Martin-Guillaume Biennais (1764-1843) Nécessaire...

Lot 199
2 000 - 3 000 €
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Martin-Guillaume Biennais (1764-1843) Nécessaire...

Martin-Guillaume Biennais (1764-1843) Nécessaire de voyage de forme rectangulaire en acajou et placage d’acajou composé de trente-quatre accessoires sur trois étages: rasoirs, tire-bouchon, ciseaux et divers flacons au bouchon en argent, bassin,... Il ouvre à un tiroir latéral formant écritoire présentant un encrier et un sablier. Signé Biennais Md Tabletier, Ebeniste, au Singe Violet, rue Saint-Honoré N°511 sur la serrure. Poinçons parisiens de grosse garantie et de 1er titre, 1798-1809 et poinçon du maître-orfèvre Marie-Joseph-Gabriel Genu. Epoque Consulat-Empire Avec sa clé. (fentes, insolé) H: 9 cm     L: 30,5 cm     P: 20 cm    Martin-Guillaume Biennais (1764-1843), tabletier reçu maître en 1788, achète la même année le modeste fonds du tabletier Claude-Louis Anciaux, et développe son activité. Sous le Consulat, il accepte de fournir le Premier Consul Bonaparte à crédit. La Révolution ayant aboli le système des corporations, Biennais en profite pour étendre son activité à l’orfèvrerie offrant ainsi à sa clientèle des objets de luxe dont il maîtrise toutes les étapes de fabrication. Napoléon Bonaparte devenu Empereur se montre reconnaissant et fait de lui son orfèvre attitré. Sous l’enseigne du «Singe Violet», Biennais vend tabletterie, ébénisterie et orfèvrerie. En 1806, il obtient une médaille d’or à l’Exposition des Produits de l’Industrie dans la section orfèvrerie. Son entreprise connaît alors un essor considérable et emploie jusqu’à 200 ouvriers. Il compte parmi sa clientèle les familles Bonaparte, Beauharnais et des grands dignitaires. Le nécessaire de voyage que nous présentons témoigne de la qualité d’exécution qui caractérise la production de Biennais en tant que tabletier et dont l’orfèvre privilégié demeure Marie-Joseph-Gabriel Genu, reçu maître en 1788, avec lequel il collabore la plupart du temps jusqu’en 1810. Plusieurs exemples portent les signatures de Biennais et de Genu : la table de lit formant nécessaire de Joséphine de Beauharnais au château de la Malmaison, un nécessaire de voyage (OA 10424) et l’athénienne de l’Empereur Napoléon Ier conservés au Musée du Louvre (OA 9698). Sous la Restauration, l’attachement de Biennais à l’Empereur le prive de commandes royales mais il reçoit plusieurs commandes de l’étranger. En 1821, il cède son fonds de commerce à Jean-Charles Cahier, en faveur auprès des Bourbons, et partage alors son temps entre ses résidences de Paris et le château de la Verrière, où il décède en 1843. Bibliographie : «L’Orfèvre de Napoléon, Martin-Guillaume Biennais», exposition 15 octobre 2003-19 janvier 2004, Paris, musée du Louvre «Martin Guillaume Biennais : une carrière exceptionnelle», Anne Dion-Tenenbaum in Annales historiques de la Révolution française, avril-juin 2005, p. 47-55 «Indispensables nécessaires», exposition 24 octobre 2007-14 janvier 2008, Rueil-Malmaison, musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau
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