MARCHAND (Louis Joseph). Manuscrit autographe...

Lot 40

MARCHAND (Louis Joseph). Manuscrit autographe...

MARCHAND (Louis Joseph). Manuscrit autographe signé « Comte Marchand » en trois endroits, intitulé « Inventaire des effets mobiliers ou autres ayant appartenu à Sa Majesté l’empereur Napoléon Ier qui me sont échus dans le partage qui en a été fait le 14 mai 1821, en vertu des articles 4 et 8 du codicile du 16 avril 1821 ». [Vers 1875]. 12 pp. in-folio d’une fine écriture serrée, ajouts et corrections autographes, quelques mentions manuscrites à l’encre et au crayon d’autres mains. Le comte Marchand, compagnon de Napoléon Ier à Sainte-Hélène  : fils d’une protégée de madame de Montesquiou devenue berceuse du roi de Rome et qui suivit celui-ci à Vienne, Louis Joseph Marchand (1791-1876) fut nommé premier valet de chambre de Napoléon Ier en avril 1814. Il lui resta dès lors attaché jusqu’à sa mort, le suivant à l’île d’Elbe et à SainteHélène. Là, son dévouement, sa discrétion, lui gagnèrent l’entière confiance et l’attachement de l’empereur qui en fit un de ses exécuteurs testamentaires et écrivit dans son testament : « les services qu’il m’a rendus sont ceux d’un ami ». Marchand participerait au voyage du Retour des Cendres, tiendrait les cordons du poêle lors des funérailles nationales. Il laisserait des mémoires publiés seulement en 1952. Liste de tous les objets en sa possession provenant de la famille impériale et notamment ceux rapportés de Sainte-Hélène. Acte sous seing privé dans lequel Louis Marchand règle sa succession relativement essentiellement à ses souvenirs impériaux : il indique les objets reçus après la mort de Napoléon Ier, mais aussi divers objets de provenance impériale, reçus des mains de l’empereur à l’île d’Elbe ou à Sainte-Hélène, reçus de Marie-Louise par sa mère ou encore reçus de Louise Cochelet, qui fut lectrice de la reine Hortense. En outre, il indique quelques objets personnels acquis indépendamment de ses relations avec les Bonaparte (principalement des livres). Cet « Inventaire » remplit un double but : régler la succession de Marchand pour ce qui concerne les objets encore en sa possession à sa mort, mais surtout garantir la provenance des objets passés entre ses mains : « Ma volonté étant que l’authenticité des effets, meubles ou autres ayant appartenu à Sa Majesté l’empereur Napoléon Ier qui me sont échus en partage à Ste-Hélène et que j’ai rapportés en France, ne soit point contestés après ma mort. J’affirme que tout ce que contient cet inventaire a appartenu à l’empereur Napoléon, soit à son corps, soit à son usage. » Il comporte deux parties : un inventaire détaillé (pp. 1-11) et des dispositions testamentaires concernant principalement les objets de l’inventaire (pp. 11-12). L’inventaire est lui-même subdivisé en 4 sections : – « Reliquaire » (pp. 1-3), section des pièces les plus précieuses : cheveux de Napoléon Ier, de l’impératrice Eugénie et du roi de Rome, hochet du roi de Rome, décorations portées par l’empereur à son arrivée sur le Bellérophon, chapeau porté par Napoléon en arrivant à Sainte-Hélène, un uniforme des grenadiers de la Garde, montre de l’empereur (« cette montre avec sa clef en or a traversé l’Empire, elle était à l’isle d’Elbe, elle est de L’Épine [le célèbre horloger Jean-Antoine Lépine, 1720-1814], elle m’a été donnée par l’empereur, la veille de quitter l’isle pour rentrer en France, en y ajoutant ces paroles : «Elle m’a donné l’heure depuis le Consulat» »), couronne de saule (« branche détachée par moi le 5 mai 1821 des trois saules qui allaient ombrager de leurs rameaux le tombeau de l’empereur »), « un morceau d’acajou dans son épaisseur provenant du cercueil de l’empereur » (donné par le prince de Joinville à Sainte-Hélène en 1840, qui en fit un partage égal entre les personnalités présentes), un couvert d’argent provenant de la succession de Charles Bonaparte, etc. Louis Marchand cite également des pièces qui avaient été en sa possession mais ne l’étaient plus au moment de l’inventaire, en indiquant à qui il les avait offertes. – « Objets restés en ma possession » (pp. 3-8), notamment une partie des cartes géographiques et de la bibliothèque de Napoléon Ier sur l’île de Sainte-Hélène, avec mention de la présence d’annotations de la main de celui-ci. –  «  Livres se trouvant dans la même bibliothèque » (pp.  8-11), section concernant en fait des livres dont Louis Marchand a fait personnellement l’acquisition après son retour en France. – La quatrième section (p. 11, « Indépendemment de ce qui précède, j’ai à ajouter ce qui suit... ») concerne principalement des pièces d’archives et manuscrits en sa possession dont ses comptes de Sainte-Hélène visés par Napoléon Ier et ses propres mémoires alors encore inédits
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