BUGATTI TYPE 40 Moteur 501 Châssis n° 40657...

Lot 305
200 000 - 300 000 €
Résultats avec frais
Résultat : 348 000 €

BUGATTI TYPE 40 Moteur 501 Châssis n° 40657...

BUGATTI TYPE 40 Moteur 501 Châssis n° 40657 Carte grise de collection Prix Bugatti
Le moteur numéro 501 est fabriqué dans une série de vingt, en novembre 1927. Le châssis 40657 est assemblé pendant le même hiver et sera sans doute stocké pendant près de huit mois avant de recevoir une affectation. Le rythme élevé de la production des châssis type 40 en 1927 et 1928, peut expliquer cette latence.
Le Registre de Vente de l'Usine indique la livraison du châssis par la route à la carrosserie Gangloff de Colmar, rue Stanislas, le 11 aout 1928.
Le Registre d'acheminement des véhicules en plaque constructeur indique que la voiture " 40657, équipée d'une caisse touriste 4 places", reçoit
atouts majeurs pour un client de Molsheim. H.Hallard utilise plusieurs années sa Bugatti Gangloff qui résidait dans les garages de sa grande propriété de la rue de Cremel.
La Bugatti semble être revendue quatre ans plus tard, car nous la retrouvons sur Paris fin 1932. Le véhicule est immatriculé dans le département de la Seine le 16 novembre 1932, sous le numéro minéralogique 1224 RG 1.
Moins d'un an plus tard, le type 40 est revendu dans le Sud de la France. La voiture est enregistrée dans l'Ariège sous le numéro 5939 AZ, le 13 juin 1933, au nom de Jean GUIZARD au village du Mas d'Azil. Ce notable est un banquier privé, directeur de la "Banque Guizard" développée dans cette petite ville. A partir de 1928, il devient le correspondant local d'une autre banque privée fondée à Toulouse en 1766,"la Banque Courtois". Celle -ci racheta en 1928 la banque Guizard et la même année, la Banque Ribayrol de Montauban et Clarac à Pamiers. Le banquier ariègeois conserve la Bugatti quatre ans, et la revend début 1937. La voiture part alors pour la Haute Garonne voisine, et se retrouve immatriculée le 3 février 1937, sous le numéro 6412 FS 4, au nom de Maxime SALANEUVE, domicilié à Aspet. Cet amateur est propriétaire d’une scierie dans le petit hameau de Fontagnères. On peux imaginer que la caisse berline Gangloff offre peu d’intérêt à cet artisan ,et que vieux de près de dix ans ,le véhicule ait pu alors être modifié pour un usage commercial. La voiture est conservée par lui, durant toute la période de la guerre, à l’abris dans ce hameau isolé.
Après huit ans de loyaux services, le type 40 est revendu le 10 décembre 1945 à Jean Pierre CHANFREAU. Celui-ci exerce un commerce qui a pu le faire mettre en relation avec le précédent propriétaire, il est en effet représentant en Bois à œuvrer. Il est
les plaques temporaires 1651 WW 5 en date du 10 septembre 1928, pour acheminement vers le garage BERTHELOT à Caen. Le Garage "Berthelot & Cie", tenu par Mr Brunet, est au 20 rue de la gare à Caen. Il est agent pour les marques Berliet, Bignan, Hotchkiss Panhard et Peugeot. Nos recherches ont permis de retrouver le vrai destinataire du véhicule. Le premier propriétaire immatricule le type 40 à la préfecture du Calvados, le 12 septembre 1928, sous le numéro 1651 Y 25. Il s'agit de Mr Henry HALLARD, domicilié au 9 rue de Cremel à Bayeux. La voiture est à l’évidence construite par Gangloff en berline 4 places. En 1928, l’atelier de la carrosserie Bugatti n’était pas encore très développé et l’usine faisait beaucoup sous traiter. Les premiers type 40 carrossés par Bugatti en Gransd Spport semblent être produits à partir d’octobre 1927, et avant notre voiture à moteur 501, moins de vingt Bugatti seront livrées en version GS. Il est logique pour la fabrication d’une voiture quatre places de se tourner vers les ateliers Gangloff dont la proximité et la réputation sont deux domicilié à Toulouse au 17 de la rue Baqué. La famille semble également posséder un poste d’essence « Chanfreau frères et sœur,47-49 Allée Charles de Fitte ». Ce propriétaire