father's car was black with the seat of light pork skin leather. The new owner of the vehicle in 1969, Mr. P. will use several times the Vanvooren convertible to participate in the seventies and eighties in local rallies, including a rally in Lorient. But its moment of glory will be its appearance in the film Raboliot, taken from the eponymous novel by Maurice Genevoix, and shot in Sologne, in November 1972. The extract of the trailer of 9 minutes, available by the INA, reveals the fourth minute, the beautiful 3 liters, decapitated at Milord, rolled in wood, before M. Le Comte and his two Dalmatians descend. For the occasion it is decorated with false plates "801 HX". We have thus kept the first figures of his recording of the fifties, visible in the photo of Montlhéry in October 1969. For more than thirty years, the 3 liters were stored in a large shed.
The inspection of the vehicle during its exhibition at Retromobile 2018.
The car was presented with its body developed in October 1928 by Vanvooren for Simone Berriau, and restored in the late sixties. On the firewall is attached the original chassis plate that reads "44646-17 HP". The engine is on its left rear bracket, properly engraved with chassis number 44646. The right front bracket of the same crankcase has engine number 402. The front axle is too corroded to show a number. The dashboard is complete with watch, speedometer, ammeter and gas gauge in the large oval dial. We know that the gearbox has been changed, it comes from another type 44, and conforms to the original model. The vehicle is complete and conforms to its original appearance. The restoration necessary to give back to this cabriolet 3 liters all the brilliance of its Parisian youth, will be motivated by the scarcity of the model and the fact that all parts are conform to the origin.

Pierre-Yves LAUGIER
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