[BONAPARTE (Letizia)]. Lettre écrite et signée...

Lot 8.Bis
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[BONAPARTE (Letizia)]. Lettre écrite et signée...

[BONAPARTE (Letizia)]. Lettre écrite et signée en son nom (« Veuve Bonaparte »), entièrement de la main de son fils JOSEPH BONAPARTE, adressée à l’intendant de Corse François-Nicolas de La Guillaumye, avec apostilles manuscrites dont une signée par ce dernier. Paris, [janvier 1786]. 2 pp. in-folio. Charles Bonaparte mourut le 24 février 1785 en laissant sa famille dans une situation financière précaire, et c’est l’aîné Joseph Bonaparte qui remplit d’abord le rôle de chef de famille à cet égard, avant que son frère Napoléon prenne l’ascendant. « MARIE RAMOLINI, VEUVE BUONAPARTE, A L’HONNEUR DE VOUS REPRESANTER QU’IL LUI EST DU UN QUARTIER DE SA PEPINIERE échu dans le mois de septembre dernier , elle prend la liberté d’en solliciter le paymant, vu les travaux considérables qu’elle y a fait ces mois derniers, et qu’elle doit recomencer au mois de décembre. D’AUTRE PART ELLE PREND LA LIBERTE DE VOUS REPRESANTER QU’IL LUI EST DU UN MOIS ET 24 JOURS DES APPOINTEMENS D’ASSESEUR DE SON MARI, à compter du 1er jenvier 1785 jusqu’au 24 du même mois, jours de son décès. Elle attand ces payments de votre justice et de votre bonté, et en vous désirant les propérités dues à votre mérite, elle a l’honneur d’être avec rescpet, Monseigneur, ladite supliante veuve Bonaparte » LES MURIERS DE CHARLES BONAPARTE : le père du futur empereur, qui avait occupé une position honorable (mais ruineuse) en Corse, comme assesseur à la juridiction d’Ajaccio et député de la noblesse, avait hérité la concession du terrain dit des Salines, situé près d’Ajaccio. Proposant d’assécher ce marais et d’y acclimater des mûriers afin d’assainir l’air de la ville et de soutenir l’industrie de la soie en France, il avait conclu le 19 juin 1782 un important contrat avec le pouvoir royal, par lequel lui-même s’engageait à livrer des pieds de mûriers à partir de 1787 et l’État à les lui acheter. Cette affaire se révélerait ruineuse en raison du forfait de l’État en 1786 puis de la Révolution. SOUVENIR AUTOGRAPHE RARISSIME DE CETTE EPOQUE. La Guillaumye a fait inscrire, avant de signer : « Soit communiqué au trésorier de la caisse civile le 14 jer 1786... » Le trésorier, probablement M. Rousseau (nom inscrit en haut à droite), a porté des chiffres et calculs. La Guillaumye a ensuite fait inscrire minute ou copie de sa réponse : « 17 jer 1786. Pour que vous puissiez, Madame, recevoir l’ord[onnan]ce que vous me demandés d’établir aux 24 jours d’honoraires qui vous sont dûs de la place d’assesseur dont jouissait M. votre mari, il faut que vous me fassiez parvenir son extrait mortuaire. J’ai donné des ordres pour qu’on s’occupe des autres objets qui vous concernent aussi. Vous aurez bientôt satisfaction... » Provenance : Bibliotheca Lindesiana (estampille). Célèbre collection de livres et manuscrits réunie par les comtes de Crawford et Balcarres, Alexander William Lindsay (1812-1880) puis son fils James Ludovic Lindsay (1847-1913).
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