ou le suivant, immatricule le véhicule dans le nouveau système, toujours en Haute Garonne,sous le numéro 932 BL 31, le 3 décembre 1952. En 1957, le jeune Frédéric BOISSIER de Saint Jean du Gard , encore écolier, apprend par un camarade de collège, l ’existence de cette voiture. Il persuade son père, le Dr Boissier, de se porter acquéreur du véhicule. La voiture est achetée pour la somme de 8000 ff . Le châssis avait été raccourci, mais la mécanique était complète . La Bugatti était habillée d’une carrosserie cabriolet deux places assez enveloppante, dans le style des années 1935. Cette caisse est ôtée du châssis qui va être recarrossé par un artisan de Montpellier, Mr Petit. Celui-ci à la même époque a construit un coupé dans le style des Mercédès
300SL sur un châssis de Bugatti type 57 raccourci. Il réalise la caisse roadster deux places, actuellement encore sur le type 40 de la vente. La photo conservée dans les archives de Frédéric Boissier, montre sur la voiture encore en châssis avant sa nouvelle caisse, des perçages sur le tablier coté moteur, que nous avons retrouvés identiques sur la voiture actuelle, prouvant que le véhicule n’avait pas subi d’altération depuis sa découverte il y a exactement 60 ans !
Le Registre du Club Bugatti France de 1967 et le Registre du B.O.C de 1973 indiquent que le véhicule est toujours la propriété de la famille Boissier à Saint Jean du Gard. Mais selon les souvenirs de François Chevalier qui vendit au Dr Boissier une type 57 Galibier 1939 en 1964,le petit type 40 n’était déjà plus dans la famille. C’est en effet ,selon les souvenirs de F. Boissier, au moment de l’achat du Galibier que le type 40 est revendu.
Le type 40 trouve son chemin en Grande Bretagne , ou nous le retrouvons à la fin des années soixante dix, car le collectionneur danois, Claude TEISENSIMONY l'achète à Londres chez un marchand anglais en 1980.
La Bugatti sera ensuite cédée par Teisen-Simony, par l’intermédiaire d’un marchand danois vers 1983 à un collectionneur suisse du nom de Adrien GIRARDIN. Cet amateur de belles mécaniques dirige le fabrique d’aiguilles pour montres « Aguilla SA » à Bienne , capitale de l’horlogerie. Il prend grand soin de son Pur -Sang qui sera révisé pour être en parfait état de marche. En 2005, le roadster type 40 est à vendre au Musée de Muriaux, par l’intermédiaire de Claude Frésard.
Le véhicule quitte bientôt la Suisse pour l’Alsace voisine, et rejoint le garage d’un bugattiste habitué des Festivals des EBA à Molsheim, ou la voiture est présente à chaque manifestation. Ce propriétaire est passionné depuis ses jeunes années. Il apprend la mécanique dès l’âge de quatorze ans . En 1963, dans le village de Krautergersheim, il ouvre un garage pour se lancer dans la mécanique et la réparation de cycles. La Bugatti voisine dans sa collection avec quelques raretés dont une Milwaukee à vapeur de 1900. Présente à tous les Festivals Bugatti de Molsheim en septembre depuis dix ans, nous pouvons affirmer que la voiture est en parfait état de fonctionnement.
L’analyse du véhicule montre une voiture conforme au modèle en tout point. Il possède sa mécanique d’origine : L’essieu avant n’est pas numéroté. Le carter moteur porte le numéro 40657 gravé dans l’exact style de l’Usine et le numéro 501 sur la patte avant droite du même carter. La boite de vitesse est également numérotée 501.
Le pont arrière est actuellement en révision, ses numéros d’assemblage ne sont pas accessibles. Le châssis est du modèle le plus court, il est de facture Bugatti. La plaque châssis 40657 -10HP est bien celle de la voiture. La carrosserie roadster deux places date de 1957.
Il s’agit d’un véhicule, le plus original mécaniquement possible, le plus simple d’utilisation parmi la gamme Bugatti, et le plus solide. La voiture idéale pour mettre le pied à l’étrier des Pur- Sang de Molsheim.
Pierre-Yves LauGier
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