1936 DELAGE D8 Châssis n° 51 597 Carte grise...

Lot 335
200 000 - 250 000 €
Résultat : 318 000 €

1936 DELAGE D8 Châssis n° 51 597 Carte grise...

1936 DELAGE D8
Châssis n° 51 597
Carte grise de collection

La Delage D8 est le modèle «grand luxe» de la marque Delage. Le modèle présenté badgé D8-100, châssis #51597 est en réalité une authentique D8-120. Voici l'historique retracé par l'historien du Club «Les Amis de Delage» monsieur Daniel CABART. Nous le remercions ainsi que ce club dynamique présidé par Jean-Michel Charpentier. Immédiatement après sa mise en liquidation volontaire en avril 1935, Louis Delage se remet immédiatement au travail et avec l'aide de la société Delahaye qui a été choisie pour la fabrication des nouvelles Delage, il propose très rapidement une gamme de 4 et 6 cylindres au Salon de 1935. Mais son ambition est bien sûr de revenir au plus haut niveau, à l'époque de la D8 23 CV gagnante de la majorité des Concours d'élégance des années 30. Il envisage donc pour ce nouveau modèle D8 de faire évoluer la très belle D8 105, dernier modèle produit avant la fermeture de l'usine de Courbevoie, et étudiée par l'ingénieur Michelat. Ainsi au Salon de 1935, le châssis déjà exposé en 1934 est à nouveau présenté à la clientèle. Hélas, les choses ne sont pas simples à réaliser: l'outillage Delage a été vendu et on ne peut donc fabriquer rapidement cette voiture. Delahaye ne fabrique pas de 8 cylindres, mais les ingénieurs Delage vont très rapidement concevoir, en partant du moteur 6 cylindres de la Delahaye 18 cv, un moteur augmenté de 2 cylindres en lui empruntant la plupart de ses composants. Ce moteur de 4,300 l de cylindrée, développe 105 ch (D8 100) et 115 ch (D8 120). Ainsi va naître la très belle D8 100 (empattement 3,63 m), qui va recevoir des caisses de limousine ou de berline, et le plus sportif et plus court D8 120 (empattement 3,35 m, celui du modèle proposé), plutôt destiné à être habillé en cabriolet. En 1937, on envisage une augmentation de la cylindrée de la D8 120, la D8 100 gardant celle de 4,300 l. Mais les dernières D8 120 en stock et non encore carrossées (châssis court donc, et cylindrée inchangée) vont être considérées par l'administration comme des D8 100, que Delage va commercialiser sous le nom de D8 100 C.(voir document du comité directeur de Delage/Delahaye du 20 mai 1937). Comme on peut le lire dans ce document, deux voitures seulement ont été ainsi carrossées par De Villars, # 51 597 est l'une de ces deux voitures. Les échappements chromés qui étaient l'apanage des D8 120 ne vont pas équiper ces dernières voitures, ceux-ci étant réservés aux nouvelles D8 120. Le modèle présenté est donc une rareté absolue, l'un des 2 châssis D8 120 affectés à la carrosserie de Villars. Il appartient au même propriétaire depuis 47 ans. Il a longtemps été exposé au Musée du Mans, le moteur n'est pas bloqué mais nécessite une remise en route. Elle a été très peu restaurée et conserve beaucoup de son état d'origine, principalement à l'intérieur. Cette très belle carrosserie permettra à son nouveau propriétaire de triompher dans les concours d'élégance.

The Delage D8 is the model "luxury" of Delage brand. The model badged D8-100, chassis N°51597 is actually an authentic D8-120. Here is the history recounted by the historian of the Club "The Delage Friends" Mr. Daniel CABART. We thank him and this dynamic club! Immediately after his voluntary liquidation in April 1935, Louis Delage returns to work immediately with the help of the Delahaye company that was chosen to manufacture the new Delage, it offers very quickly a range of 4 and 6 cylinders 1935 Salon. But his ambition is of course to return to the highest level at the time of the D8 23 CV, winner of the majority of Concours d'Elegance in the 30s. It therefore plans for this new model D8 to change the beautiful D8 105, last model produced before the closure of the Courbevoie manufacture, and studied by Michelat engineer. Thus in the 1935 Salon, the chassis already exposed in 1934 is again presented to customers. Unfortunately, things are not simple to achieve: the Delage equipment was sold and therefore we can not make this car faster. Delahaye does not manufacture 8 cylinders, but Delage engineers will develop very quickly, starting from the Delahaye 18 hp 6-cylinder engine, an engine increased by 2 cylinders and borrowing from it most of its components. This engine of 4,300 l displacement develops 105 hp (D8100) and 115 hp (D8120). Thus is born the beautiful D8 100 (3.63 m wheelbase), which will receive limousine or sedan bodies, and the sportiest and shorter D8 120 (3.35 m wheelbase, one of the proposed model), rather to be dressed in convertible. In 1937, it is envisaged to increase the capacity of D8120, D8 100 keeping one of the 4,300l. But the latest D8 120 in stock and not yet bodied (chassis so short, and unchanged capacity) will be considered by the administration as D8 100, which will market under the name Delage D8 100C (see Committee document Delage / Delahaye of 20 may 1937). As we can read in the document, only two cars were bodied by de Villars, # 51597 is one of this two cars. The chrome exhausts which were the preserve of D8 120 will not fit on this last cars, these being reserved for new D8 120. The model is an absolute rarity, one of the two D8 120 chassis assigned to the body De Villars. It belongs to the same owner for 47 years. It has been exhibited a long time at the Museum of Le Mans, the engine is not blocked but requires restarting. This beautiful body will allow the new owner to triumph in the elegance shows
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